Home Scène Internationale Vans Warped Tour Mtl : quand 2006 rencontre 2026

Vans Warped Tour Mtl : quand 2006 rencontre 2026

Publié le 02 Sep 2026 par

Les 21 et 22 août, le Vans Warped Tour Mtl retrouvait enfin la métropole après douze ans d’absence.

Douze ans s’étaient écoulés depuis sa dernière édition montréalaise, en 2014. Pour l’occasion, le parc Jean-Drapeau avait sorti son plus beau outfit afin d’accueillir notre belle communauté punk, skate punk, pop punk, emo, ska, hardcore et metalcore.

J’aimerais vous faire ça bref… mais je ne pourrais même pas. Cinq scènes, des écrans géants, une rampe de skate, 21 stations d’eau, de la bouffe et surtout une ambiance digne d’un gigantesque rassemblement d’anciens punk-emo-scene kids devenus adultes. Je ne vous mentirai pas non plus sur mes intentions : pour une des rares fois, je n’étais pas là pour courir après les petits bands underground. Non, non. Cette fois, j’étais là pour combler mon ado intérieur. Les bands que la petite Mari voulait voir se trouvaient principalement sur les grosses scènes. Of course.

Vendredi : du skate, du punk et une foule bien vivante.

Ma journée au Vans warped tour mtl a commencé avec Escape the Fate, qui a offert un set principalement consacré à l’ère Craig Mabbitt. Petit pincement au cœur : aucune chanson de Dying Is Your Latest Fashion. La petite emo en moi en aurait volontiers pris mais ce ne fut pas cette fois-ci.

 

Atreyu a ajouté une bonne dose de metalcore à la journée. Après plus de deux décennies de carrière, le groupe sait encore comment occuper une grosse scène. Les riffs, l’intensité et l’énergie donnaient immédiatement envie au crowd de bouger. Silverstein a aussi prouvé pourquoi ses chansons traversent aussi bien les années. Entendre une foule reprendre My Heroine plus de 20 ans après sa sortie, ça reste quelque chose.

Changement complet d’ambiance avec The Planet Smashers. Difficile d’imaginer un Warped Tour à Montréal sans une bonne dose de ska, encore moins sans un groupe qui représente aussi bien cette partie de notre scène locale.

Avec MxPx et Pennywise, on retournait ensuite directement aux racines skate punk du Vans Warped Tour. Ces bands n’ont plus rien à prouver, mais réussissent encore à faire bouger autant les fans de longue date que les plus jeunes. C’était aussi ça, la beauté du week-end : plusieurs générations réunies devant les mêmes scènes.

Taking Back Sunday a ramené sa dose d’emo. Oui, Adam Lazzara reçoit depuis longtemps des critiques pour ses performances vocales. Mais on ne peut pas lui enlever sa présence scénique. Quand la foule reprend You’re So Last Summer ou A Decade Under the Influence, les imperfections deviennent presque secondaires.

A Day to Remember, de son côté, représentait parfaitement le mélange du Warped : assez lourd pour partir un mosh pit, mais assez pop punk pour faire chanter une foule entière et terminer en beauté le vendredi soir !

Mais soyons clairs : vendredi portait réellement un nom, Sublime.

Sublime faisait partie du premier Warped Tour en 1995. Après la mort de Bradley Nowell en 1996, quelque chose s’est éteint avec lui — du moins pour moi. Les chansons, elles, n’ont jamais disparu. Plus tard, Sublime with Rome a permis à cette musique de continuer à vivre sur scène. Puis Jakob Nowell, le fils de Bradley, a repris le micro, et là… mon petit cœur.

Jakob ne cherche pas à devenir une copie de son père. Il chante et bouge à sa manière tout en portant une musique dans laquelle il a littéralement grandi. Quand Wrong Way, What I Got, Badfish et Santeria se sont enchaînées, la foule chantait tout, pas seulement les refrains.

