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	<title>Jean-Simon Fabien, auteur sur Le Bad Crew</title>
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	<title>Jean-Simon Fabien, auteur sur Le Bad Crew</title>
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		<title>Rouge Pompier au Club Soda : tour de cadran rock et communion totale</title>
		<link>https://lebadcrew.ca/scene_canadienne/entrevue-rouge-pompier-club-soda/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Simon Fabien]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 26 Oct 2025 14:14:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Rouge Pompier s’installe pour une quatrième et dernière fois au Club Soda cette semaine pour présenter les chansons de Michael Caine, son dernier album, paru il y a 18 mois déjà.…		</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Rouge Pompier </strong>s’installe pour une quatrième et dernière fois au Club Soda cette semaine pour présenter les chansons de <strong>Michael Caine</strong>, son dernier album, paru il y a 18 mois déjà. Pour l’occasion, je suis allé jaser au Parc Baldwin avec <strong>Jessy</strong> <strong>Fuchs</strong>, histoire de prendre des nouvelles du groupe et de jaser de tout ce qui l’entoure avec son sympathique et énergique chanteur et guitariste. </p>



<p class="wp-block-paragraph">On s’est retrouvé sur l&rsquo;avenue du Mont-Royal<strong>,</strong> en face d’un <em>spot</em> à <em>banh-mi</em> où ils font aussi des<em> bubble teas</em>. <strong>Jessy</strong> a longuement étudié le menu avant de faire son choix, échangeant ensuite toute une série de signes d’incompréhension maladroits avec la caissière, qui se servait de son téléphone comme interprète. Cinq minutes plus tard, le musicien avait devant lui un grand verre transparent avec les billes de tapioca au fond : on était prêt pour l’entrevue. Retour sur notre discussion. </p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Comment ça don’ une dernière fois au Club Soda ? </strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Jessy Fuchs &#8211;  Dans les huit ou neuf dernières années, on a juste joué dans cette salle-là à Montréal. On est prêt à passer à autre chose. Mais il fallait qu’on le fasse une quatrième fois  : à la première, on a installé notre <em>stock </em>d’une certaine manière, <em>pis</em> les deux fois suivantes, on l’a viré de 90 degrés. Il manquait un bord pour compléter le tour. C’est ça qu’on va faire vendredi : on boucle le cadran. Après ça, c’est fini, on ferme ce chapitre-là.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>C’est vraiment le genre d’idées ou de concepts qui vous caractérisent bien je trouve… c’est un peu nono à la base, mais vous êtes sérieux dans l’exécution et vous gardez le cap jusqu’au bout.</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">JF &#8211; On n&rsquo;a pas peur que le monde nous trouve cave. Y’a pas cette peur-là qui existe dans notre <em>band</em>. La peur d’être jugé, on n’a pas ça. Dans les faits, il n’y a pas de raison de dire : « <em>Hey, c’est le dernier Club Soda</em> », mais on le fait et les fans embarquent.&nbsp; Et c’est sur ce point-là que tu vois que les fans que t’as, ce sont les bons, parce que c’est ceux qui te suivent. <em>Pis</em> tu veux juste ces fans-là, en fait.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Parle moi de votre <em>set up</em> justement dans une salle comme le Club Soda… vous jouez directement au sol, c’est votre <em>move</em> signature, mais comment vous patentez vos affaires dans une salle comme ça ? </strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">JF  &#8211; C’est pas si simple que ça. La première fois qu’on a voulu le faire, ils ne voulaient pas. Il a fallu qu’on insiste, qu’on trouve les bons alliés sur place. Maintenant, on a le même directeur technique à chaque fois, <em>pis</em> il peut dire au reste de l’équipe  : « Ça marche, on l’a déjà fait  ». Mais on ne loue pas juste la salle, faut qu’on vienne avec notre <em>gear</em> et notre <em>staff</em>. Avec <strong>Slam Disques</strong>, j’ai une équipe de 26 personnes autour du <em>band</em> pour rendre ça possible. Pour un autre <em>band</em>, ce serait trop compliqué.