Home Scène Internationale The Boys, les Beatles du punk célèbrent leur cinquantième anniversaire aux Foufs

The Boys, les Beatles du punk célèbrent leur cinquantième anniversaire aux Foufs

Publié le 05 Avr 2026 par

The Boys, le groupe punk britannique a débuté ses activités en 1976. Les rois de la power pop célèbrent donc leur cinquantième anniversaire. Pour souligner ce fait d’armes, ils se paient ou nous offrent une tournée canadienne avec un arrêt aux Foufs. Chez nous! En tout cas, assez proche à Montréal pour que je me force de me déplacer.

Je recrute deux autres mélomanes grandement intéressés formant ainsi un trio dangereux. Quelques semaines suite à l’achat instantané de nos billets, un ami de la gang se joint au trip. Team Danger est alors complet avec ses quatre membres.

The Boys

Les Foufs

Cette expérience à venir se déroule aux Foufounes Électriques, ma salle favorite en territoire montréalais. J’apprends par la bande que Codefendants sera aussi présent. Édifice, entité conçue afin d’être apte à y accueillir deux concerts simultanément. Oui monsieur!

Ce concept maximisé dans leurs grosses années ; quand ça débordait au travers des murs avec la gigantesque terasse à pleine capacité elle aussi. Malheureusement, des sommets qui ne seront jamais atteints de nouveau, selon moi, bien entendu.

Arrivés sur les lieux de notre destinée musicographique, achalandage plus élevé qu’à l’habitude remarqué. J’ai alors des flashbacks de mes visites lointaines ici-même avec cette ambiance décrite. Je ressens un peu le même feeling qu’à l’époque.

Foufounes Électriques

Tu montes les escaliers et tu te retrouves face à un choix, ta destinée. Deux types de clientèle et style musical différent. Es-tu plus The Boys ou Codefendants? L’un joue au Cabaret des Foufs et l’autre dans la salle avec Mezzanine. Concours de circonstance, je me ramasse dans les deux clans. Tatoué des deux allégeances

Street Panther

Pas Steel Panther, j’ai dit Street Panther. Le band de Montréal annonce ses couleurs ainsi : Muscle Rock Bad Boy Bovver Boogie style of Rock’n’Roll. Je me suis conditionné avant leur prestation avec l’écoute de leur bandcamp. Pour moi, c’est un groupe glam punk empli sans conteste de rock ‘n’ roll.

Toute cette musique explosive est canalisée, dirigée par un trio.

Street Panther

Le vocal peut rappeler du bon vieux hard rock. La guit qui torche l’excellence ; elle lui sort par le bout de ses ongles accérés. Hallucinant!

Street Panther

Premier entracte aux côtés de Conflit Majeur

J’effectue un passage éclair de l’autre côté, The other side. Je tombe face à face, nez à nez avec quatre flots en action. Je ne sais pas si je suis arrivé après leur première toune, mais c’est un moment de répit ben timé. Ils annoncent qu’ils portent le nom de : Conflit Majeur.

Street Panther

Une jeunesse talentueuse qui joue avec enthousiasme leur punk francophone. Ils réussissent à nous faire partager leur joie d’être ici ce soir.

Street Panther

Brillant avenir à l’horizon, à watcher!

Street Panther

J’apostrophe un vinyle pour moi et un de plus pour mon ami qu’un des membres autographie avec le sourire accroché au visage.

Conflit majeur

Dany Laj and The Looks

Le trio power pop de Dany Laj and The Looks s’installe sur scène.

Dany Laj and The Looks

Bassiste féminine fabuleuse. Batteur en complet, sur son 36. Il doit faire chaud dans le camp!

Ça rocke! Je détecte, décèle des influences de plein de vieux bands qui convergent conjointement pour aboutir à ce son.

Dany Laj and The Looks

Leurs compositions sont imprégnées de nostalgie. On jase d’amour, d’engagement, de sens à sa vie. Parfois, nous avons une folle envie de tout quitter, laisser en plan. Cette angoisse est déconstruite au fil de leurs séduisantes mélodies.

Dany Laj and The Looks

Deuxième interlude avec Codefendants

Je décide de passer cette intermission à mon programme principal dans l’autre party en cours. Rejoignant Codefendants que j’aime beaucoup aussi. Le chanteur tellement énergique en débitant son raggae punk.

Je me réjouis et me régale des trois morceaux que je réussis à pogner illico presto. Je me réconforte de ne pas voir leur spectacle dans sa totalité aujourd’hui, car j’ai profité à fond d’eux au NOFX Final Tour en 2025.

