
Rock la Cauze – Un samedi qui résonne encore !
Publié le 22 Août 2025 par Marie-Lyne Jean

Samedi dernier, sous un soleil éclatant, Victoriaville a vibré au rythme de Rock la Cauze, confirmant une fois de plus sa place comme le plus grand festival punk/métal au Canada. Sur l’ensemble des trois jours (7 au 9 août 2025), près de 18 500 festivaliers étaient présents, répartis sur 16 concerts d’envergure.
Une ambiance à couper le souffle
La chaleur accablante n’a pas entamé l’enthousiasme. Au contraire, avec des visages éclatants de bonne humeur, une foule souriante et une atmosphère chaleureuse, la journée a été, tout simplement, incroyable.
The Decline – Hommage à NOFX

Dès le début de la journée, The Decline – Hommage à NOFX a donné le ton avec un punk rock vitaminé. Créé spécialement pour l’événement, le groupe réunissait le chanteur et le drummer du groupe Major Lee de Victoriaville, et a su captiver la foule dès les premières notes.
Reste à savoir si le groupe continuera de nous faire chanter et danser sur les aires de NOFX dans l’avenir.
Wasting Time

Le groupe Wasting Time, venu de Toronto, a confirmé qu’il méritait leur place dans le cœur des festivaliers, enchaînant les riffs accrocheurs et les refrains qui restent dans la tête.
Formé en 2017, leur musique est inspirée par des influences comme Alkaline Trio, No Use For a Name, MxPx, Blink-182 et Green Day.
Actifs et productifs, ils ont sorti plusieurs EPs, singles et deux albums complets. Un nouvel EP intitulé Chainsaw Dynamos est attendu, suivi d’un troisième album.
Ils ont déjà tourné au Canada et participé à des événements comme le Pouzza Fest en 2022.
Death Note Silence

Death Note Silence, est un groupe originaire de Shawinigan au Québec. La magie a opéré : au milieu de leur prestation survoltée, une pluie d’oreillers s’est abattue sur le public… et la bataille d’oreillers la plus joyeuse de l’histoire du festival a commencé ! Tout le monde, jeune et moins jeune, s’y est donné à cœur joie – un moment à la fois improbable, magique et fédérateur.
Cette formation évolue dans un univers métalcore/deathcore, mêlant chœurs, violons, pianos et ambiances postapocalyptiques. Actifs depuis 2015, ils ont sorti leur premier album Code of Silence en 2016, puis un album éponyme en 2018, avant de lancer Collide and Collapse en 2022, lequel a été finaliste au GAMIQ dans la catégorie « Metal Album of the Year ».
Ils ont partagé la scène avec des têtes d’affiche comme Born of Osiris, Entreprise Earth, Get the Shot, The Agonist, Silverstein et bien d’autres.
Leur style frappe par son intensité, ses breakdowns percutants et un univers sonore singulier, qui en fait une force montante de la scène underground.

Self Deception

Self Deception originaire de Stockholm, en Suède, a vu le jour en 2005, piloté par Andreas Clark (chant) et Erik Eklund (batterie). Rapidement rejoint par Ronny Westphal (guitare) et Patrik Hallgren (basse et chœurs). Ils forment aujourd’hui un quatuor soudé.
Leur son mélange punk, rock moderne et métal mélodique, accompagné de paroles percutantes et d’une présence scénique aussi intense que charismatique.
Le groupe a atteint une audience massive : plus d’un million d’auditeurs mensuels sur Spotify et plus de 75 millions de streams pour certains titres.
Leur album, You Are Only As Sick As Your Secrets (2023), comprend des singles populaires comme Fight Fire With Gasoline, Stockholm Hearts ou encore PSYCHO, qui ont bien résonné auprès des fans.
En 2025, Self Deception a signé avec Napalm Records, un tournant majeur qui les propulse sur des tournées internationales majeures, notamment en Europe et au Canada.
Ils ont partagé l’affiche avec des groupes comme Electric Callboy, Danko Jones, ce qui atteste de leur ascension dans la scène rock/métal contemporaine.
Leur nouvel album Destroy The Art est prévu pour le 25 octobre 2025, avec déjà un premier extrait dévoilé : Dead Water, une chanson émotive sur les difficultés des relations à l’ère adulte.
Skindred vole la vedette

