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FEAR aux Foufs, aussi bon que plusieurs 50 bien fraîches

Publié le 05 Fév 2026 par

Je suis bien heureux de vous retrouver chers lecteurs. Merci d’embarquer dans mes délires linguistiques. Mon coup d’envol pour cette nouvelle année 2026 se fait avec FEAR aux Foufounes Électriques. Ma salle de prédilection dans la métropole. FEAR conquers Canada!

FEAR

Ô Canada !

Blue Skies Turn Black présente cette tournée canadienne qui est plus que la bienvenue. Je me suis monté un setup de voyage bien intéressant avec quatre chums. Dont un bon ami, IA humaine répondant à toute question se rapportant au dictionnaire punk. Il a vu tous les groupes punk possibles en show, mais surprise !  »Pas FEAR ». Je vais vivre ce moment d’un rarissime innommable. Go to Montréal !

FEAR

Le Sonik records

Passage montréalais obligé au Sonik pour y flamber une paie. Disques vinyles rares à ne pas manquer. Un ami de la place vient nous rejoindre et devient le conseiller officiel a écouter attentivement. Je fais six achats satisfaisants.

Notre appart

Notre pied à terre en sol montréalais, l’hôtel pratiquement voisin des Foufs, nous attend. On y dépose nos précieuses acquisitions musicales. Quelques consommations pour se mettre dedans et souper rapido.

Les Foufounes Électriques

Les Foufounes électriques

Nous pénétrons dans Les Foufounes électriques. Maison hantée de souvenirs, manoir ténébreux rempli d’anecdotes racontables ou non. Des groupes barrés des Foufs avec le temps comme Les Flokons Givrés. Enceinte de la musique underground qui supplante la pénombre de cette nuit de samedi.

Les Foufounes Électriques

Présentation de nos quatre billets au portier, que nous avions achetés depuis belle lurette. Direction les spectacles à l’étage…

FEAR

Ultra Razzia

Ultra Razzia, ajout de dernière minute à cette programmation pour notre plus grande joie. Incroyable groupe Oï !-punk montréalais ne cessant de créer et ainsi surprendre la scène. Ils ont également une carrière qui marche en France. Je peux aisément me remémorer leurs si bons shows antérieurs.

Prévus pour 20 heures, 19h58 pis ça starte, pas de niaisage ! Tout comme leur musique qui ne fait pas dans la dentelle.

Ultra Razzia

Devant nous se dressent les trois mêmes membres que les dernières fois, dont certains du groupe The Prowlers.

Ultra Razzia

Multi-instrumentiste

Différence notable de Mathieu qui est passé du drum à son autre amour, sa maîtresse la guitare. Notre homme peut encore se gâter sur sa batterie pour son autre band UZU, dont leur deuxième album À qui la liberté ? est paru en 2025.

Ultra Razzia

Noirceur

Nous sommes plongés dans une atmosphère sombre instrumentalement et par le parolier. Remarquons leur talent indéniable, impossible de l’ignorer, une évidence.

Ultra Razzia

Court setlist de 11 chansons s’étalant jusqu’à 20h23. Bye, à une certaine prochaine fois !

Ultra Razzia

Acquisition de leur dernier bébé, un split en vinyle avec le groupe Armistice que je ne connais pas. Encore avec une superbe pochette. Belle occas‘ !

Young Blades

Au tour de Young Blades, groupe québécois aussi de Montréal, donc dans leur patelin ce soir. Ils font dans le punk rock & roll. Ici, il y a Mickey au vocal, Pask avec une guitare, Mojo tient une basse et Sticker varge les drums.

Ça, c’est du pad

Coupe de cheveux majestueuse qui impose, la Longueuil combinée à la queue de rat portée par le chanteur. Le summum !

Guitare aux cordes pas trimées, surplombée d’un immense micro capillaire.

Young Blades

Tout ce melting pot m’amène à leur trouver des similitudes, des airs de Béton Armé, c’est du positif.

Young Blades

On se clanche un solo d’harmonica soyeux, moment inattendu. Oh yeah!

Young Blades

J’ai découvert Young Blades, en premier lieu, sur un Pils Sessions en bonne vieille K7.

Young Blades

Le batteur livre un roulement efficace de baguettes sur ses pauvres tambours. « Last song« .

Young Blades

Approximativement 36 trop courtes minutes de délire musical rafraîchissant.

MVLL CRIMES

Band de l’Ontario, respirant depuis 3029, MVLL CRIMES débarque sur la scène. Ils m’ont auparavant épaté au Pouzza 2025.

Présentation de Jill aux lyrics, Patrick gratte la guitare, Laurie fouette la basse et Evan martèle les tambours.

Mvll Crimes

Je constate vraiment dans les dernières années une effervescence de groupes ayant un leader féminin qui connaissent du succès, sont à l’avant-plan. Je m’en réjouis.

Mvll Crimes

La chanteuse Jillian Clair en fait partie, arborant pour cette soirée un onepiece noir à la Catwoman.

