Home Scène Canadienne Un after-Culte qui brasse à Port-Alfred avec Grand Chef Bandit

Un after-Culte qui brasse à Port-Alfred avec Grand Chef Bandit

Publié le 07 Août 2026 par

Ceux qui me connaissent savent que je ne suis pas du type « after« . Puisqu’une fois n’est pas coutume, je traîne ma carcasse à la Brasserie Port-Alfred, pour l’after-Culte. Comme plusieurs,  j’avais besoin d’étirer la soirée. Il m’a semblé qu’une bonne « dérapie » ferait l’affaire. En effet, Les Dérapeutes et Grand Chef Bandit finiront ou commenceront le party, c’est selon. 

On s’attarde longtemps dehors sur le trottoir, avant que la musique ne commence, fraternisant avec les nombreux irréductibles du Culte. Lorsqu’on rentre, Les Dérapeutes sont déjà installés et entonnent leurs premières notes. Je crois même avoir aperçu un vinyle (?) du band sur la table de merch, info confirmée entre deux tunes par le groupe. D’ailleurs, il s’agit de leur premier album sous ce format.

L’ambiance est aussi festive qu’au cours de la journée, et on chante avec Les Dérapeutes comme autour d’un feu. Réflexologie, L’Indifférence et d’autres encore, les fans connaissent les mots du noir trio jusqu’à la dernière syllabe. On danse et on boit dans cette ambiance singulièrement intime. Au bout d’un certain temps, mes forces m’abandonnent pour de bon, et je suis quitte pour un p’tit dodo dans le char, Jerry-Cherry prenant le relais pour la suite. 

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Les Dérapeutes honorent les derniers survivants et leur Culte

Yann Dessureault (guitare) a probablement dû voir Julie s’éclipser, vu qu’après son départ il demande qui, dans la salle, est présent depuis 10 heures 30 ce matin. Quelques voix se font entendre. En effet, suite au décompte de chacune des heures, Yann remarque que la majorité des survivants sont arrivés dans l’après-midi pour rester jusqu’à la clôture du Culte.

Yann s’élance dans un petit discours que tous applaudissent, et on partage ses dires de bon cœur. Il se dit très fier de cette édition grandiose du Culte de Port Alfred, 100% régionale. Il ajoute que plusieurs rêvaient d’un tel festival depuis au moins vingt-cinq ans (plus ou moins selon la génération).

En résumé, que dire d’autre ? Il y a rien de mieux qu’une bonne « dérapie » avec Les Dérapeutes.

Grand Chef Bandit, vous m’donnez l’goût d’partir su’a brosse

J’économisai mes forces une partie de la journée pour atteindre le band du Last call : Grand Chef Bandit (GCB). Par ailleurs, j’attendais de les voir pour la première fois sur scène, afin de m’imprégner totalement de l’esprit festif de GCB.

Wow ! Seulement mon corps brûlé de la journée et une légère reprise en main m’empêchent de partir sur une dérape.

Chaque chanson a une rythmique ne laissant place qu’à l’envie de danser et de festoyer. Tassez les tables et les chaises, soyez prêt à bouger avec Grand Chef Bandit. « Ça t’rentre dans l’corps, c’est électrique » pour citer quelques lignes leur tune Pouce magique. Cette dernière relate un fait divers arrivé au Saguenay au début des années 2000. Fallait oser. Connaissant la référence, j’ai ri durant les quatre minutes de la chanson.

Grand Chef Bandit démontre sans conteste que le SagLac peut encore nous surprendre avec de nouveaux groupes, harmonisant le punk, le folk et même le country. Cette recette régionale, mise à la sauce de GCB transmet une énergie pure à chaque moment de la représentation.

À voir et revoir, entre ami(es), pour une soirée de type « boire et déboires ». Bref, je me rends; conquis que je suis par Grand Chef Bandit.

Rédaction : Julie Fortin et Jerry-Cherry

Photographie : Jerrey-Cherry

Correction & révision : Julie Fortin

D'aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours aimé la musique, le style punk et les crêtes dressées. J'suis une intello finie, un peu geek et un peu pirate. J'évolue régulièrement dans les shows et dans le événements. Tu m'y verras souvent en retrait, mais toujours à l'écoute. J'ai parfois l'air sauvage parce que je dis pas un mot ou si peu. En fait, j'suis dans ma bulle, à penser à toutes sortes d'affaires ou à juste vivre le moment présent. Viens me parler, j'suis ben smatte, bien que j'aie plus de mots sur papier que dans la vraie vie. Correctrice, rédactrice et admin au sein du Bad Crew, j'ai pour objectif de faire rayonner la scène du SagLac, qui est vivante, accueillante et remplie de trésors de toutes sortes!