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>C’est vraiment une profession de foi, donc de jouer à terre, au milieu du public ?</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">JF &#8211; C’est quelque chose qu’on a repris de <strong>Solids,</strong> un <em>band</em> avec qui on jouait à l’époque. Eux autres faisaient ça, pis on trouvait qu’ils avaient raison. Quand ils ont arrêté, on s’est dit : « <em>on reprend le flambeau</em>. » C’est devenu notre manière de faire. Pis les gens le vivent vraiment. T’es dans l’action, tu ressens le <em>bass drum</em> dans ta cage thoracique. C’est pas un spectacle à regarder de loin, c’est une expérience à vivre de proche. Pis à chaque <em>show</em>, y’a toujours des spectateurs qui sont là pour la première fois, pis ils ne <em>catchent</em> pas. On les entend dire avant le <em>show</em>, pendant qu’on s’installe : « ils vont vraiment jouer là ?! ». Ça les déstabilise… <em>pis</em> c’est parfait comme ça.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="1920" height="1280" src="https://i0.wp.com/lebadcrew.ca/wp-content/uploads/2025/10/Design-sans-titre-3.jpg?resize=1920%2C1280&#038;ssl=1" alt="Rouge Pompier en show!" class="wp-image-16121" srcset="https://i0.wp.com/lebadcrew.ca/wp-content/uploads/2025/10/Design-sans-titre-3.jpg?w=1920&amp;ssl=1 1920w, https://i0.wp.com/lebadcrew.ca/wp-content/uploads/2025/10/Design-sans-titre-3.jpg?resize=768%2C512&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/lebadcrew.ca/wp-content/uploads/2025/10/Design-sans-titre-3.jpg?resize=1536%2C1024&amp;ssl=1 1536w" sizes="(max-width: 1000px) 100vw, 1000px" /><figcaption class="wp-element-caption">Ça brasse un <em>show </em>de Roupe Pompier ! Crédit Frédérick Lebel.</figcaption></figure>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>On va parler de Michael Caine. L’album a 18 mois déjà et vous faites votre rentrée montréalaise. Il y a une suite qui s’en vient, de ce que je comprends, et vous continuez à sortir des<em> clips</em> pour l’album. Comment ça s’est transformé, les cycles d’albums, pour Rouge Pompier dans les dernières années ? </strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">JF &#8211; Le cycle est pas mal plus long maintenant. Un lancement d’album traditionnel, ça ne marche plus. Le monde n&rsquo;a pas le temps d’écouter un nouveau disque dans la semaine qu’il sort. On a sorti <strong>Michael Caine</strong>, <em>pis</em> on a attendu avant de faire le gros <em>show</em>. <em>Pis</em> ça marche  : aujourd’hui, les gens nous demandent les <em>tunes</em> du dernier album. Le cycle est vivant. On veut aussi décliner l’ère <em>Michael</em>, sortir d’autres projets qui s’inscrivent dans cette période-là. On a <em>tapé</em> plein de matériel en Grèce, dont <strong>Michael Caine</strong> : c’est juste le noyau. On garde le reste pour la suite.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Tu prends beaucoup de décisions pour le <em>band</em> en pensant à ton public. La <em>crowd</em> qui aime Rouge Pompier vous aime vraiment beaucoup, donc c’est la preuve que la relation fonctionne. Comment tu vois votre public évoluer avec ça ? </strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">JF &#8211; On est super proche de notre public. On a le <strong>Patreon</strong>, où le monde vote pour les <em>tunes</em> qu’on garde. On leur parle, on les consulte. On crée ensemble. <em>Pis</em> ça va au-delà des <em>shows</em>. On veut aller partout au Québec, chaque région, au moins une fois par année. On <em>grind</em> ça. Même si on perd de l’argent, on va à Fermont, à Sept-Îles. C’est ça, <strong>Rouge Pompier</strong>. <em>Pis</em> ce qui est fou, c’est qu’il y a toujours des gens qui nous découvrent, qui viennent seuls à leur premier <em>show</em>, <em>pis</em> qui finissent par revenir parce qu’ils ont trouvé leur monde.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Ouais, vous tournez beaucoup avec Rouge Pompier, tellement qu’il y a des gens qui pensent que vous êtes un <em>band</em> de région !</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">JF &#8211; <em>(rires)</em> Ouais, ça me suit depuis toujours, même à l’époque d’<strong>Exterio</strong>. Y’a du monde qui pense que je viens de Saint-Jean-sur-Richelieu, <em>pis</em> je suis né à Verdun ! Mais c’est vrai que le monde en région pense qu’on est des leurs parce qu’on va les voir. Tu deviens un <em>band</em> de région parce que tu y vas.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Je sais pas si tu vas trouver du <em>bubble tea</em> partout sur ton chemin en tournée par contre… d’ailleurs, ça vient d&rsquo;où cette obsession</strong> ? </h4>



