
Pouzza Fest 14, jour 1 : Nous y sommes enfin après un an d’attente interminable
Publié le 11 Juin 2026 par Patrice Belley
Le mois de mai est enfin apparu sur mon calendrier et il rime avec Pouzza FEST 14. L’an passé, pour sa treizième édition, c’était mon baptême en règle et j’en ai pris un bouillon de bière. Un festival unique en son genre offrant une programmation électrisante de plus de 100 groupes de musique, principalement de la scène punk. Bands internationaux et locaux unissent leurs forces et énergie commune pour satisfaire un public de tous âges.
C’est Hugo Mudie qui chapeaute et tient à bout de bras toute cette colossale organisation. Tout ce beau monde se rassemble à l’intérieur d’une variété de huit salles et aussi à l’extérieur au Jardin des bières, ainsi que ses alentours. Ce volet sous les rayons du soleil se veut gratuit, tandis que la pénombre des lieux à visiter nécessite un passeport couvrant les trois jours. On starte ce trip d’une vie, le vendredi 16 mai. Je serai votre GPS dans cette zizanie musicale. Attaquons le Pouzza FEST 14 !
General Chaos
Nous venons tout juste d’arriver à Montréal, après un départ à l’aurore matinale à partir du Saguenay. Démarrage brutal et attendu avec nos amis de General Chaos. Groupe montréalais que j’ai découvert en première partie de The Planet Smashers, le 11 avril dernier au Vieux-Théâtre de La Baie. Oh, un petit nouveau à la guitare de gauche!

Leur son et style rappellent sans contredit le merveilleux groupe Rancid. Le chanteur en impose avec un vocal enroué, Tim Armstrong sort de ce corps. « Jai 16 ans. » Ils sont si mignons et attachants.
Leur premier album est déjà paru et renferme une chanson avec la chanteuse de Taxi Girls. Surprise, elle se pointe sur la scène avec eux ! Pareil à ce qui a été endisqué.

Une troisième voix s’exprime, celle de la bassiste, lors de l’interprétation de sa pièce. « Merci, bonsoir. C’pas vrai, c’est moi qui est mêlée. » Il n’en reste pas long, leur dernière offrande cartonne à fond.
« Merci à nos parents pour les multiples lifts. » Nous les attendons de pied ferme à la table de merch pour se procurer leur vinyle, sans hésitation.
PACE
Direction Les Foufounes Électriques afin de contempler PACE. Ils sont dans leur élément, originaires de Montréal. Jess, leader et chanteuse au sein de la formation punk rock mélodique ajoute une touche hardcore. Elle est d’ailleurs membre de la formidable équipe du Bad Crew.


Je suis agréablement surpris et impressionné par leur livraison percutante.

One-Timer
Notre prochaine destination est le Café Cléopâtre, bar coup de cœur de l’édition 2025. Ce qui nous attire ici est le groupe One-Timer, également de la grande métropole. Ils œuvrent dans le skate punk, ben tight!

Dans ce haut lieu, tu peux tripper debout ou aller t’évacher sur une confortable banquette. C’est comme si nous étions des privilégiés, backstage. Permettant d’apprécier davantage le travail acharné du drummer en action.

Cheem
De retour aux Foufs, mais cette fois-ci au Cabaret. Cheem, arrivés directement du Connecticut. Chanteur frisé aux allures irlandaises sur le terrain du nu pop.

Le chant change d’intonation et de registre, dévoilant une autre facette du band. L’ambiance est survoltée !

Pinkshift
Nous n’avons qu’à franchir quelques enjambées pour se traverser du côté abritant la grande scène. Pinkshift, de Baltimore, nous tombe dessus. Ils sont frappants ! Une chanteuse cut, musclée. Elle se défonce, laisse sa peau à ses pieds. Sorcière indienne s’adonnant à une séance de vaudou. Nous sommes ses cobayes, elle est notre bourreau.

Un hard rock insistant aux tendances grunge assumées. Trash peu invitant où l’on peut y apercevoir, croiser un un fauteuil roulant et il bouscule violemment. Je suis envoûté !

