
Pouzza FEST, mon baptême enivrant du 16 mai
Publié le 31 Mai 2025 par Patrice Belley
Pouzza FEST ! Ça fait des années que j’entends le nom de ce mythique festival résonner dans mon entourage. C’est enfin en 2025, pour sa 13e édition, que je vis ce trip.
Le Pouzza se tient du 16 au 18 mai au centre-ville de Montréal, son downtown. La ville de Montréal est envahie par plus de 150 bands provenant des quatre coins du globe. Pour ma part, la grosse tête d’affiche a fait pencher la balance : Subhumans. Je les adore et je ne les ai jamais vus live.

Rien de possible sans des commandites
Pouzza FEST 13, présenté par leur principal commanditaire : Microbrasserie Pit Caribou. Amplifié par les Instruments de musique Long & McQuade. Ainsi que de nombreux autres qui feraient que sans leur appui, ce festival serait impossible à tenir.

Planning audacieux
Comme un bon élève, un érudit, j’ai écouté tous les groupes qui seront en action. Je me suis concocté une liste de ceux qui m’avaient accroché. Élimination cruelle lorsque deux formations se voient contraintes de jouer en même temps, des choix déchirants s’établissent. J’en ai 29 à contempler en trois journées, un bon défi physique m’attend.

Pouzza, dans quelle langue tu me parles ?
Son nom est la fusion des deux mets typiquement montréalais, qu’on retrouve à tous les coins de rue : la poutine et la pizza « pou » + « zza ».
Salles accueillantes
Le Pouzza FEST 2025 ça se passe à l’intérieur et aussi à l’extérieur. Le « Jardin des bières » est aménagé présentant une grande scène extérieure. Tous les shows y étant présentés sont offerts gratuitement, même Subhumans.
Dix merveilleuses salles participent au volet payant : Foufounes Électriques, Cabaret Fouf, Club Soda, Théâtre Sainte-Catherine, Turbo Haüs, Café Cléopâtre, Cabaret du MEM, Café Big Trouble, La Toscadura, Blue Dog. Pour y accéder, vous devez détenir une passe ou vous pouvez payer à l’unité.
C’est un départ
Nous sommes quatre pour cette aventure rocambolesque. Départ à 9 heures de Chicoutimi-Nord, cinq heures de route à attaquer. Le roadtrip passe très vite et nous arrivons dans la métropole vers 15 heures. Premier arrêt à notre hôtel, habituel quartier général, voisin des Foufs.
Notre mission de départ à accomplir est de passer rapido au CENTRAL récupérer nos passes. La clef universelle pour accéder à tous, tous les spectacles. Mes remerciements sont adressés au Pouzza FEST et au Bad Crew de m’accorder ce privilège de couvrir ce cirque punk.
Je vais perdre ma virginité du Pouzza FEST aux Foufounes Électriques, plaque tournante de la musique underground.

Rope Skills
Il est 17 heures 30 et c’est Kate du groupe Rope Skills en solo qui est assise sur l’immense scène. En temps normal, elle est accompagnée de ses deux amies : Pesca et Pisco. Les filles de Montréal livrent un punk rock grunge.

Du bout de son bras musclé, la guit sèche se fait torcher. Son chant est vigoureux et empreint d’émotivité. Je suis bien réchauffé et prêt à en prendre de la musique.

PRINCESSES
À 17 heures 50, je descends au Cabaret Fouf spécialement pour ce band de filles que j’ai spotté : PRINCESSES. Power trio rock alternatif francophone de Montréal. Leur album a paru en format vinyle en novembre 2024.

Dès l’amorce, on nous sert des textes incroyables en français, des refrains accrocheurs. Je trouve qu’elles effleurent aussi le stoner, leur son est lourd avec une basse omniprésente. Une bonne guitare pour épauler cette excellence. La batterie est entre de bonnes mains avec la personne masquée d’un visage blanc et sourire rouge, comme une poupée de verre. De la jeune relève à surveiller…
Hasty
Il est temps de se dégourdir les pattes pour se déplacer au Café Cléopâtre. Ce n’est pas naturel pour moi d’entrer dans un bar de danseuses pour assister à un show de musique et non érotique.

À 18 heures 10, c’est Hasty. C’est un groupe comptant trois New-Yorkais. Un album EP de quatre tunes, sorti en août 2024 et disponible en cassette.

Mignonne chanteuse dans sa robe rouge au col blanc. Michelle est la jeunesse incarnée, on ressent toute sa fougue dans son jeu vocal et ses cinq cordes. Danny l’appuie au chant pendant qu’il manie sa basse du haut de ses jarretelles ou bas de nylon. Mikey leur dicte le rythme avec ses drums. Hasty ! J’en veux encore !
Los Bozos
Il est temps de découvrir un autre bar avec un stage : le Turbo Haüs. Il faut que je sois là pour 19 heures, il y a Los Bozos.

Le groupe est formé d’un quatuor de trippeux : Chris, Lee, Travis et Tommy. Les Montréalais jouent du punk hardcore avec une touche de trash. Nous pouvons nous délecter de leur démo Free Candy de cinq titres.

