
Le party pogne au Vieux-Théâtre avec The Planet Smashers, General Chaos et Cosmïc
Publié le 31 Mai 2026 par Patrice Belley
The Planet Smashers fête ses 25 ans de carrière, et s’ensuit une tournée de célébration. Nouvel album On The Dancefloor produit récemment en août 2025. Je surveillais donc les dates mises en place dans ma région. Au Vieux-Théâtre à La Baie, pour le samedi 11 avril, ça me parle. Magnifique salle que j’ai visitée si souvent depuis ma jeunesse.
Malheureusement, concours de circonstances, je me retrouve seul avec mes deux enfants. J’avais donc mis une croix sur ce plan. Rebondissement ! J’obtiens comme information qu’ils acceptent les kids, et en plus une de mes amies y sera avec ses trois rejetons. Let’s go! Je me crinque pour aller au show en famille. Les Planètes se sont bien entourés avec General Chaos qui était avec eux à Alma la veille avec l’addition de Cosmïc.

Vieux-Théâtre
Agréable et savoureux souper improvisé à la Microbrasserie Pavillon Noir à La Baie avec une tablée pour sept affamés. Les portes du Vieux-Théâtre sont supposées ouvrir à 19 heures 30 et nous sommes effectivement les premiers arrivés. Prêts pour dévaliser les tables de merch !
D’autres enfants se pointent sur place. « Une soirée familiale ! » comme Jacques Rougeau le dirait si bien. Le bruit court qu’on totalise 120 billets vendus plus tous ceux qui se décident à la dernière minute. Je croise de nombreuses connaissances que je n’ai pas vues depuis longue date. Cet édifice évènementiel possède une immense scène à occuper. Ça fourmille justement sur le plancher de celle-ci. Chut, ça commence.
Cosmïc
Pas la première et la dernière fois que je vous jase de Cosmïc. Groupe ska punk rock du Saguenay qui sème la joie sur son passage. Le fiting parfait avec The Planet Smashers qui revendique ce titre. Je vous invite à lire mon autre article sur eux.




20 heures 24 et c’est parti ! Je remarque la présence d’un nouveau drummer. Exécution de solos de guitare en se mettant en valeur en se hissant sur les blocs rehausseurs.

Même une machine à bulles sous forme de pistolet fait son apparition remarquée.

Resplendissante guitare triangulaire d’un vert brillant, que Sam a fermement entre ses mains. Style éclatant, il a. « On est de St-Fulgence, mais ce n’est pas nous Angine. »

Rêve réalisé de jouer pour le label Stomp Records, administré par Matt de Planet Smashers.
General Chaos
General Chaos, ce nom de band vous sonne de quoi ? Le Bad Crew en a fait sa tête d’affiche pour le mois de décembre passé. Vidéo publié par Sam, grand manitou pour le Café du clocher qui m’a jeté à terre lorsqu’ils ont foulé les planches de son stage. Une autre raison qui m’a poussé à être ici ce soir.



Je vous rappelle qu’ils ne sont âgés que de 16 ans et proviennent de la métropole. Nous avons sympathisé avec le papa de la bassiste qui occupe le rôle de roadie et merchman. Ils ont grandi en se faisant bardasser les oreilles par Banlieue Rouge, The Sainte Catherines, etc.

Leur musique transpire positivement une naïeveté et innocence sans prétention. C’est brut, un joyau à polir. Un vocal hargneux à la voix rauque. On dirait Tim Armstrong de Rancid. Effectivement, quand on y pense, ça rappelle leur premier album. On reconnaît même pratiquement les mêmes lignes de basse et guitare familières. Éblouis, je suis. Des clins d’œil juxtaposés à leurs savantes compositions. Du style, ils ont les jeunes.

Deux albums à leur actif plus un démo. « On finit avec notre préférée du premier album. Chu fucking essoufflé, ç’a passé fucking vite. » En fait, leur deuxième album est paru le 8 mai. Allumez vos radars sur le titré Can’t Please ‘Em All.

« General Tao c’est vraiment bon », s’exprimèrent mes enfants. Hehe !
The Planet Smashers
The Planet Smashers mené par le géant maigrichon Matt Collyer. C’est lui qui était là pour gérer leur table de marchandise. S’exprimant autant en français malgré qu’il soit anglophone. Sympathie est son deuxième prénom.




Ça fait un bail que je les suis à la trace. Sans exagération, j’ai dû les voir 25 fois en spectacle. Détail à considérer : c’est le groupe préféré de l’un de mes amis. Ce qui me pousse régulièrement et naturellement vers eux. J’admets que ce sont des retrouvailles après un bon bout de temps, je m’ennuyais ! Surtout après l’écoute de leur dernier album qui passe le test.

C’est injuste pour toutes les autres formations, car leur musique est tellement entrainante que le party lève à coup sûr. Nous avons une envie soudaine de danser, skanker. Ça change des pas et jeux de jambes exécutés dans les trash.

« C’est samedi soir. » avec son accent francophone cassé si charmant. Les Planètes nous servent des hits à profusion composés de vieilles compositions et de nouvelles. Des entre-deux de carrière, ce qui s’est fait de mieux entre leurs débuts et aujourd’hui. Un best of intelligemment bâti.

Il est demandé à un jeune homme dénommé Dominic de se présenter sur la scène. Par la suite, il invite sa petite amie à le rejoindre pour finalement s’agenouiller. Eh oui ! La grande demande orchestrée avec ce scénario grandiose.

Le moustachu au sax, le ténor.
C’est la fête
Le barbu au trombone qui coulisse plus long que ses bras, c’est à n’y rien comprendre.

Soudainement, la guitare blanche du chanteur est imprégnée d’une couleur rouge. Hey! C’est du sang. Ça ne le dérange pas, aucunement incommodé. Il continue de jouer et ça pisse.
Parlons aussi de la touche de clavier qui change tout. L’ingrédient musical supplémentaire qui modifie le goût final. Fait chaud dans le camp. Je danse le ska avec une petite saucette dans le trash.
Fin nocturne
Je connais le tour de passe-passe à exécuter. Au début de la veillée, je l’avais expliqué à mes enfants lorsque nous sommes arrivés et passés à côté de cette fameuse porte arrière par laquelle les artistes circulent pour entrer et sortir leur gear. Mission accomplie, autographes récoltés de Planet Smashers sur mon nouveau tshirt et mon ancien vintage. Mon garçon est impressionné et les portera aussi.
Dernier show de cette tournée du printemps, si ́l’hiver peut enfin finir. La palme revient, sans hésitation, à General Chaos. The Planet Smashers assure toujours, mais un vent de fraîcheur est encourageant.
Rédacteur : Patrice Belley
Crédit-photo : Annie Freska
Correction : Camille Charlebois
Révision : Julie Fortin