Codefendants

The Boys

The Boys roule sa bosse depuis le début de la vague punk, soit en 1976. Fait notable pour ce soir, deux membres sur cinq sont originaux : les deux chanteurs. Il manque malheureusement le claviériste Casino Steel qui s’est fait opéré il y a peu de temps.

Power-pop

Ils oeuvrent dans la power pop, qui elle est née à la fin des années 60. Style musical qui forme le pont entre les ballades dont on devient accroc directement dans les traces des Beatles, Beach Boys… et la puissance du hard rock. Dénotons-y une guitare saturée, une voix propre et tout est joué d’une précise rapidité.

The Boys

Dans The Boys, la guitare rugueuse est tellement bonne et distincte parmi la masse assurant le tonus de tous leurs morceaux. Le bassiste et le batteur se relancent aimablement à répétitions. Des chansons, pour la plupart, courtes et directes.

The Boys

Entrée en la matière avec TCP, issu de leur deuxième album Alternative Chartbusters (1978).

The Boys

Terminal Love (1979) tirée de To Hell with the Boys suit, très appréciée des fans. Positionnés direct en face du stage aux premières loges. Nous scrutons chaque mouvement, détail dévoilé. L’ambiance est décontractée. Soudainement, un gars tel un bonhomme à ressort surgit proche de nous direct en avant du stage. Il se met à sauter et initier un trash relax peuplé de vieux punks.

The Boys

En avant ou en arrière, telle est la question? Un choix déchirant entre du gros fun en étant à proximité de mes vedettes en se contentant du son des moniteurs ou la qualité sonore, le confort, l’espace, une vue d’ensemble. Weekend datant de 1980, pas le choix. Accrocheur il est, cet hymne power-pop punk.

The Boys

Je décèle, entends des tracks tapés pour les passages avec du clavier. Avec ces préenregistrements, on dirait qu’il est davantage audible à ma surprise et satisfaction. Leur boisson ingurgitée est ma sorte la Labatt 50 pour leur cinquantième anniversaire. Retour en 1977 avec I Don’t Care constituant, en fait, leur premier single.

The Boys

Is back

Bonhomme à ressort de retour, en pleine forme sinon plus crinqué. On s’amuse ensemble. Je sers de bouclier humain au reste de l’assistance stashée plus loin en retrait. Brickfield Nights (1978) n’est pas oubliée, l’une de leurs chansons parmi leurs plus connues du public. Sans ralentissement, la délectable First Time (1977), succès instantané. La définition, l’affirmation de leur mariage du son punk et pop.

The Boys

La liste

Damn Those Eyes! Leur setlist est nourri de vieux classiques inmanquables, mais également des albums plus récents. Notons deux titres du dernier album de 2014 Punk Rock Menopause ont été interprêtés. Méconnus, mais valant le détour.

Fait cocasse, The Yobs est leur nom lorsqu’ils font des tounes de Noël. Leur nom de band à l’envers.

The Boys

Directement croisé à notre sortie des Foufs, le grand Matt Dangerfield. Nous réussissons à se décoter une superbe photo, souvenir impérissable de ce spectacle intime épique.

Matt Dangerfield

Finale

Au lit, pas si tard. Réveil pas trop brutal avant une longue route vers la maison qui nous attend. Pour se remettre de la veille, déjeuner colossal décevant, mais copieux à souhait.

N’ayant pas eu le temps requis pour accomplir notre quête habituelle de collectionneurs à Montréal, visite sur le chemin du retour à Le Knock-Out. La boutique dans la ville de Québec a fait peau neuve et maintenant située au 47, St-Joseph Ouest. J’avais hâte de venir sentir, constater de mes yeux vus les allures du nouveau local. Toujours une sélection enviable d’albums et de choix en grande quantité. Je suis vendu! The Boys!

Le Knock-Out!

Le Knockout satisfaisant.

Rédacteur : Patrice Belley

Crédit-photo : Patrice Belley

Correction : Camille Charlebois

Révision : Marie-Eve Landry

Je suis chargé de projet informatique à l'Université du Québec à Chicoutimi. Pour le Bad Crew, je suis rédacteur depuis février 2024 et photographe quand la situation se présente. J'aime beaucoup assister à de nombreux shows chaque année. Ce qui me motive, c'est de faire rayonner la scène musicale et ainsi faire découvrir des groupes québécois et internationaux. Ma paie, c'est de voir la formation de nouveaux groupes et que les promoteurs continuent à organiser des spectacles.