
Subhumans pour une deuxième soirée au Café du Clocher
Publié le 26 Sep 2026 par Julie Fortin
Quand j’arrive au Clocher en ce vendredi 18 septembre, la place est jam-packed et le bar brûle déjà. À entendre la rumeur, la soirée s’annonce encore plus hot qu’hier : on est vendredi, et la plupart ne travaillent pas le lendemain. Bien que le menu de cette seconde soirée soit le calque de la veille, Subhumans et Bad Waitress joueront encore à guichets fermés dans la ville du punk qu’est Alma.
Bad Waitress, mais bonne musique en crisse
Dès leur entrée en scène, les girls de Bad Waitress s’informent : « Was anyone here last night? No? (…) Fresh meat ! » Après cette introduction pour le moins appétissante, la table est mise, et l’attitude des filles promet. Ça commence, et je suis immédiatement saisie par la profondeur de leur son, et l’énergie intense dégagée par celles qui se décrivent comme « des créatures sauvages avec des instruments » (traduction libre).
Bad Waitress est l’image même de l’osmose sur le stage. Les filles partagent une harmonie naturelle dans leurs accords autant que dans leurs mouvements. Entre les gloussements et les échanges avec le crowd, Kali-Ann (voix) présente le dernier single du band, Loving Kind. À ce propos, sachez que leur album In the Hollow est actuellement disponible en précommande. Il paraîtra le 30 octobre prochain.
Ce quatuor originaire de l’Ontario s’éclate pour sûr et ça se répercute sur le public, aussi conquis que moi par cette belle découverte. Des bulles volent sans cesse, tellement que le stage devient glissant pour les musiciennes, qui redoublent de prudence. Lorsque Bad Waitress annonce sa dernière chanson, Drunk, le public est manifestement désireux d’en entendre une de plus. N’empêche, cette tendre déception ne rend le pit que plus réactif à l’excellente musique du groupe, pour une finale en beauté.
Subhumans, une fois de plus
Après l’entracte, la place est encore plus paquetée que lors du spectacle précédent, et la disposition du crowd a changé. En effet, un mur épais de monde attend devant la scène – les fans finis de Subhumans. Juste de voir ça, je sais que le thrash sera intense, assurément.
Puis, Dick (voix) salue la foule et introduit le groupe, qui n’a plus besoin de présentation : « We’re the Subhumans ». Et la foule se déchaîne, avant même que la première note résonne. Imaginez le public et la folie ambiante quand Apathy a été jouée, alors que tous reprenaient en chœur les paroles du refrain « drunk, sex, cigarettes (…) ». Décadent.
Dès lors, c’est l’effervescence incessante des corps et des mains, les gens ne s’arrêtant que pour souffler un peu, mais à peine. Les chansons n’ont pas pris une ride, les thèmes chantés par le groupe conservant leur pertinence et leur impact, même des décennies plus tard. Malgré le show de la veille, Subhumans n’a rien perdu de son énergie, alignant les titres du setlist sous les hourras et les cris joyeux. En parlant des chansons, j’ai su que celles jouées ce soir différaient de celles de la veille – la supplémentaire à laquelle Patrice a assisté. Ceux qui étaient présents aux deux prestations ont été très gâtés.
On aime… Un peu, beaucoup, à la folie presque
Puis, Pigman, une chanson dédiée aux « vegans and vegetarians » résonne sous les cris. Le public agité ne perd pas une note de Susan, Too Fat Too Thin, No ou Big Brother, introduite d’un retentissant « fuck the internet ». C’est un peu ironique quand on y pense, tout en portant à réflexion sur ces technologies envahissant désormais notre quotidien.
Le spectacle s’achève trop tôt au goût de tout le monde : quand c’est bon de même, on en veut toujours plus. Le remous de la foule s’estompe peu à peu alors que les gens sortent s’aérer et profiter de la soirée. Évidemment, les meilleurs moments de la soirée tournaient en boucle dans ma tête durant la route en redescendant chez nous. Difficile de faire mieux un vendredi soir.
Le lendemain, Bad Waitress et Subhumans poursuivent leur visite en province avec des arrêts à Québec, Montréal et Ottawa, entre autres. Surveillez les autres articles à ce propos.
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Rédaction : Julie Fortin
Correction et révision : Val Girard

