
The Meteors : Le zénith du fun
Publié le 29 Avr 2026 par Julie Fortin

Ce soir 9 avril, Les Cornets Volants et The Meteors brûleront les planches du très connu Café du Clocher. Clairement, les astres se sont alignés pour permettre le passage de ces étoiles anglaises. En ce soir de semaine, la place se remplit à un rythme régulier. Peu à peu, les groupes d’amis se forment à l’extérieur et savourent la première météo clémente depuis longtemps.
De la marchandise surprise
Quelques jours avant le spectacle, j’avais lu quelque part qu’aucune merch’ des Meteors ne serait disponible pour la vente. Quelle ne fut pas ma surprise de voir chandails et écussons étalés à la table de l’entrée !
En discutant avec le sympathique roadie du groupe, j’apprends que le band a parcouru plus de 3300 miles [5311 km], depuis le début de son périple. Enfin, bien que les Meteors aient veillé à garder quelques items pour les dernières dates, la ligne est mince entre tout vendre ou en ramener. Tout de même, il est gentil de réserver ce que je convoite, le temps de faire le plein de billets verts.
À la fin de cette discussion animée, j’apprends que les gars des Meteors sont assez contents de jouer dans l’Est. En effet, ils n’ont que rarement l’occasion de voyager de ce côté du pays. En toute confiance, je lui promets bien du plaisir durant la soirée. Comme prévu, la foule de feu du Saglac a accueilli The Meteors, avec chaleur et énergie.
Les Cornets Volants, décollage réussi

Puisqu’une soirée ne saurait commencer abruptement, Les Cornets Volants préparent leur entrée à partir du perron même du Clocher. Ma meilleure amie et moi rentrons rapidement pour ne rien manquer de ce spectacle sucré. Joe Pistachio (voix), Vanilla Gab (guit’), Choco Stef (basse) et BananAlexis (drums) recréent le yéyé durant tout le temps de leur prestation. De blanc et de rouge vêtus, ils partagent leur version très énergique de Tu ne veux pas de moi et Mon ange blond.
Une fois cette première dose de sucre ingurgitée, Les Cornets entremêlent savamment les covers aux titres originaux. Lors de l’introduction d’Ils iront sur la Lune, sujet ne manquant pas de susciter quelque passion « spatiale », la foule s’émerveille. Évidemment, ce hit bien placé est un clin d’œil à la mission Artémis II, alors en périple du côté du satellite naturel de la Terre.
Atterrissage contrôlé
En cours de route, le band ne manque pas de souligner son petit virage vert : « on est maintenant écoresponsable ». En effet, des couvre-chefs en feutrine remplacent les calots de papier jetable d’avant, préservant leur esthétique de bar laitier jusqu’à la dernière note. On aime. Finalement, Les Cornets Volants garnissent leur sundae musical de Sucre moi les fraises. S’ensuit tout de suite Monster Mash chantée en français s’il vous plaît. Quelle entrée en matière intersidérale.
The Fkn Metors, la pluie céleste
Quand je rentre après l’entracte, la place est pas mal plus jam pack que tantôt. Sans surprise, les fans sont venus en grand nombre pour apprécier le psychobilly un peu trash dont The Meteors a le secret. Ce band, originaire du Royaume-Uni, en est à sa première présence au Saguenay – la 15e date d’une tournée de 21 spectacles. La foule ne cache pas sa joie et se remue dès les premiers accords.
Immédiatement, la place vibre, respirant au même rythme que les assauts électriques. De plus, Paul Fenech (voix) échange avec le crowd entre les chansons, s’excusant même de sa voix un peu éraillée. Personne dans la pièce ne lui en veut, c’est certain.
OTMAPP – Only The Meteors Are Pure Psychobilly
Force est de constater que les kilomètres ont eu un effet dynamo sur The Meteors, qui aligne les succès presque les uns après les autres. La foule calque son mouvement à même la musique, riche et puissante. Alors résonne le psychobilly pur lors de Maniac ou de Fuck Your World, devant le public conquis. Après une heure bien sonnée, et la chanson I Hate People garochée avec verve peu commune, le set des Metors prend fin. Malgré la générosité du groupe, la foule affamée réclame un rappel, histoire de se rassasier totalement. Malheureusement, cette soirée magique se termine sous les cris d’espoir des « encore » qui retentissent. N’empêche, un événement du genre ne se produit pas souvent.
Rédaction : Julie Fortin
Correction et révision : Jess Peach
