
The Meteors : une nuit de psycho aux Foufs
Publié le 24 Avr 2026 par Jerry Cherry

The Meteors : une nuit de psycho aux Foufs. Journal de bord du Bad crew, le 11 avril 2026 aux abords des Foufounes Électriques. J’ai suivi de près la trainée des Meteors lancée depuis Londres. Afin d’être moi-même ébloui, je me suis élancé tête baissée vers la dernière date de leur présence au Québec, aux Foufs à Montréal.
Le spectacle, organisé par les productions Macadam, présente un superbe line up, très loin de l’équipage de fortune. Pour ouvrir la soirée, avant les Meteors : The Lab Ratz, Bloodshot Bill et Déjà Voodoo, un alignement d’étoiles rarement observé. Une curiosité morbide m’habite. Je veux à tout prix être témoin de cette pluie de Meteors, et des groupes sidéraux la précèderont ce soir.
Prémices sur la ligne verte

Durant la journée, je profite de ma saucette dans la métropole pour visiter café La Ligne Verte, rue Ontario. En effet, un événement de vente et d’échange (vinyles, CD, cassettes, t-shirts, etc.) s’y déroule. C’est l’un de ces events où tu réserves un budget en promettant de t’y tenir. Toutefois, ça se déroule toujours comme dans un western : tu rentres, tu dégaines et tu te tires. De mon point de vue d’étranger, je peux vous confirmer qu’on s’y sent comme dans un deuxième salon. La salle à manger déborde d’une clientèle de tous styles, et le staff y est très accueillant. Les quelques kiosques recèlent d’une panoplie de trésors pour les amateurs de musique. D’ailleurs j’ai défoncé mon budget en 35 minutes, mais j’y retournerais n’importe quand.
Avis à la population ! Le café La Ligne Verte est présentement à la recherche de bands intéressés à jouer dans leur salle (100 places) cet été. Si tu as un projet musical, des tunes à tester, bref si le chapeau te fait envoie ta proposition à : bookinglaligneverte@gmail.com
The Labs Ratz : des cobayes contrôlés par le psycho
Cette soirée aux saveurs Rockabilly est animée par The Great Ghoul Arnia, à la présence captivante sur scène. Cette goule réchauffe aisément la salle de quelques blagues. Je ne capte les anecdotes qu’à moitié, car je croise le chemin de Charly Martin, chanteur de Labs Ratz, à qui je donne un coup de main amical.

The Lab Ratz, groupe de psychobilly montréalais enflamme le crowd dès les premiers claquements de basse de Nuke Storm. Tous dansent et se laissent entrainer par la rythmique effrénée du band. En d’autres termes, le contrôle musical est total, et toute résistance est inutile. Une atmosphère de douce folie plane à l’intérieur des murs des Foufs. Tous entrent en collision dans un espace restreint, aucun corps connu ne peut résister au beat entrainant des Labs Ratz.
Bloodshot Bill, l’homme-orchestre
Quand j’ai vu la file de gens se poursuivre jusqu’à l’extérieur après les Lab Ratz, je me suis à ne pas sortir fumer pendant les entractes. Le temps de rebrousser chemin, le public s’était contracté au point où il était difficile de trouver un bon point de vue. Je décidai de monter sur la mezzanine afin d’avoir une vue en plongée.
C’est alors que Bloodshot Bill s’installe seul sur scène. Il est devant son bass drum en peau de vache, muni de sa guitare. Le public le gave d’une avalanche de cris, impatient qu’il est de se délecter de son son unique. Bill semble appartenir à une autre temps, comme directement catapulté des années 50, pour notre plus grand plaisir.

La vibe Bloodshot Bill
À lui seul, il captive la salle tout au long de son set list totalement éclaté. Son énergie sur scène est indéniable, il bouge et danse en chantant ses chansons sans relâchement. Beaucoup dans la salle l’observent, entraînés par sa vibe qui nous frappe de plein fouet. Bloodshot Bill est une de ces bêtes de scène enjôleuses pour tout amateur de musique. Son style, la puissance de ses prestations et son charisme font de cet artiste un véritable orchestre en un seul homme.
En résumé, j’attendais depuis longtemps que les planètes s’alignent et me donnent l’occasion de voir Bloodshot Bill, dont la musique à souvent bercé mes journées. Maintenant, j’ai hâte de renouveler l’expérience de me faire brasser au son de Bloodshot Bill, si l’occasion se représente.
Gerard Van Herk et Bloodshot Bill jouent Deja Voodoo
**Léger retour en arrière**
Dès mon arrivée aux Foufs ,je me dirige vers les tables de merch‘ et Gerard Van Herk avec la ferme intention de me procurer au plus vite son vinyle Martian Kiss. Cet homme est un attachant personnage. Tout de suite, il m’a tendu la main avec le sourire en me voyant me diriger vers lui. Très accueillant et proche de ses fans, on l’adopte sans hésitation.
Le duo souhaité
Van Herk à la guitare et au chant est accompagné de Bloodshot Bill aux drums, et ils nous jouent Déjà Voodoo (Van Herk étant un des deux membres fondateurs). Ce groupe canadien de garage rock des années 50 au son psychobilly venu d’ailleurs ou sorti d’un vieux film d’horreur, nous possède par son rythme lent. Pour dire, c’est une musique idéale à écouter chez soi. J’ai ressentie une joie incompréhensible à danser au ralenti.

Entre certaines chansons, Gerard Van Herk interagit gaiement avec le public, racontant certaines anecdotes de sa carrière. Par ailleurs, je reste encore surpris du nombre de gens qui ont crié leur présence au dernier show de Déjà Voodoo à Montréal, trente ans auparavant. Bref je m’assume, je suis maintenant un grand fan. Foncez sans hésiter si vous voyez passez ce nom dans une salle de spectacle à votre portée.
The Meteors : un passage sidéral.
The Meteors envahissent les cieux de la ville, leur dernier passage à Montréal remontant aux années 80, c’est un spectacle à ne pas manquer. En effet, dès l’annonce de leur venue dans la province, par les productions Macadam, je comptais les jours sur le calendrier.
On sent l’excitation en chaque personne présente quand le groupe monte sur scène. Une légère interrogation de plusieurs, au fait que le drummer reste debout derrière son instrument… peu conventionnel et intriguant.

Pionniers de la fusion du punk rock et du psychobilly, the Meteors, comme leur son, otn traversé les époques et marqué un style musical à jamais. Pour dire, leur set list est si intense qu’il passe en un instant, tous ici dansant au même rythme que la musique. Cela transforme le plancher sous nos pieds en une véritable trampoline, qui swingue en cadence avec le crowd. Le show aurait pu se finir un étage plus bas créant un cratère devant la scène, personne n’en aurait été étonné.
The Meteors sont des légendes vivantes, et le show de ce soir au Foufounes électriques fut épique, avec un line up de premier choix. Ce spectacle est officiellement un moment fort de l’année 2026. Un merci spécial aux Productions Macadam d’accueillir au Québec de tels artistes en permanence.
Rédaction et photo : Jerry Cherry
Correction : Camille Charlebois
Révision : Julie Fortin
