
Une petite saucette et de bien belles vagues au Culte de Port-Alfred
Publié le 05 Août 2026 par Jerry Cherry

Mes très chers adeptes du Culte de Port Alfred, quelle édition magistrale pour cette quatrième année ! Au vu de leur programmation, je serais arrivé plus tard en journée, désireux que je suis d’être frais et dispos jusqu’à l’after. Finalement, j’ai opté pour un aller-retour de reconnaissance.
Bref, je me suis laissé surprendre par NA$-T et les Double Dry Bowes. Laissez-moi vous conter ce petit passage qui aura fait de bien belles vagues…
NA$-T, première artiste hip-hop du Culte
Actuellement, elle est reconnue comme étant la seule représentante féminine de la scène rap au Saguenay. J’étais très content d’avoir l’occasion de la voir au Culte, puisque j’avais manqué sa prestation à Jonquière en Musique quelques semaines auparavant. D’ailleurs, elle y partageait la scène avec Taktika et Black Taboo, des piliers de la scène hip-hop au Québec.

NA$-T avance sur la scène du Culte d’un pas moins sautillant qu’à son habitude. En effet, elle est porteuse d’un heureux événement et rayonne dès son entrée. Elle discute abondamment avec son public entre les tunes. Elle prend même le temps de dire au public qu’elle « trouve vraiment l’fun » que l’auditoire connaisse les paroles durant sa chanson Again.
NA$-T ne fait peut-être pas partie de mon répertoire habituel, mais j’entends les échos de sa vibe depuis un moment. Elle mérite amplement ses galons, et qu’on en parle en bien ou en mal, l’important c’est qu’elle fait parler. Ses détracteurs n’ont qu’à bien se tenir.
Il est digne de mentionner que NA$-T a par ailleurs laissé la scène à un jeune rappeur de Saint-Honoré lui donnant ainsi une chance de performer à ce festival culte. Le jeune Kay Z a surement gagné quelques adeptes depuis son passage sur le perron de l’église.

Les Double Dry Bowes, polémique et mal de joues
Je suis en chemin vers la sortie du site, quand j’entends l’appel de Fred Gagné, fier MC du Culte. C’est un call qui me prend par le collet et fait que je rebrousse chemin. En effet, il annonce un intermède chanté, avec les Double Dry Bowes. Connaissant les deux hilarants humoristes composant ce duo, je fais demi-tour. Et, il faut se le dire, ça valait le détour.

Le temps d’une quinzaine de minutes, on partage des fous rires avec Mat Lévesque et Simon Trottier. C’est ben pour dire, mes joues en ont souffert jusqu’à leur court retour à 19 heures. Avec leurs chansons aux textes simplement niaiseux, on ne peut que s’écrouler de rire ! On a même vu la pleine lune au milieu du jour, faut le faire.
Double Dry Bowes, c’est de l’humour au second degré porté par deux malades, et tout le monde se prête à leur délire. J’ai peut-être vu fuir quelques enfants; n’emprêche que tous ceux présent se sont follement amusés.
D’ailleurs, je quitte le site les yeux dans l’eau, laissant Julie vous raconter la suite …
Rédaction & photographie : Jerrey-Cherry
Correction & révision : Julie Fortin

