
CROSS CHECK : revue du EP « If you’re not afraid then why are you shaking »
Publié le 25 Nov 2025 par Jess Peach
D’habitude, je me limite à la correction, et il fut un temps où je faisais de la traduction. Cette fois, Claudia Master Bo nous a lancé un défi à tous les collaborateurs et collaboratrices du Bad Crew : écrire une revue d’une sortie qui nous a le plus marqués cette année.
Je me suis dit, pourquoi pas… D’habitude, j’écris surtout pour composer des paroles de tounes, mais cette fois j’avais envie de mettre en lumière un EP dans la catégorie « hardcore », un genre un peu moins couvert par notre média, et pourtant si proche de nombreux punks. Voici donc ma critique du EP, If you’re not afraid then why are you shaking, de CROSS CHECK, sorti le 28 mars dernier.

Crédit photo : Bandcamp
CROSS CHECK, c’est qui ça ?
CROSS CHECK est un groupe de hardcore montréalais formé en 2022, composé de Hannah Castelli au growl, Giuliano Miele à la batterie, Josh Gould à la guitare et Zach Mallette à la basse. Ils ont rapidement établi leur place, le public leur démontrant chaleureusement à coups de bataille contre des ninjas invisibles à quel point leur musique était appréciée.

Crédit photo : Félix Crawford Legault
Et leur plus récent EP, ça dit quoi ?
Mixé et masterisé par Grayson Carpenter du band hardcore montréalais Bruiserweight, le EP If you’re not afraid then why are you shaking est sorti le 28 mars 2025.
C’est brutal, carré et bien exécuté. CROSS CHECK ne cherche pas à réinventer la roue ; ils la font plutôt tourner à toute vitesse, jusqu’à la tordre. En à peine 10 minutes, le groupe livre un concentré d’agressivité parfaitement calibré, où chaque riff, chaque growl, chaque breakdown semble avoir été pensé pour provoquer le chaos total.
Dès les premières secondes, on comprend que le quatuor a pris du galon depuis son premier démo paru en 2023. Là où celui-ci laissait entrevoir un potentiel brut, le EP de 2025 confirme que le groupe a trouvé son identité sonore. Les guitares de Josh sonnent plus denses et tranchantes, la basse de Zach ancre le tout dans un groove qui bounce, pendant que la batterie de Giuliano frappe comme une tonne de briques. Et au-dessus de ce mur sonore, la voix de la « si sympathique et douce » Hannah crache chaque mot avec une rage viscérale.
J’ai entendu par moment du Converge ou du Norma Jean : les breakdowns sont massifs sans tomber dans le cliché, les transitions sont fluides, et les passages de 2-step donnent envie de bouger, même seule dans son salon (coupable, votre honneur !). Le EP passe à la vitesse de l’éclair, mais sans pour autant se faire oublier rapidement. La cerise sur le sundae ? Définitivement la piste Shroud. Son breakdown vers la fin est d’une brutalité désarmante : le genre de moment où tu te surprends à faire une « baboune » d’appréciation (ce qu’on appelle le stank face en anglais), à hocher la tête, à visualiser le pit exploser devant toi. Rien qu’à y penser, j’ai déjà mal au dos !
En conclusion
Bref, le EP est court (tout comme ma critique d’ailleurs), mais il ne perd pas une seconde : c’est un uppercut sonore, parfait pour se défouler. Bonne écoute (ou bonne découverte, c’est selon).
Rédaction : Jess Peach
Correction : Val Girard
Révision : Marie-Eve Landry