Voir Jakob avec Eric Wilson et Bud Gaugh, devant des milliers de personnes qui reprenaient encore ces chansons près de 30 ans plus tard, m’a complètement rentré dedans. Je ne saurais pas l’expliquer autrement : l’âme de Sublime était revenue. Bradley était là autrement. Voilà. Mon cœur a explosé, mais cela doit être le coté émotif qu’être dans la mi-trentaine apporte…

Samedi : retour direct dans les années 2000

Samedi amenait encore une programmation complètement absurde au Vans Warped Tour avec Four Year Strong, Hawthorne Heights, 3OH!3, Mayday Parade, Ice Nine Kills, Bowling for Soup, Chiodos, Alkaline Trio, Jimmy Eat World, Yellowcard et Simple Plan, entre autres.

Mon premier gros énervement allait vers 3OH!3. Leur set était court, mais efficace. STARSTRUKKMy First Kiss et évidemment DONTTRUSTME ont suffi pour nous ramener directement à la fin des années 2000. La foule sautait, chantait et connaissait encore beaucoup trop bien les paroles. Leur mélange complètement assumé d’electropop et de pop punk fonctionne encore toutes ces années plus tard.

Puis est arrivé Yellowcard. Leur dernier Vans warped tour remontait justement à 2014. Entre-temps, le groupe s’est séparé, a terminé sa tournée d’adieu en 2017, puis s’est reformé en 2022. La prestation était musicalement magnifique : le violon, la voix et ces chansons qu’on connaît encore beaucoup trop par cœur étaient au rendez-vous.

Quand Ocean Avenue est arrivé, on n’écoutait pratiquement plus Ryan Key chanter seul : tout le monde chantait.

Pour clôturer la soirée Du Vans Warped Tour Mtl : qui d’autre que Simple Plan.

Pour comprendre mon niveau d’excitation, il faut retourner au début des années 2000. J’ai découvert le groupe grâce au décompte de MusiquePlus. J’avais enregistré I’m Just a Kid sur une VHS uniquement pour pouvoir remettre le clip et sauter partout dans le salon familial. Oui, oui, une VHS. Et malgré toutes ces années à les écouter, je ne les avais jamais vus en concert. La petite moi qui est toujours un peu là était donc officiellement en train de vivre SON moment au Vans Warped tour Mtl.

Simple Plan a enchaîné les classiques que la foule connaissait évidemment par cœur, dont I’d Do AnythingWelcome to My Life et I’m Just a Kid. Ajoutez quelques reprises, les Scooby-Doo sur scène, Jaret Reddick de Bowling for Soup, les confettis, la pyrotechnie, les feux d’artifice, l’anniversaire de Jeff Stinco et une quantité franchement déraisonnable de crowd surfers.

J’étais tellement concentrée à photographier et à regarder le show que plusieurs personnes autour de moi m’avertissaient lorsqu’un humain complet arrivait vers ma tête. Mon appareil photo et moi avons donc survécu de justesse à quelques pieds, jambes et êtres humains qui nous passaient au-dessus.

Puis Perfect a commencé et, encore une fois, toute la foule chantait. Des milliers d’adultes reprenaient ensemble une chanson qu’ils avaient probablement déjà écoutée seuls dans leur chambre à 13 ans. C’est là que j’ai réalisé que je pensais aller au Warped pour revoir des bands que j’attendais depuis des années, mais que j’y avais surtout retrouvé une époque de ma vie.

Pendant deux jours, plusieurs générations ont chanté les mêmes chansons, sauté dans les mêmes mosh pits et partagé la même nostalgie. J’ai pu chanter trop fort, éviter quelques coups de pied et constater que les chansons que j’ai aimées n’avaient finalement jamais vraiment vieilli.

Moi, peut-être un peu. Elles, non.

Mon ado intérieur voulait son Vans Warped Tour Mtl. Il l’a eu. Et tout semble indiquer que l’on se revoit peut-être 2027 !

Site officiel du Warped Tour 

Rédaction : Mari

Crédit-photo : Kalia by Mari

Correction : Marie-Joëlle

Révision : Marie-Eve Landry