Home Scène Internationale Une partition parfaite pour le groupe américain The Offspring durant leur séjour dans la vieille capitale.

Une partition parfaite pour le groupe américain The Offspring durant leur séjour dans la vieille capitale.

Publié le 13 Nov 2022 par

Le plan était simple : deux groupes prêts à tout donner et présents pour faire briller le son de la nostalgie pour une soirée festive.

Simple Plan est une formation qui ne fait pas l’unanimité au sein de la communité punk, puisque plusieurs diront qu’ils n’en font partie. Ils ont raison! Je crois qu’ils n’ont jamais voulu se rattacher à cette scène. Simple Plan a plutôt gardé tous les horizons ouverts. Le public de The Offspring est large, donc les gens ont accepté cette première partie à bras ouverts.

Le quatuor offre un spectacle énergétique et il enchaîne les succès radio à un rythme débridé. Les membres du groupe s’amusent sur scène et le chanteur Pierre Bouvier fait participer la foule avec une assurance inébranlable. Il reste qu’il n’y a aucune prétention et je comprends leur réussite mondiale.

Il y a un petit quelque chose d’unique dans leur présence sur scène. Qu’on aime ou qu’on n’aime pas leur musique : ils sont excellents en spectacle.

The Offspring fait partie intégrante du mouvement punk puisqu’ils ont participé à son explosion à un niveau commercial en 1994 avec l’album Smash. Ils ont enregistré l’album de façon indépendante avec Brett Gurewitz du groupe Bad Religion et l’album est sorti sous son étiquette de disque indépendant Epitaph Records. Cet album a créé une onde de choc dans l’industrie de la musique.

Leur retour dans la ville de Québec avait quelque chose de symbolique, car nous avons participé à ce succès dès le début. Les membres ont vieilli, mais ils ont prouvé qu’ils n’ont rien perdu de leur mordant. La soirée a débuté avec une intro qui nous a menés à la pièce qui leur a ouvert les portes de la gloire soit Come Out and Play (Keep ‘Em Separated). Les succès se sont succédés jusqu’à la chanson Slim Pickens Does the Right Thing and Rides the Bomb to Hell de l’album Days go By qui était une belle surprise. Le groupe la joue plutôt rarement en spectacle.  

Je les ai vus à chacun de leur passage depuis vingt ans et ils ont toujours livré des performances dignes de leur succès. Ils ont toujours joué majestueusement avec le côté visuel du spectacle. Pour la tournée mondiale Let The Bad Times Roll, le côté visuel est époustouflant. Ils l’ont poussé à un autre niveau.

Cependant, le choix des chansons était prévisible et plutôt axé sur leur succès radio, mais il y a eu quelques surprises pour les connaisseurs. Pour les personnes qui les voyaient pour une première fois, c’était une situation idéale. En revanche, pour les vieux de la vieille, c’est du terrain connu, mais cela est loin d’être déplaisant.

Le coup de circuit de la soirée a été lors de la reprise à la guitare de l’immortelle pièce d’Iron Maiden intitulée The Trooper par Noodles qui a offert un medley en solo de quelques classiques du rock’n’roll. Sa virtuosité à la guitare est indéniable. Ensuite, les membres du groupe sont montés sur scène le rejoindre pour la reprise de la chanson Blitzkrieg Bop des New-Yorkais The Ramones.

Le clou de la soirée a été l’ovation que Québec a offerte aux cinq Américains qui a duré plusieurs minutes et qui a secoué The Offspring. (Can’t Get My) Head Around You de l’album Splinter a été accueillie comme une dose de sucre qui nous redonne de la vigueur. Le groupe avait tout pour enregistrer l’évolution de l’énergie de la foule avec leur ballon dirigeable lettré à leur nom.

Je donne une note parfaite à cette soirée mémorable, à ce groupe du comté orange de Californie et à tout le monde présent. Un des spectacles les plus vigoureux de 2022 en date d’aujourd’hui!

Djpunkassbed – Prescription Punk Rock – CKRL 89,1

Crédit photo pour Simple Plan: Melanie Clement – Prescription Punk Rock – L’oeil de Mel-C.

Crédit photo pour The Offspring: Skyler Barberio

Correction: Marie-Eve Landry

Photo crédit Simple Plan – Melanie Clement