Un des musiciens porte un nez de clown rouge, qui a vite débarrassé le plancher. Fast play, c’est rapide en sale. La basse est forte, j’aime ça. Chant aigu, agressif, pas agressant. Nouvelle chanson jouée pour nous.
Je suis tombé sous le charme de cet emplacement bien aménagé pour des shows survoltés.
Les Marmottes Aplaties
À 20 heures 20, j’ajoute une couche de protection : mon manteau de pluie. Pas le choix, des averses seront des nôtres. Je vais fouler la terre du « Jardin des bières ». Je vais me chercher une poutine dans les foodtrucks, important de les encourager.


Les Marmottes Aplaties, groupe chéri qui n’a plus besoin de présentation formelle, chevauche les planches mouillées du Pouzza FEST. Autre grand groupe que je n’ai pas encore eu la chance de voir performer devant moi.
Vêtus de leur traditionnelle chienne orange. Arborant fièrement leur tête désormais grisonnante, symbolique de leur sagesse et expérience éclatante. N’ayant pas de nouveau stock, t’es certain d’obtenir leurs bons vieux hits. Bien entendu, ils enlignent leur classique Détruire. Bruno, Sébastien et Martin se sont défoncés, ils ont ensoleillé ce moment gravé dans ma mémoire à jamais et nous ont comblés.
Death Pose
Je m’en vais emmagasiner de la chaleur dans un édifice pas encore visité : le Théâtre Sainte-Catherine. Doté d’une petite mezzanine, lui donnant tout son cachet.

À 21 heures 20, c’est Death Pose, de Chicago, qui est attendu. Les quatre hommes font dans le heavy. L’album Midnight Society, datant d’octobre 2023, est composé de 13 pièces.

Leur sonorité incendiaire expose un punk post-hardcore influencé par le noise rock. Leurs lyrics sont sombres, prennent position sur des actions politiques, des intolérances religieuses… Une trame sonore sur l’expérience humaine.
Pet Symmetry
De retour aux Foufs pour Pet Symmetry. Erik, Marcus et Evan forment Pet Sym, de la musique pour le peuple en provenance de Chicago. Nouvel album depuis mai 2025 nommé Big Symmetry.

Trois casquettes blanches de style mécanicien avec un one-piece bleu, voilà leur accoutrement. Ils sont adroits dans leur domaine d’expertise : le punk emo pop.
Raygun Cowboys
Je me laisse porter un étage plus bas à 22 heures 10 pour croiser le regard des Raygun Cowboys au Cabaret Fouf. Tournée en cours pour le 25e anniversaire des natifs d’Edmonton.

Fortune and Glory, Pleasure and Pain qui s’est présenté en octobre 2023. Je l’ai acheté dès sa parution pour aller rejoindre tous leurs autres albums dans ma collection.

Encore un fois, un band qui sera rayé de ma wishlist. Ils sont cinq à marteler leur rock ’n’ roll psychobilly. Trompettiste surplombé de sa haute crête rouge vif. Je suis en extase !
GUHN TWEI
Je visite à nouveau le Théâtre Sainte-Catherine à 23 heures pour : GUHN TWEI. Quatre musiciens, dont une dame occupant la guitare. Vus au GAMIQ, où ils en sont ressortis gagnants de l’album métal de l’année. Ce bijou de juillet 2024 se prénomme Capitale de l’arsenic.

Ils débattent d’enjeux sociaux, politiques, territoriaux, de la réalité de leur région : Rouyn-Noranda. Par le biais du death metal hardcore industriel, ils font passer leur message. C’est cru, direct, violent, ce que l’on redemande.
American Steel
23 heures 40, comeback to Foufounes Électriques avec American Steel.

Les quatre Californiens d’Oakland connaissent leur punk rock. Nous sommes à l’étroit, victimes de leur popularité. Pas un moment de répit pour respirer et c’est déjà fini. Au Pouza FEST, ce sont de courtes et intenses jouissances.
Drug Church
Une heure du mat’ bien sonnée. J’accours au Club Soda pour ne pas manquer Drug Church directement de New York. Je n’y ai jamais mis les pieds. J’aime bien son setup, l’ambiance dans laquelle je suis plongé.

Leur album PRUDE a vu le jour en octobre 2024, empli de leur alternative hardcore.

Dès les premières emportées, le chanteur est déchaîné. Défilant ses paroles avec un débit autoritaire. Que c’est bon ! Wow ! Tout un wake up call en ce samedi matin, le 17 mai nouvellement arrivé. Autoroute de bodysurfing, rien de moins. Les plus téméraires se lancent comme un homme-canon, de vrais missiles humains. Succès et échecs, nous sommes témoins. Mon coup de cœur sans hésitation pour mon jour 1 vécu au Pouzza FEST.
Hangover, je t’attends
Il est très tard et cette première soirée, bien garnie de 11 bands, tire à sa fin, mais ce n’est pas la finalité de ma virée. Je m’excuse auprès des groupes que je n’ai pas eu l’occasion de voir, ce n’est que partie remise, et vous faites maintenant partie de ma liste de connaissances.
Je remercie les organisateurs, bénévoles, commanditaires, musiciens et les fans de rendre toute cette magie possible. Visionnez les vidéos sur la page du Bad Crew ainsi que les superbes galeries de photos prises par notre photographe Pat Frost.
Je vous invite à poursuivre votre lecture avec mon autre article racontant le jour 2 du Pouzza FEST.
Rédacteur : Patrice Belley
Crédit-photo : Patrice Belley
Correction : Val Girard
Révision : Julie Fortin

































































