
Desaxed, l’équilibre dans le chaos avec son nouvel album éponyme
Publié le 17 Fév 2026 par Patrice Belley
Desaxed, c’est un groupe hardcore d’Arvida au Saguenay qui fait du bruit depuis 2024. Je suis là pour vous jaser, vous entretenir de son nouveau rejeton. Un solide nouvel album, le deuxième, membré de onze tentacules punk.
Si nous revenons en arrière, vous vous souviendrez que je vous l’ai déjà présenté dans un précédent article. Depuis ce temps, le groupe a évolué, alimenté son fleuron créatif. Toujours dans le souci d’envoyer ses décharges dans notre cerveau trop confortable.

In action
Desaxed a eu la chance, le privilège de partager la scène avec Les Ramoneurs de Menhirs au Café du Clocher, assurant la première partie avec grâce. Il peut dorénavant se vanter de cet exploit notable, vécu avec des légendes du punk français. Ayant fait bonne impression auprès de Didier qui a personnellement félicité le groupe. International, il est.

Vintage
Son œuvre éponyme est disponible en ligne sur sa page bandcamp depuis le début de l’an, le 10 janvier 2026. À mon plus grand bonheur, une sortie physique a suivi le 30 janvier sous le format de la bonne vieille cassette/K7. Splendide pochette, dessin gracieuseté de son bassiste Alex Riverin aux multiples talents. Ce n’est pas de l’art fake à la IA.

Un p’tit 15 piastres bien investi! Vous n’avez qu’à communiquer directement avec le band et ça lui fera un grand plaisir de vous fournir la vôtre.

Qui est-ce?
Nous avons affaire à un trio, l’union de Mailloux au vocal, Alex à la basse/guitare et Jérôme au drum.

Jay a un autre band portant l’élégant nom de : Ass to Mouth.

Alex fait également partie des formations Kaustyk et Les Nuls.

Desaxed, Desaxed
Il y a pas mal de désaxés là-dedans. C’est littéralement vrai, et démontre le trip dans lequel on plonge. Critique, analyse du concept de cet album percutant. Tant dans sa totalité que sa singularité. Chaque pièce épiée, disséquée.
Entrons ensemble dans la caboche de Desaxed, décortiquons son brain.

1. Angoisse
Crise d’anxiété musicale, périple, panique d’une durée de 1 minute et 89 secondes de torture psychothérapique. Ce n’est pas une chanson proprement dite. C’est une mise en bouche, la porte d’entrée vers un univers déjanté.
2. Pollution Mentale (03:17)
Là, il y a de la musique travaillée, du pur hardcore qui te rentre dedans. Un son old school avec insertions au goût des années 2020. Guitare pouvant rappeler Chron Gen. Notre esprit est envahi, bombardé sans cesse d’inutilités et de détournement de la raison.
3. Afraid (02:39)
Voix plus violente, incisive. Vocal rappelant le death metal. Effrayés nous sommes, une frayeur communiquée et ressentie.
4. Stupid (01:20)
Vacarme initiateur avec fracassements prononcés de tambours. On nous sert une voix plus nette avec un débit différent. Idiot consciemment ou non, manipulation sociale injectée contre notre gré. Coït malheureusement interrompu après une durée trop courte de 1 minute 20 secondes. J’en aurai pris davantage.
5. Happiness (03:54)
English this time. Des p’tits gars cultivés, bilingues. Deux joyeux lurons qui se relancent avec chacun leur vocal propre. Une belle alternance qui fait son effet. Autant l’un que l’autre transmet son énergie bestiale à évacuer à sa manière. Il faut que ça sorte, toute cette dénonciation! Une cadence de dérapage contrôlé, maîtrisé.
6. Weirdo (02:50)
Des méchants, ils sont fâchés. Montée d’adrénaline imagée par la guitare en fond saturé. Accélération et décélération juxtaposées, se relançant l’une et l’autre. Fournissant un genre intéressant et qui sort du lot. Ma favorite parmi ces onze compositions réussies.
7. LSD (01:39)
Pas la drogue, il faut penser croche : le sexe dur. Début avec une guitare incisive. À chacun son tour de briller; voici la batterie martelée et la voix se ramène au-devant. « LSD » crié, beuglé à gorge déployée.
8. No Brainer (02:48)
La basse est plus présente, mettant la table pour le refrain répété fort : « No Brainer ». Une confusion nous habite à son écoute, celle qui habite dans notre quotidien.
9. Get Off (02:48)
Coups de baguettes choisis avec précision, les scalpels nous infligent une torture mentale. Hargneux ils sont dans celle-là. Tout en instruments harmonieux. Je souligne l’apport du batteur, l’essence de cette toune.
10. Delirium/tremens (03:30)
Double vocal distinguable, ça fit. Autre rendu présenté et bien reçu, capté. Cauchemar, délire éveillé à nous faire trembler. La peur présente jusque dans nos os ne doit jamais nous figer sur place. Affrontez vos démons intérieurs!
11. Moral (02:33)
Last one! Grosse ligne de basse sur celle-ci. J’adore! Des paroles, lamentations à écouter. L’application de son code de vie. La conclusion, fin de notre parcours et cheminement chaotique.
Sommaire cérébral
Un portrait idéologique de notre société constamment en changement, à une vitesse ahurissante dernièrement. Mariant des styles musicaux proches ou éloignés, plusieurs couples formés. Voir la vie selon l’axe de Desaxed.
Crédits
Le mérite de cet accomplissement ardu revient à ses trois principaux acteurs. Deux d’entre eux adoptant plus d’un rôle essentiel. Ça va comme suit :
Recording: Alex & Mailloux
Mixing: Alex & Mailloux
Mastering: Alex
Artwork: Alex
Lyrics: Mailloux


Prochain chapitre
L’aventure se poursuit, les axes sont alignés. Desaxed sera prochainement à l’affiche lors du show du 26 mars, avec The Defamed et The War Lovers. Soirée mise en place à l’Hôtel Plaza de La Baie, dans le cadre du lancement d’album de Ballistix. Allez-y et vous serez en mesure de constater l’étendue de ce hardcore en mode live.
Rédacteur : Patrice Belley
Crédit-photo : Patrice Belley et Annie Freska (spectacle des Ramoneurs de Menhirs)
Correction : Valérie Lapierre
Révision : Marie-Eve Landry