Peer Pressure
Peer Pressure sont de la ville voisine Québec. Une formation talentueuse dominée par leur charmante émettrice sonore. Victoria décharge son agressivité du haut de sa taille imposante. J’aimerais être autant en shape qu’elle.

Du satané bon punk hardcore, supporté par des musiciens expérimentés et doués.


Blood Command
Blood Command débarque de Norvège, sur le stage des Foufounes Électriques. Dès le début, je comprends qu’on a affaire à de quoi de gros. De plus, c’est différent de ce que l’on entend habituellement. En fait, un punk norvégien.

L’australienne Nikki Brumen est vulgaire, se dandine et met son derrière en évidence. Volant le cell d’un spectateur de sa main pour ensuite cracher sur l’écran et lui redonner tout dégoulinant. Wow, j’adore! Quelques flashbacks de Amyl. Tous les membres sont en uniforme, kit Adidas. Coup de cœur instantané pour le Pouzza FEST 14. Nous assistons à un circle pit qui roule à pleine cadence en permanence.
Pacing
Long trajet à se taper pour le prochain show qui nous intéresse au Turbo Haüs. Pacing sont californiens de la ville hôtesse des Sharks, San Jose. La chanteuse se nomme Katie McTigue, et c’est son bébé à elle. Elle écrit et enregistre tout ce concept artistique. Surtout des chansons poétiques d’amour qui sont dans le registre du indie rock.

Poolgirl
Pour entamer notre prochain chapitre à l’horaire, nous sortons de notre zone de confort en se dirigeant vers une salle jamais visitée auparavant : Cabaret du MEM. Force est d’admettre que nous arrivons à l’adresse indiquée, mais aucune porte d’accès. Que faire? Après quelques tours du bâtiment, nous réussissons finalement à trouver notre chemin dans ce labyrinthe où ce sont nos sens qui sont beaucoup moins aiguisés en cette heure tardive.
Poolgirl est en feu, mais nous nous pointons malheureusement avec un léger retard.

Une jeunesse attroupée devant eux est assoiffée de musique rafraîchissante. La femme au micro se dépose sur la foule en position body surf. Elle a le sens du timing pour arrêter ́cette mascarade juste à temps pour atterrir élégamment à la verticale.

The Bollweevils
De retour pour mon plus grand bonheur dans la super salle Café Cléopâtre. The Bollweevils fait la démonstration de son savoir-faire en matière de punk rock. Je ne les connaissais pas, mais pourtant ils se sont formés en 1989, à Chicago.

Daryl Wilson court d’une extrémité à l’autre de la scène et s’époumone à hurler ses paroles. Homme aux multiples talents, docteur en spécialité urgentologue et punk la fin de semaine. Il fait des simagrées pour nous divertir. Je l’adore, je suis conquis par The Bollweevils.

Sport
Il est minuit et je ne veux pas que mon tour de manège s’estompe immédiatement. Je vais donc m’échouer au Cabaret Fouf. Sur le stage, j’ai face à moi rien de moins qu’un groupe qui arrive de très loin : Sport de France. Leur indie punk est le fitting parfait pour conclure ce fantastique vendredi.
La fin d’une journée, mais pas du festival
La montre cardio de ma partenaire de party indique la somme impressionnante de 29 000 pas parcourus en ce premier jour de festivités. Une pas pire prestation au dynamique Pouzza FEST 14. Félicitations à tous les employés œuvrant à rendre notre expérience inoubliable.
Mon coup de cœur de la journée revient à Blood Command. C’est explosif ! Allez, au lit. Nous n’avons accomplis que le tiers de notre périple.
Rédacteur : Patrice Belley
Crédit-photo : Rémi Deschênes (PACE, One-Timer, Cheem, Blood Command)
Crédit-photo : Patrice Belley (General Chaos, Pinkshift, Peer Pressure, Pacing, Poolgirl, The Bollweevils)
Correction : Camille Charlebois
Révision : Marie-Eve Landry, Julie Fortin

