
Cleanse, Mildew, Violence City et eLm à la Toscadura
Publié le 08 Sep 2026 par Beatrix Hooton
En ce changement de saison vers l’automne, il y a une chose qui ne semble pas changer — qui dit show de vendredi soir, dit la Toscadura sur Saint-Laurent. Le 28 août réservait un line up de quatre jeunes groupes, chacun unique amenant un entourage varié, mais tous d’une certaine cohérence musicale commune.
Cleanse



L’autoproclamé « brokest band in Montreal », Cleanse, fait la tête d’affiche du show. Une chose est claire dès le début de leur set ; ils sont peut-être les plus pauvres, mais les plus survoltés aussi. Le groupe n’éprouva pas de difficulté à faire mosher les personnes assez chanceuses d’être restées jusqu’à la fin du show. C’est franchement rare d’avoir une si haute énergie réciproquée par la foule, certains assistant à leur premier show de Cleanse, mais surtout pas leur dernier.
« On ramène le Drop D sleaze baby », crie le frontman, armé d’une Stratocaster à motifs de Hello Kitty. Le groupe se lança dans des tunes d’une teinte pop punk, se fondant dans des breakdowns et des interludes de ska. D’un vote commun du public, Cleanse a gardé de la familiarité dans son set avec des reprises classiques de Nirvana et Green Day.
Mildew


D’un son plus grunge et heavy que la tête d’affiche, Mildew est un band provoquant le headbanging. Les membres jouent des shows depuis un peu plus d’un an ensemble et travaillent sur un album. Guitare gémissante, des paroles hurlées des tripes, Mildew nous fait entrer dans une transe musicale. Ils ont joué leur chanson Where the Red Fern Grows vers la fin de leur set accompagné de crowd surfs. C’est un band qui joue fort d’une manière satisfaisante. Qui aurait cru que de l’acouphène pouvait être un bon sentiment ?
Violence City



Originaire de Québec, le 28 août marquait la septième visite de Violence City à Montréal. À l’effet de grésillement de radio, le chanteur grogne sur des riffs de guitare entraînantes. C’est le genre de band qu’on garde en tête même après les avoir vus une fois. Ensemble depuis 3 ans, ils étaient clairement confortables sur scène, avec la présence d’une dynamique d’un groupe beaucoup plus ancien. Violence City reste très actif, sortant souvent des singles dont le plus récent Full Moon, datant de juillet. Le groupe a aussi un album intitulé Wasting my Own Chance, qui date de 2024.
eLm


Le pickup de l’amplificateur »duct tapé » à un violon, l’écho du son remplit la salle avant que les autres instruments embarquent, ajoutant du rythme dans la dissonance. Le bourdonnement du ventilateur dans ta chambre pourrait très bien être un autre membre de eLm.
Âgés de seulement 17 ans, eLm demeure un band impressionnant de la scène locale. Le groupe ne joue pas si souvent, mais quand ils le font, ce n’est pas à manquer. D’une façon, leur musique a sa propre présence. Sans le confondre avec de la nonchalance, les membres se fondent quasiment dans le décor pour laisser l’instrumental parler. Malgré leur jeunesse, eLm réussi quelque chose qui n’est pas évident — une harmonie, les musicien.nes se retrouvant tous sur la même fréquence radio.
Des groupes ayant joué la Toscadura le 28 août, seul Violence City ont des spectacles en vue. Ne les manquez pas au festival Métalmania à Montmagny en octobre. C’est ici que vous pouvez rester à l’affût des shows de eLm, Violence City, Mildew et Cleanse.
rédaction : Beatrix Hooton
Correction et révision : Julie Fortin