<p class="wp-block-paragraph">JF &#8211; Ça a commencé un peu par hasard… J’habite dans un coin de Montréal où les <em>shops</em> de <em>bubble tea </em>apparaissent un peu partout sur les rues commerciales. J’ai essayé et j’ai trippé. Je me disais, ça va jamais pogner avec <strong>Alex</strong>… <em>Pis</em> là, un jour, il arrive <em>pis</em> me dit : « il me semble que je suis dû pour un<em> bubble tea</em> ». Là, j’ai su que j’avais gagné. C’est devenu un petit rituel, comme d’autres affaires de bouffe.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Ça <em>fit</em> avec Rouge Pompier je pense… je vous ai souvent entendu dire que le <em>band</em> était indissociable de votre relation, à Alex <em>pis</em> toi, à la bouffe… </strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">JF &#8211; La bouffe, c’est là que les vraies affaires se passent. On ne <em>brainstorm</em>e pas en répétition ; on <em>brainstorme</em> en mangeant. À l’hôtel après le <em>show</em>, au resto, en auto… La bouffe, c’est ce qui nous soude. Ça structure même nos plans de tournée : <strong>Alex</strong>, va m’envoyer des vidéos de restos à essayer dans telle ou telle ville, juste pour qu’on planifie un <em>show</em> là. C’est rendu ça, notre manière d’être un <em>band</em>. Manger ensemble, c’est le moment le plus humain qui existe.<br></p>



<p class="wp-block-paragraph">***</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Rouge Pompier</strong> ne fait jamais les choses à moitié. Que ce soit en tournant aux quatre coins du Québec, en jouant au milieu du public, ou en s’inventant des rituels de tournée autour d’un <em>bubble tea</em>, le groupe affirme son identité dans chaque geste.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce vendredi, au Club Soda, la boucle se referme : un dernier tour de cadran pour un dernier <em>show</em> dans ce cycle… Jusqu’à ce que les gars arrivent avec leur prochaine idée sautée qui les amènera là où on ne les attend pas.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Rédacteur : JS Fabien</p>



<p class="wp-block-paragraph">Correction : Jess Peach&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Révision : Julie Fortin</p>
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		<title>Haute-Fidélité : revisiter Insomniac avec Oktoplut </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Jean-Simon Fabien]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 02 Oct 2025 15:50:10 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Pour Oktoplut, toute idée est une opportunité. Laurence et Mathieu ont cette réputation depuis longtemps : leurs projets musicaux proviennent souvent des zones les plus saugrenues de leur cerveau. Avec…		</p>
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<details class="wp-block-details is-layout-flow wp-block-details-is-layout-flow"><summary><em>Le duo célèbre le 30e anniversaire de l’essentiel, mais malaimé album de Green Day avec un réenregistrement &#8211; en français &#8211; et une tournée thématique.&nbsp;</em></summary>
<p class="wp-block-paragraph"></p>
</details>



<p class="wp-block-paragraph">Pour <strong>Oktoplut</strong>, toute idée est une opportunité. <strong>Laurence</strong> et <strong>Mathieu</strong> ont cette réputation depuis longtemps : leurs projets musicaux proviennent souvent des zones les plus saugrenues de leur cerveau. Avec les deux larrons, c’est souvent lancé sur le ton d’une blague… mais une fois le défi lancé, impossible pour eux de le traiter à la légère. Ils s’y engagent à fond et poussent chaque projet jusqu’au bout. Pas de demi-mesure avec <strong>Oktoplut</strong>. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Insomniaque</strong>, leur réenregistrement de l’album de <strong>Green Day</strong> de 1995 entre dans cette liste de délires transformés en projet porteur, qui attire l’attention sur <strong>Oktoplut</strong> et sur son éthique de travail.