
SOMET, Honey, Fielding et Wired Mother à la Toscadura
Publié le 20 Avr 2026 par Beatrix Hooton

Un lineup prometteur
La salle était quasiment pleine un soir pluvieux à la Toscadura, la dernière venue tous âges restante de l’empire de Casa del Popolo. Ça fait un peu plus d’un an qu’elle est ouverte et elle est devenue une des salles majeures pour la jeune scène underground. Située au rez-de-chaussée d’un club espagnol, on y trouve un environnement charmant et bien organisé dans son ensemble. Le seul problème est que le son n’est honnêtement pas excellent, mais j’ose dire d’expérience que ça s’améliore peu à peu.
La maison de prod Ballin’ Beaver a organisé le show du 10 avril, un lineup d’artistes émergents. Offshoot du Pouzza, elle prioritise les spectacles all-ages et donne une plateforme à des groupes plus jeunes. Avec le manque de salles accessibles, c’est une belle initiative et ça prend des promoteurs comme ça pour alimenter la scène et la garder en vie.
Wired Mother

Ça débute avec Wired Mother, jouant leur tout premier show. Initialement timides, ils se sont rapidement démarqués des autres bands. Le groupe de quatre doit avoir joué dix instruments dans leur set d’une trentaine de minutes. Du synth à la contrebasse électrique à l’harmonica, indie, rock et folk se mélangeaient. Il y avait une vibe qui me rappelait des groupes classiques folk-rock des années 70s, comme The Band. Ils ont continué avec un cover de Courtney Barnett, suivi par une reprise de Björk, mettant vraiment en valeur leurs inspirations variées. Bref, c’est toujours un plaisir de découvrir des groupes qui ne sonnent pas comme les autres. J’espère que Wired Mother continueront à jouer ensemble, ils ont vraiment du potentiel!
Fielding

« Make some noise if you’re emotional tonight »
…a déclaré le chanteur de Fielding qui ressemble à Jim Morrison – si Jim Morrison jouait du indie rock. Fielding a livré une performance dynamique remplie de breakdowns mélodiques. Le band avait une énergie hypnotisante et une cohésion exceptionnelle. Ayant récemment sorti leur premier album éponyme, ils ont terminé leur set avec la dernière track, Sunspot. Ils n’ont laissé aucun spectateur indifférent; quand les guitares se sont débranchées, la foule en voulait encore.
Honey
Honey est le genre de groupe que tu découvrirais accidentellement dans un show de dive bar; une perle rare sans prétention mais surprenante. La salle était absorbée dans un moshpit en pleine sueur dès la première chanson. Le band impressionnait déjà par ses solos de guitare remarquables. Il pourrait être décrit comme un mélange de Whirr et de Smashing Pumpkins. Des couplets plus mélodiques et shoegaze se transforment harmonieusement en refrains grunge et heavy. Ils ont sorti dernièrement un single appelé Sophia (demo), qui montre justement cela.
SOMET

En tête d’affiche du show, SOMET, un groupe shoegaze assez clair et net. Ils ont seulement deux singles de sortis, Sorry et Back to You; mais si y’a une chose que ce band prouve, c’est que la qualité vaut plus que la quantité. Leur public connaissait définitivement ces deux chansons, avec du monde qui chantaient les paroles à tue-tête. Passant de riffs résonnants et distortionnés à des chansons plus rapides et punk, tout le monde pourrait y trouver un aspect qui lui plaît. Malgré qu’ils soient assez jeunes, ils jouent avec précision et cœur, digne d’un groupe beaucoup plus ancien. Des stage dives en catapultes aux amis se faisant des câlins dans la première rangée, l’émotion et la dédication pure de SOMET transcende les personnes autour.
Rédaction : Beatrix Hooton
Correction : Céline Montminy
Révision : Marie-Eve Landry

