Satanic Surfers, No Fun at All et The Corps, un « line » spectaculaire à Port-Alfred
Publié le 31 Août 2025 par Patrice Belley
Depuis le jour Un de l’annonce de Satanic Surfers, No Fun at All et The Corps à la Brasserie Port-Alfred le 6 août, j’ai le goût d’y aller. J’avais acheté mon billet et l’avait ensuite revendu, après avoir planifié nos vacances en famille pendant cette même dite semaine. Finalement, je suis en ville, pas à l’extérieur de la région et rien au programme.
Un ami réussit à me dégoter un ticket à mon plus grand bonheur. Je me botte le cul, car j’ai passé la journée à faire le bacon sur la beach avec des petites Sol.

Port-Alfred
De plus, ce mariage de bands voué au succès est célébré à la Brasserie Port-Alfred. Un joueur établi participant au rayonnement de la scène musicale punk et de divers styles variés. Surveillez leurs évènements programmés en consultant leur page Facebook.
J’entre et me me dirige au bar pour me commander une alléchante bière du groupe saguenéen Bauxite. S’ensuivront une pinte de deux autres formations du Saguenay, ayant leur broue : Défaillance et Zéro 3/4.

People of Punk Rock Records
Présence assidue de la bande de People of Punk Rock Records avec leur majestueuse table de marchandise intéressante. Un joli modèle de chandail est suspendu; il reprend le logo de la marque Santa Cruz, mais il y est inscrit Satanic Surfers. J’ai été raisonnable pour une fois, aucun achat.
The Corps
Donc, le temps que toute la situation propice prenne sa place, je suis arrivé et le vacarme harmonieux était déjà amorcé violemment avec The Corps. Groupe canadien de Vancouver méconnu dans mon cas.

Des super-héros
Fort de cinq albums à leur actif. Leur premier essai In Brightest Day apparu en 2015, suivi en 2016 de In Blackest Night. Pour 2018, ce fût l’électrisant Tales From 2814, enchaînant avec From Oblivion de 2022.




La plus récente sortie datant de l’année dernière pour l’incroyable Fractured Protocol. De toute évidence, DC Comics est une inspiration remarquable pour cette équipe efficace qu’est The Corps.

Leur identité secrète
La composition de la gang va comme suit : Dan Garrison (lead vocals/guitar), Andrew Pederson (guitar/vocals), Dan Stenning (drums/vocals) et Ronnie Ellis (bass/vocals).


Politiquement incorrect
Ils se décrivent eux-mêmes comme jouant du political sweet, sweet punk rock old school. Ils excellent dans le style des années 90 d’où ils puisent leur inspiration.

Next time
J’ai aperçu leur nom dans la programmation du festival Le Délüge pour le 13 septembre. Je ne manquerai pas ma chance de profiter pleinement de leur puissance scénique.

Deux clans unis
Je croise plein de vieilles connaissances et de têtes qui sortent de l’ombre seulement quand ce sont les gros noms, là ils répondent présents. Constatation rapide que la plupart des gens s’étant déplacés, sont ici principalement pour No Fun at All. Je m’aurais attendu au contraire étant donné que, dans mon cas, je suis plus fan et j’ai pas mal plus bombardé mes oreilles de Satanic Surfers.
No fun at all
No Fun at All surfe depuis longtemps sur la vague du skate punk, propulsée par le soleil chaleureux de leur coin de pays, et possède une grassouillette discographie de huit albums et cinq EP. Quand je fréquentais le secondaire, ce qui nous ramène aux années 90, pas mal tout le monde de ma génération écoutait de ce style musical.

NFAA
Cinq musiciens suédois dont je vous fais les présentations qui sont de mise : Kjell Ramstedt (batterie), Ingemar Jansson (chant), Mikael Danielsson (guitare), Fredrik Eriksson (guitare) et Stefan Bratt (basse). Voilà No Fun at All !




Ça roule à plein régime
Ils ouvrent le bal avec la chanson Spirit. Par la suite, sans attente, ils nous servent In a Rhyme.

Des modèles
Je remarque immédiatement le frappant drummer qui a les bras de l’emploi… musclé il est ! Étant l’amorce de cette traînée d’intensité musicale. No Fun At All, ce sont des vétérans de la scène skate punk et ça transpire dans leur accomplissement.

Vintage
Chanteur à lunettes à ne pas sous-estimer, voix d’un jeune poulet du printemps. Il nous annonce que les prochaines enlignées seront du old stuff de 1994. J’en suis ravi !

Nous sommes aux anges avec The Other Side et Your Feeble mind. Percutant le mur du son, le setlist est hallucinant !

Tenir la note finale
21 heures 51 et leur dernier son est évacué. Malheureusement, ils ont probablement manqué de temps pour interpréter les deux derniers titres envisagés Believers et Catch me, pourtant indiqués sur leur setlist.

Satanic Surfers
Satanic Surfers est enfin devant mes yeux. J’avais déjà profité de leur apparition, l’an passé, au Festival des Bières du Monde sur la Zone Portuaire de Chicoutimi. J’en ai écouté davantage que d’autres groupes, alors j’ai un fort sentiment d’attachement.

Ollie
« Nous sommes les Satanic Surfers ». Ils prennent la relève de la soirée bien en cours, en selle avec une courte utilisation de leur meilleur français. Surgissant des limbes, les serviteurs de Satan hurlent U+I R 1 sur Taste the Poison.

Kickflip
Poussée d’adrénaline lorsque j’entends les notes de départ pour And The Cheese Fell Down qui nous ramène en 1996 à l’album Hero Of Our Time. Satanic Surfers nous aspire en enfer. De la pure furie !




Manual
Solos de guitare infernaux. Une basse qui lead, montre la voie à emprunter sur la rampe de haute voltige musicographique. Rodrigo au drum est une machine de guerre, jamais en panne d’essence. C’est comme une balade à planche à roulettes; si on ferme les paupières, on s’y imagine. Diaboliquement exquis !

Figure réussie
Batteur qui assure le poste de chanteur en plus de son job avec les baguettes, des marteaux pour le colosse. Impressionné je suis à chaque fois. C’est rare qu’on voit ça, mais je pense spontanément à Étienne de MUTE, skate punk band de la ville de Québec.

Les quatre surfeurs sataniques
Quatre Suédois qui sont carrément en feu. « Merci beaucoup », une autre touche française reçue chaleureusement. Les Satanic Surfers quittent notre monde pour aller divertir d’autres âmes divergentes !

Les juges notent 9 sur 10
Magnifique enchaînement, séquence de trois groupes formidables un après l’autre. Tel un ollie, suivi d’un kickflip en terminant avec un manual. Le skate punk est bien vivant en 2025 !
Satanic Surfers est mon coup de cœur, mes chouchous.
Rédacteur : Patrice Belley
Crédit-photo (No fun at all + Satanic Surfers) : Patrice Belley
Crédit-photo (The Corps) : Martin Blackburn et Hugo Fortin
Correction : Céline Montminy
Révision : Julie Fortin