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On l’a vu avec <em>La Sorcière de roche</em> (2016), pièce-fleuve de 16 minutes composée pour accompagner sur vinyle un autre morceau long, Sous le pont, on l’a vu avec l’octobasse de l’OSM qui apparaît sur <em>Le Delta de l’Okavango</em> (2021), mais aussi avec l’improbable concert au Planétarium (2021), ou encore avec leur split EP avec <strong>Fuck Toute</strong> (2023). Autant de parenthèses créatives, des projets « <em>in betwee</em>n » qui témoignent du goût pour l’expérimentation d’un groupe incapable de faire du surplace.<br>Mais pour le projet <strong>Insomniaque</strong>, les gars ont planifié leur coup plus à l’avance qu’à leur habitude. D’ailleurs, même si l’album ne sort que le 10 octobre, les trois premières parties de l’album sont déjà disponibles sur les compilation Zoo de <strong>Slam Disque</strong>, avec la première partie sortie en 2022. Déjà, les gars avec 2025, l’année du 30e du successeur de <strong>Dookie</strong> dans le collimateur. Parce qu’<strong>Insomniac</strong>, c’est un disque différent avec lequel les gars entretiennent une relation particulière.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un album fondateur</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mathieu</strong> et <strong>Laurence</strong>, tous deux dans la jeune quarantaine, ont évidemment été exposés à <strong>Green Day</strong> via les hits de <em>Dookie</em>. <em>When I Come Around</em> et <em>Basket Case</em> :  impossible pour un kid au deuxième cycle du primaire en 1994 de ne pas les avoir entendus jusqu’à les connaître par cœur. Mais c’est l’énergie plus sombre, compacte et urgente d’Insomniac qui a rallié les gars d’<strong>Oktoplut</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« C’est un album qui s’écoute d’un bout à l’autre, sans effort. Tout est concis, cohérent. Il y a zéro remplissage », raconte <strong>Mathieu</strong>. « Je le trouvais plus punk, plus cru que <em>Dookie</em>. Pour moi, c’est un album qui a vieilli à merveille. »</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Laurence renchérit</strong> : « Je peux pointer mes débuts de musicien directement à cet album-là. À 12-13 ans, c’est lui qui m’a donné envie de jouer. Aujourd’hui encore, je le trouve incroyable. » </p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour le duo, <strong>Insomniac </strong>est à la fois un album de jeunesse et un disque qui garde toute sa pertinence à l’âge adulte, « le dernier vrai album punk de <strong>Green Day</strong> », avancent-ils. Une prise que l’auteur de ces lignes n’argumentera certainement pas. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Adapter un classique</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Traduire Insomniac en français a été un casse-tête volontaire (ou auto-infligé, c’est selon). Plutôt qu’une traduction propre, mot à mot, comme il l&rsquo;avait fait pour <em>Rythmes mystique</em>s (Zoo 4, 2019), <strong>Laurence</strong> a choisi d’épouser la phonétique des textes originaux. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Et là, qu’on se comprenne bien… quand on dit «phonétique des textes originaux», c’est pour être précis, parce que, dans les faits, ce que <strong>Billie Joe Armstrong</strong> chante sur <strong>Insomniac</strong> est souvent incompréhensible tant les mots sont mâchés dans sa bouche dans une articulation molle. Mais qu’on se comprenne bien : ça donne tout un effet et c’est une prouesse autant incroyable que distinctive du chant de Billie Joe. