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Maxime Gervais et les petits trous balles avec du Chou, svp

Publié le 19 Oct 2025 par

Maxime Gervais et les petits trous de balles avec du Chou, s’il vous plaît en ce 2 octobre. C’est un salivant faire-part émanant de La petite Boite noire de Sherbrooke, pour un jeudi soir bien garni : rires et bonne musique sur la même scène. Je ne connais aucune meilleure recette pour ménager la chèvre et le chou. C’est une belle occasion de produire compte-rendu enrichi d’humour et de sarcasme, afin de pimenter la lecture de votre estimée feuille de chou, Le Bad Crew.

Les quasi deux heures de route ont passé plus vite comparées à l’infini couloir de stationnement auquel je fais face. On ressent la vivacité du nightlife de Sherbrooke partout au centre-ville. En effet, j’entendais rires et discussions résonner tout autour, à l’extérieur. Pendant ce temps-là, je me sens bête comme chou, essayant de négocier avec la machine pour payer ma place de parking.

Un vestibule peint de noir, une obscure petite porte dérobée, et La petite Boite noire révèle enfin ce qu’elle contient. On se sent minuscule, le plafond en pente donne l’impression de s’infiltrer à l’intérieur de la vaste salle. Fait facilement observable à mon arrivée, il n’y avait que les membres des groupes présents dans la salle. Je les sentais légèrement fébrile, à moins de trente minutes avant l’heure dite. J’observe les petits pois lumineux reflétés par les deux boules disco du plafond sur le vieux plancher en lattes, lorsque je réalise que Maxime Gervais m’interpelle peut-être : « Heille checkez lui , y’a un chandail de Chou« . Je lève la tête et opte pour la réponse la plus logique à donner…

Chooooouuuuuuuuu !!!

Je retourne socialiser à l’extérieur, et les gens arrivent abondamment quelques instants avant que ne commence le spectacle. J’appréhende, ravi de voir le groupe pour la troisième fois. En effet, j’ai embarqué dans le jeu de Chou dès notre première rencontre au Phoque Off Fest, où certains membres m’ont confondu avec le portier. Chou est un véritable soutien énergétique, tout comme son homonyme alimentaire.

Le groupe prend le pouls de la salle en mettant la pression avec la chanson Je fais attention. Toute qu’un démarrage en force. Au chant, Charles Laplante se donne tellement à fond et nous prouve aussitôt le contraire, puisqu’il renverse toute sa bière au premier couplet. Pendant ce temps, Bruno Bouchard à la guitare met les choses au clair immédiatement, nous intimant de tous avancer de deux pas, afin de combler les vides devant la scène.

Charles nous remercie sarcastiquement « d’être arrivés d’avance ». Effectivement, Chou a bien pensé jouer devant seulement deux personnes, jusqu’au tout dernier moment. Il en profite pour nous présenter Sébastien, nouveau venu à la basse. C’est sa première représentation avec le band. Je ne peux pas dire si ce n’était qu’un coup d’un soir ou un changement permanent, je ne suis pas leur agent. Toujours est-il que c’était le match parfait, même un pour one night stand avec Chou.

Ils sont choux

J’adore leur esprit de camaraderie sur scène. Gabichou aux percussions garde un rythme soutenu, nous maintenant dans l’eau bouillante. Bruno à la guitare ajoute son grain de sel, assaisonnant de pincées d’humour inattendues les interventions de Charles entre les tunes. Enfin, on a même eu droit a une chanson imprévue grâce à l’inspiration du moment de Bruno. « On fait de l’art » pour le citer.

J’ai épuisé tous les jeux de mots que je connaissais avec Chou. C’est un excellent groupe de notre belle province. Ils sont d’ailleurs en lice dans deux catégories de la Grosse liste du Gamiq cette année. On leur souhaite de pas faire chou blanc.

Maxime Gervais et ses petits trous de balles apparents

J’suis malheureusement passé droit à la première chanson. En effet, mes pourparlers avec le paiement au parking se sont mieux passés qu’à mon arrivée, mais m’ont retardé légèrement. C’est probablement un contretemps du destin, pour que je sois d’autant plus épaté par cet homme à l’allure de « mononcle » trop chaud à un party de Noël des années 90. Avec son costume gris défraîchi et ses lunettes de soleil, se présente le blues Brothers commandé sur Temu : Maxime Gervais et les petits trous de balles.

Pour introduire la deuxième chanson, il avoue nous avoir menti en se disant très content d’être à Sherbrooke avec nous ce soir. Ben non, il aurait préféré rester chez lui jouer aux Jeux Vidéos.

Un déchainement d’enchainements

Maxime Gervais propose un show musical hilarant sans précédent, comme je l’espérais. Chaque intermède nous amène subtilement à la thématique de la prochaine chanson, tout en causant des rires dans la salle. Pour introduire la chanson Buffy et Spike, Maxime raconte qu’il nous a perçus comme un public de vieux dès notre arrivée, et présume donc qu’on connait tous Buffy contre les Vampires. Évidemment, le titre se rapporte à cette série. Il nous « promet » même un mal de dos le lendemain. La touchante chanson J’ai choisi la fin donne même lieu à quelques blagues phalliques… que je tairai. 

Les présentations innommables

Le guitariste Sébastien Pillon surprend tout le monde lorsqu’il court jusqu’aux toilettes se soulager juste avant qu’ils jouent Nacho ou con queso ? C’est le moment que choisit Maxime Gervais pour présenter les adorables trous de balles qui l’accompagnent, tout en nous délectant de farces au franc goût d’urine sur chacun de ces derniers. Un peu sec en bouche, très rassis à entendre, mais si on laisse décanter la joke, on l’apprécie mieux.

Par la suite, Max se mêle à la foule dans l’exécution d’une danse du pogo hors du commun. En effet, les bras le long du corps, il sautille, les pieds joints. On l’aurait pris pour une truite arc-en-ciel bataillant pour s’échapper de la chaloupe. Je pourrais écrire encore longtemps sur cette soirée au son de Maxime Gervais et les petits trous de balles. J’en ferais peut-être un livre – totalement déconseillé aux enfants, au risque de les voir trop énervés, les yeux ronds comme des p’tits trous de balle… Blague à part, je ne regrette aucunement d’avoir saisi l’occasion de passer une soirée amusante en leur compagnie.

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Rédaction Jerry Cherry

Correction & révision : Julie Fortin