Mvll Crimes

Réveillez-vous !

Patrick Briggs, guitariste au jeu prodigieux et affirmé. Juxtaposant des textes engagés, critiques habilement dirigées envers la société physique et celle en ligne.

Mvll Crimes

Ne vous laissez pas aveugler par les médias bourratifs et adoptez la vision de MVLL CRIMES.

Mvll Crimes

J’ai l’adrénaline dans le tapis, et c’est donc une descente vertigineuse lors de leur dévotion finale. Repos mérité, ils ont tout donné.

Mvll Crimes

FEAR

FEAR, groupe américain punk hardcore ayant comme ville d’origine Los Angeles en Californie. Formé en 1977, et un premier album voit le jour seulement en 1982 nommé The Record. Ils se sont fait connaître grâce à de nombreux concerts.

L’acteur John Belushi est fan d’eux et leur donne un coup de main les menant en 1981 au Saturday Night Live. Spectacle mémorable se déroulant dans le chaos et les dommages, leur apportant la popularité dans tout le pays. Trois autres albums se joindront à la parade festive : More beer, Have Another Beer With FEAR et American Beer.

Effroi

Tournée canadienne sillonnant huit municipalités. Nous apercevons une paire de jambes descendant les escaliers joignant les loges et le stage, tout en hauteur. Ovation s’ensuit. Nous sommes apeurés, avons la frousse de ce que l’on va vivre.

Lee Ving

Le patron est là

C’est bien lui, Lee Ving âgé de 75 ans. Le parcours est une épreuve pas si facile, un doux pas à la fois. Il est aidé, accompagné jusqu’à son arme de terreur : son micro. Ambiance froide, à trancher finement au couteau.

Sueurs froides

L’homme au blouson de cuir noir se laisse aller. Voix a cappella, comme je les aime, à la Jello Biafra ou vaguement Danzig. Premiers balbutiements annonçant Hoochie Coochie Man.

FEAR

Affolement

Je me lance immédiatement, emporté dans l’action, la fosse du trash. On y croise des vieux punks sortis de leur retraite pour l’happening.

Coups d’épaules lancés et reçus. Il faut être prêt à en prendre plein la gueule.

FEAR

Mélodies qui déshydratent

Have a Beer With FEAR, More Bear et I Believe I Have Another Beer nous éclaboussent, et le public avale tout sans broncher. J’ai soudainement une envie de boire insatiable.

FEAR

On s’éclate avec le titre Beef Bologna. Ils ne nous lâchent pas, pas le temps de respirer, reprendre son souffle. C’est la désaltérante I Don’t Care About You qui compose ce déversement de notes musicales.

FEAR

Job time

Je passe très proche de me fouler le petit doigt. Fiou ! Je ralentis. Je me rends compte qu’il faut ben que je prenne des photos et vidéos.

Alors, je fais une virée, tournée complète des lieux. Panoplie de clichés d’angles différents. À droite, gauche, au centre. Plus proche, moins proche. Enregistrement d’un live que je poste sur le champ sur Facebook. Mission accomplie !

FEAR

Féroces californiens

Ok, je vais me chercher deux autres bières et je retourne m’amuser à fond. Le sage maître Lee Ving a sa célèbre onomatopée qu’on lui reconnait. Pratiquement pour chaque début de toune. Encore une saisissante maîtrise exemplaire et de plus, identique comme dans le temps.

Toutes les chansons délivrées sont intenses, sans répit. La chaleur ambiante en est suffocante.

FEAR

De vrais jeunots

No More Nothing nous amène à 23 h 59 et finito ! Ovation finale, sa récompense, sa paie.

Setlist de 25 hits avec autographe, gracieuseté et générosité de la part de Spit Stix. Finalement, malgré le nom du band, ce n’était assurément pas aussi terrifiant que GG Allin lors de son passage de 1988 aux Foufs. Eh non, je n’y étais pas étant âgé de 7 ans.

FEAR

Hangover

Une bonne brosse, j’étais dû. Réveil matinal pas si brutal. Délicieuse couche de gras chez Allô mon coco pour colmater la déchéance nocturne passée du lendemain de veille vécu.

Nous sommes désormais tous unis par le même disque vinyle dans notre collection. Celui du groupe punk québécois Danger. Danger team ! Je serai de retour en terres foufounoises pour The Boys en mars.

Rédacteur : Patrice Belley

Crédit-photo : Patrice Belley

Correction : Marie-Joëlle Tremblay

Révision : Julie Fortin

Je suis chargé de projet informatique à l'Université du Québec à Chicoutimi. Pour le Bad Crew, je suis rédacteur depuis février 2024 et photographe quand la situation se présente. J'aime beaucoup assister à de nombreux shows chaque année. Ce qui me motive, c'est de faire rayonner la scène musicale et ainsi faire découvrir des groupes québécois et internationaux. Ma paie, c'est de voir la formation de nouveaux groupes et que les promoteurs continuent à organiser des spectacles.