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Donc, pour conserver le flot des paroles et l’assonance des mots, Laurence a dû se prêter à tout un exercice d’idéation pour les paroles. « C’était comme un exercice de concentration extrême », explique <strong>Laurence</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et le résultat est plus que réussi. Des paroles parfois absurdes, truffées de non-sens, mais qui collent au timbre et au rythme exacts des chansons de <strong>Green Day</strong>. Et alerte au divulgâcheur : c’est plus souvent qu’autrement hilarant. </p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est ainsi que<em> Geek Stink Breath</em> devient <em>Guy c’t’une bête</em>, <em>Brain Stew</em>, <em>Ben Saoul</em> et <em>Walking Contradiction</em> devient <em>Au hockey comme addiction</em>, un hymne déglingué sur notre sport national dont le premier couplet se lit comme suit;&nbsp;</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Doux lancer de notre Saku  <br>Bécosse du chic Souray, week-end de rhum ho oué <br>Une bague à défaire, on le contrarie <br>Kordic vit et revit leur date où c'est <br>Attaque de son chef et lit l'art expressif <br>Mon Vanek fonce et est sot sans mon aide  <br>Mitaine ronde et daigne éteindre la game <br>Il matelasse bas les oreillers doubles</em></pre>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Et la basse dans tout ça?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Oktoplut </strong>est un duo guitare-batterie et, même si <strong>Mathieu</strong> ne s’est jamais fait prier pour bricoler des manières de contourner cette limitation instrumentale (normalement avec plus d’amplis et plus de pédales), pour reprendre <strong>Green Day</strong>, ça ne serait juste pas possible. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Ça allait nécessiter de la bass. Pas comme dans un show du festival de Jazz avec un technicien de son de <strong>Juste pour Rire</strong> à la console. Mais on s’égare. </p>



<p class="wp-block-paragraph">«C’est la colonne vertébrale de l’album et <strong>Mike Dirnt</strong> est le véritable pilier du groupe à l’époque des sessions d’<strong>Insomniac</strong>. À la guitare seule, ça ne marchait pas. Donc, j’ai tout appris et rejoué moi-même», raconte <strong>Mathieu</strong>, qui a peut-être profité de l’exercice pour acheter davantage de <em>gear</em> encore… mais nos sources sont muettes là-dessus.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Encore ici, sur le plan instrumental, c’est plus que réussi. Tellement que les versions d’<strong>Oktoplut</strong> donnent du fil à retordre aux algorithmes de certaines plateformes de diffusion qui les prennent pour des re-uploads des pièces originales plutôt que pour des reprises, en français de surcroît. De la haute fidélité à l’ère numérique, bref. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une célébration plus qu’un manifeste</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Oktoplut</strong> insiste : ce remake n’est pas une prise de position, encore moins une tentative d’inscrire <strong>Green Day</strong> dans leur univers sonore plus lourd et expérimental. C’est un hommage pur et simple.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« On vient de là. On ne veut pas bouder notre plaisir. C’est du pop punk bonbon et ça reste une racine essentielle pour plein de gens. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le public pourra en juger sur scène : Montréal, Québec, Trois-Rivières, Rimouski et Longueuil sont déjà au programme d’octobre, et d’autres dates pourraient suivre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En show, vous prendrez des photos, parce qu’<strong>Oktoplut</strong> sera en formule trio, avec, évidemment, <strong>Laurence</strong> à la batterie et au chant, <strong>Mathieu</strong> à la basse et avec <strong>Hugo Belzile</strong> (Whiskey Trench, Blue Jacket Rebellion) à la guitare, un musicien très «1, 2, 3, 4 pis check-lé bin partir» comme l’analyserait sans doute François Pérusse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et on sera là à chanter très fort… tant que ça sonne un brin comme <strong>Billie Joe</strong>, pareil  comme quand on chantait fort devant la télé quand, en 1995, <em>Walking Contradiction</em> était Buzz Clip à Musique Plus.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Oktoplut</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Insomniaque</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Slam Disque</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Disponible partout le 10 octobre.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Rédaction : Jean-Simon Fabien</p>



<p class="wp-block-paragraph">Correction et révision : Claudia Bo</p>
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