Mené par l’incroyable Benji Webbe, le groupe a littéralement volé le show. Dynamique, charismatique et connecté avec le public, Benji a fait participer la foule du début à la fin : accroupissements synchronisés, sauts collectifs, et même un « Short spin » géant où tous les hommes torse nu faisaient tourner leur chandail au-dessus de leur tête sur le rythme des percussions.
En revanche, pour moi, un instant qui restera gravé à jamais : après leur prestation, en me dirigeant vers l’arrière de la scène, j’ai croisé Benji lui-même. Il m’attendait en haut des marches, m’a tendu le poing pour un « touch of fists » et m’a offert un sourire chaleureux. On a échangé quelques mots en anglais, et je peux confirmer qu’en plus d’être un showman incroyable, il est d’une gentillesse désarmante.
Skindred originaire de Newport, Pays de Galles, formé en 1998, avec son style unique, un mélange explosif de heavy métal, reggae, punk, hip-hop et autres influences – souvent appelé « ragga metal » ou « nu reggae ». Il est réputé pour ses performances live survoltées. Le groupe ainsi reçu le titre de « Best Live Band » aux Metal Hammer Golden Gods Awards de 2011 et le « Devotion Award » aux Kerrang ! Awards la même année.
Premier album, Babylon, sorti en 2002, a atteint le sommet du classement du Billboard Top Reggae Albums, se classant aussi dans le top Heatseekers et Billboard 200.
Memphis May Fire

Memphis May Fire, groupe de metalcore américain, formé à Denton au Texas en 2006 (ils ont officiellement adopté le nom Memphis May Fire en 2007). Le nom vient d’un brainstorming collectif, sans lien direct avec la ville de Memphis.
Ils ont donc produit plusieurs albums : Sleepwalking (2009), The Hollow (2011), Challenger (2012), Unconditional (2014), This Light I Hold (2016) et Broken (2018).
Leur son mélange des mélodies accrocheuses et des riffs puissants, ainsi bien ancré dans la tradition du metalcore.
Skillet

Enfin, pour clôturer cette journée parfaite, Skillet est arrivé avec un spectacle à grand déploiement : décors imposants, lumières, effets de fumée, cuir et métal… Une véritable claque visuelle et sonore pour terminer Rock la Cauze en beauté.
Formé à Memphis au Tennessee en 1996. Son fondateur principal est John Cooper (chant et basse), accompagné notamment par Korey Cooper (clavier, guitare), Jen Ledger (batterie, chant) et Set Morrison (guitare solo).
Ils sont connus pour leur son puissant, leur théâtralité sur scène et une forte présence dans la communauté chrétienne rock. Certains fans mentionnent que leur discours peut s’avérer plus clivant, ce qui mérite d’être connu selon les sensibilités de chacun.
Découvertes
Au-delà des têtes d’affiche, cette journée a aussi été celle de belles découvertes : l’hommage à NOFX, Wasting Time, et la surprise d’apprendre que Death Note Silence est un band québécois !
Sécurité : souriante, humaine et proactive
De plus, j’ai été particulièrement touchée par le rôle exemplaire du personnel de sécurité. Toujours avec le sourire, ils ont aidé les « body-surfeurs » à naviguer sans se blesser, porté des enfants au-dessus de la foule pour qu’ils en profitent, et se sont mêlés eux-mêmes à la foule pour « body-surfer ». Et aussi, quand quelqu’un s’écorchait le genou, ils intervenaient immédiatement avec attention et bienveillance. Ces gestes ont renforcé cette idée que le festival est un moment de partage où la sécurité rime avec humanité.
Au-delà des concerts
Le festival a permis d’amasser des fonds en soutien à la Fondation du Cégep de Victoriaville, notamment pour l’agrandissement du centre sportif. Merci aux organisateurs, sans oublier les bénévoles et les commanditaires, dont la générosité et l’engagement rendent ce rassemblement possible et mémorable année après année.
En effet, Rock la Cauze, ce n’est pas juste un festival : c’est une immersion dans un univers où chaque note compte, où la foule devient une grande famille, et où la passion du rock transcende toutes les générations. Bref, ce samedi à Victoriaville restera dans ma mémoire comme une journée parfaite, et j’ai déjà hâte à l’année prochaine.
Rédaction : Marie-Lyne Jean
Photographe : Marie-Lyne Jean
Correction : Val Girard
Révision : Marie-Eve Landry

