
Sainte-Prax, Tabarnax !
Publié le 05 Août 2026 par Claudia Bo
Ça fait deux ou trois éditions déjà que l’organisatrice, Patricia, me dit : viens donc ! Et malheureusement, chaque année, le week-end du Sainte-Prax se déroule sans que je puisse y assister.
Cette année, les étoiles se sont alignées, et tout s’est placé pour que je vive mon premier Sainte-Prax Fest. En vacances, pas d’enfants, c’est armée d’une tente, d’un matelas pour mon vieux dos et d’une glacière remplie de gin tonique, que je me dirigeai donc vers Sainte-Praxède, à près de 300 km de chez moi, pour un mini-fest dont j’allais me rappeler longtemps.

Patricia (Ax3xMx4) et Spike (également dans Moé pis mes bottes) n’ont rien laissé au hasard et tout était parfaitement bien organisé. Des espaces de camping très bien aménagés, une bécosse, un boyau d’arrosage pour se rafraîchir et se ravitailler, de la bouffe mexicaine, un kiosque de merch, un cracheur de feu, name it. Même un safe space était accessible et géré par des professionnelles spécialisées en réduction des méfaits. À une quinzaine de minutes de marche, un petit lac est également accessible. C’est rustique, mais DIY et confo. On a vraiment l’impression de débarquer chez de vieux chums que l’on n’a pas vus depuis longtemps, et pour cause…
Des chums, j’en ai vu sur un méchant temps. C’est vraiment la force de cette petite communauté de gens qui sont soudés, serrés : l’amitié, l’entraide et une passion commune. Les accolades, les fous rires et la bonne humeur ont réellement ponctué ce court week-end qui, à mon sens, est passé beaucoup trop vite.
Précédé par un concours de rots qui a été remporté, si je ne me trompe pas, par Christian Lamothe (Ondes chocs), Spike la Terreur (qui, soit dit en passant, ne fait pas très peur) embarque sur scène pour ouvrir cette 5e édition avec Moé pis mes bottes. Moé pis mes bottes, c’est un set acoustique avec des textes humoristiques. La table était mise. Ça allait être une fichue de belle soirée.
Viennent ensuite les chums de Collectif Route Laflamme. Je les aime d’amour full beaucoup. Et avec le temps, je les considère maintenant comme de bons amis. Je sais qu’avec eux, chaque fois que je les vois, ce sera du temps de qualité. Un peu, beaucoup arrosé, mais de qualité. Si le public était déjà ben réchauffé après Moé pis mes bottes, là, le party a carrément pogné.

Vint ensuite le groupe de nos hôtes, Ax3xMx4 (All Cops Must Die). Juste avant d’embarquer sur scène, Patricia a distribué des nouilles de piscine (imitation de matraques en mousse). Richard (si je ne me trompe pas de prénom) se promenait déguisé en policier sur lequel on s’est déchaîné. Il n’en fallait pas plus pour que l’ambiance monte encore d’un cran.

À partir de Varices, Vas-y Line et Morsure, je dois vous avouer que je commençais à manquer de concentration. Mes p’tites canettes descendaient un peu trop rapidement. Trois bands avec des bandmates, surtout des frontmen, hautement colorés, mais tellement attachants. Je n’avais jamais eu la chance de ne voir aucun des trois. Mais j’étais ben contente de pouvoir en écouter des p’tits bouttes ici et là pendant quelques morceaux où je m’y accrochais les oreilles, au travers des rires et des bruits de canettes qui s’entrechoquent.

Prochain band, Ballistix. Groupe street de Montréal/Longueuil qui fait de plus en plus parler de lui et que j’adore. Son chanteur étant absent pour un moment, c’est Nick Vallée de Unwanted Noise qui est monté aux barricades, pour assurer le set et les arrières du band.
Petit changement de lineup. C’est finalement Global Holocaust qui embarque sur le stage, question de laisser souffler Nick, avant qu’Unwanted Noise ne close cette soirée. Global Holocaust est probablement l’un des plus anciens bands de crust de la scène underground montréalaise. Pour les avoir déjà vus durant ma lointaine adolescence et à quelques reprises depuis, je peux vous assurer que ces gars-là n’ont absolument rien perdu de leur fougue et de leur énergie.
Enfin, un de mes bands street préférés : Unwanted Noise. J’aimerais ben ça vous dire quoi que ce soit, mais quelques minutes avant le début du set, mon cerveau s’est mis en mode : pu de son, pu de signal. Je suis allée me coucher pour ronfler profondément jusqu’aux petites heures du matin. Le tout pendant que j’entendais Collectif Route Laflamme gratter ses guitares et les fêtards rires à gorge déployée.
Aucune idée quelle sera la date de la 6e édition l’année prochaine. Mais, assurément, ce sera à mon calendrier et ça deviendra, pour moi, un get together annuel.
Gorgée !
Rédaction : Claudia Bo
Correction : Valérie Lapierre
Révision : Julie Fortin

