Home Scène Canadienne Le retour tant attendu de Truck Violence à Montréal

Le retour tant attendu de Truck Violence à Montréal

Publié le 27 Mar 2026 par

14 mars 2026, Bâtiment 7

Truck Violence Mothland, Matthew Van Dystadt-Aguiar, https://www.mothland.com/truck-violence
Truck Violence Mothland, Matthew Van Dystadt-Aguiar, https://www.mothland.com/truck-violence

Je me retrouvais dans l’autobus 57 en route vers le Bâtiment 7, un ancien centre de recyclage devenu espace communautaire et là où le show de ce soir aura lieu. Truck Violence, récemment revenus d’une tournée européenne, se retrouve à jouer plus rarement à Montréal, leur ville natale. Il y a encore plus d’excitation envers leur retour en conséquence de leur succès international- même avant mon arrivée à la venue, on remarquait que leur fanbase avait grandi exponentiellement. La preuve: le groupe de personnes au fond de mon bus racontaient qu’ils étaient venus de Connecticut juste pour les voir!

Au Bâtiment 7, des spectateurs de tous âges se faufilaient à travers la foule; certains des vétérans de la scène locale, d’autres assistant à leur tout premier show. La salle était complètement sold-out, avec des personnes regardant les sets du cadre de la porte d’entrée.

Soirée vibrante aux couleurs locales

J’ai assisté à un lineup chargé, composé complètement de groupes locaux. Computer Science (screamo), Sietch (noise) et inheadlights (midwest emo) ont pris la scène en tant que premières parties. L’excitation de la foule augmentait toutefois à l’attente de la tête d’affiche. Auto-décrit comme étant un mélange poignant des sonorités amères du hardcore et du folk de l’Ouest canadien moderne, Truck Violence se démarque dans la scène montréalaise par leur amalgame poétique de genres musicaux, une identité mélodique complexe.

Une communion entre l’évolution et les racines

Ayant assisté à leurs shows depuis quelques années, ça m’a fait chaud au cœur de voir autant de monde qui se sont présentés pour eux. Le band a grandi et évolué, mais leur cœur et leur esprit restent les mêmes, fidèles à leurs racines. Leur son distinct et l’émotion crue rayonnaient à travers le set, montrant pourquoi ils vivent autant de succès. Pendant Guns buried in the front yard, seule la voix de Karsyn Henderson et le banjo mélancolique de Chris Clegg résonnaient dans la salle. La centaine de spectateurs assis à terre, attentifs – hypnotisés par la prouesse poétique du band. Malgré la soirée mouvementée, on a vécu un moment de calme.

J’étais nostalgique dans le moment même, une sorte de rappel de profiter du présent qui sera certainement qu’une mémoire tendre plus tard. L’instant fut pourtant éphémère – rapidement coupé par d’autres chansons de leur album Violence (2024), plus orientés vers un son hardcore que la précédente. Inspiré par les prairies canadiennes et abordant des thèmes tels que la dépendance et les dysfonctionnements, Violence nous emporte dans un état de conscience émotionnellement cru. Vous pouvez écouter leur premier album sorti avec la maison de disque montréalaise Mothland ci-dessous.

Une authencité qui transcende la scène

Ce qui rend Truck Violence spécial n’est pas seulement leur originalité, mais leur capacité à captiver l’attention de tous, à vivre dans le moment et d’être eux-mêmes, sans vergogne. Ils maîtrisent la vulnérabilité malgré l’intensité – la violence de leur musique. L’atmosphère pendant leurs performances est quelque chose qui se communique seulement par l’expérience d’être là. C’est pourquoi je conseillerais à tous de profiter de leurs shows- quoique occasionnels- à Montréal quand on le peut.

Rédaction: Beatrix Hooton

Correction : Camille Charlebois

Révision : Marie-Eve Landry