Home Scène Canadienne Fast Food Fairies en table d’hôte à l’Envol

Fast Food Fairies en table d’hôte à l’Envol

Publié le 27 Mar 2026 par

Le 7 mars dernier, les amateurs de show du SagLac auraient affronté un enfer météorologique pour assister à la prestation des Fast Food Fairies (FFF). Naturellement, Michel Cantin (Bauxite) des Productions Colimason est à remercier pour avoir entendu le public pour l’élaboration du lineup. Ce soir, Bauxite partage la scène avec les Fairies et Polonium 309 en guise de gueuleton. Par ailleurs, ce dernier groupe au son corrosif a frappé directement le point G de mes tympans.

Dès notre arrivée, on voit le coin de trottoir devant l’Envol envahi de punks, chacun abordant fièrement ses plus belles guenilles à patch. Telle une grande famille rassemblée pour la Soirée Canayenne, l’enthousiasme de chacun se ressent. On quitte enfin l’engourdissement presque muet de la saison froide, puisque voilà un événement qui pousse n’importe quel punk des tavernes à sortir de son hibernation.

Polonium 309, passage irradié

Avertissement : Plusieurs études révèlent que le corps humain est incapable d’excréter le polonium 309 rapidement de l’organisme, ce qui laisse un temps suffisant à la radioactivité d’endommager l’ADN ou de tuer les cellules. Tenez-vous le pour dit.

Une onde de choc se fait sentir dès les premières notes de Polonium 309, et le crowd se trouve dans la zone de déflagration du hardcore.  Bref, l’entrée est servie, garrochée dans le « gargoton » et les portions sont plus que généreuses. 

Polonium 309

Par ailleurs, je fus immédiatement irradié sinon irrémédiablement infecté par l’ensemble de leurs rythmes. En effet, les riffs puissants et mélodieux accompagnés d’un chant ravageur définissent bien le son radioactif du band. Polonium 309 est le cauchemar de n’importe quel compteur Geiger. De fait, leur album On s’criss a rapidement contaminé ma playlist. De telles retombées sont attendues en présence d’un setlist de destruction massive tel que celui-là.

Polonium donne une représentation thermonucléaire. Rétrospectivement, si leur intention était de donner un boost pour starter la machine, c’est réussi. Le crowd est solidement décollé.

Ceux du SagLac qui voudraient les voir ou les revoir, notez qu’ils seront au Bar à Pitons avec Fokyoushima le 30 mai prochain.  

Du Bauxite dans l’air

Durant l’entracte, à l’extérieur, le pouls de la foule s’emballe et électrise l’air. Pendant ce temps, Bauxite s’installe tranquillement sur scène, dans le sillage même de l’enthousiasme du public.  

L’entrée a ouvert l’appétit des affamés. À leur retour, les gens ont rapidement occupé l’avant-scène. Tous sont prêts à bouffer du Bauxite, et à en redemander. Il y longtemps que je les avais vus. Tout comme le public ce soir, ils pètent littéralement le feu. Je remarque au passage une nouvelle composition, Liquidateur, qui traite de ce que l’on laisse en héritage aux futures générations. Le refrain m’a trotté dans la tête jusqu’à épuisement.

Bauxite

Par conséquent, l’ambiance festive est palpable, le festin musical se laisse manger, Bauxite y ajoutant sa sauce. Le thème entrecroisant semaine de relâche et fast-food, c’est bon, ça passe vite et j’en veux encore ! Michel Cantin et ses acolytes ont agacé nos papilles auditives en cette fin d’hiver avec quelques titres de leur album Momie de fer… et ça ouvre l’appétit.

Fast Food Fairies livre la manchandise

Une fois les amuse-gueules consommés, c’est le temps du plat de résistance. C’est là qu’arrive Fast Food Fairies, pour un premier service au SagLac. Avec le flamboyant Danny Duke au lead, FFF séduit autant par son punk’o’pop old school que par l’énergie qui s’en dégage. Guy Deschenes et Olivier Houde tous deux à la guitare et Marco De Grandpré aux drums complètent ce portrait dynamique.

Le flamboyant Danny Duke

Au menu, les chansons de l’album Can’t agree on anything (2024) servies sur un plateau. Le pit avale son lunch musical comme un take-out, et s’en délecte : les uns chantent, les autres dansent. Le plaisir est total. She don’t know I love her so ou I wanna be with you rappellent la sonorité des Ramones : c’est rythmé, connu et contagieux. Le set passe à la vitesse de l’éclair et la soirée s’achève…  Les Fast Food Fairies firent une carrière heureuse et eurent de nombreux fans. 

Fast Food Fairies

Lire aussi :
Un franc succès pour le Taverne Fest 2Du monde à messe pour le Taverne Fest 2

Rédaction : Julie Fortin & Jerry Cherry

Photographie : Jerry Cherry

Correction & révision : Marie-Eve Landry