
Houla la… la soirée de feu !
Publié le 16 Oct 2026 par Claudia Bo
Je devais avoir 13 ou 14 ans la première fois que les Ludwig ont traversé mes oreilles. C’était bien évidemment avec l’album Houla la ! et, rapidement, cet hymne iconique était devenu une pièce interdite chez moi. Ma chambre étant devenue une casbah aux allures d’une toune des Clash, ma mère m’interdisait de la faire jouer. Trop bruyante, trop dérangeante, trop « trop ». Ça semblait l’agresser, la déranger, mais moi, « l’adoleschiante » que j’étais, je montais le son, au point de la faire littéralement sortir de ses gonds. Faut dire que Houla la !, pour les non-initiés, bah, ce n’est pas tant agréable non plus.
Une trentaine d’années s’étaient ainsi écoulées, et les Ludwig continuaient de trôner au sommet de ma liste des « bands-à-voir-absolument ». Entre le moment de la mise en vente des billets et le 9 octobre, qui arriva enfin, j’avais l’impression que mille ans s’étaient écoulés. J’attendais donc cette soirée comme si c’était l’apothéose de mon existence qui allait enfin se concrétiser. Bon, j’exagère, mais à peine. Accompagnée de mes plus chers amis et d’un nouveau photographe au crew (quand même sexy, faut dire), c’est vers le Club Soda que l’on se dirigea en ce doux, mais froid vendredi d’octobre.
Les Krostons
Le nom me disait vaguement quelque chose, sans que je fasse le lien avec la célèbre bande dessinée belge, mais je n’avais aucun souvenir d’avoir déjà entendu quoi que ce soit de ce groupe provenant de La Prairie, sur la Rive-Sud. Mélangeant les styles et y incorporant de l’humour à la tonne, on se retrouvait devant un band aux influences variées. Ça rappelait parfois les bands français qui ont marqué les années 80 sur des rythmes distorsionnés et des paroles humoristiques, tout en conservant cette saveur qui caractérisait bel et bien la scène d’ici à l’époque de ma jeunesse. Le band s’était formé quelque part en 1989, puis s’était finalement dissous en 1993. Seuls les punks paraissant avoir leur carte de la FADOQ semblaient les connaître.
Quoi qu’il en soit, ce fut une première partie haute en couleur qui m’a fait rigoler à plusieurs reprises. Thumbs up à Patrice Caron (GAMIQ) pour cette animation colorée de début de soirée.


Mr.82
Lorsque je n’aime pas quelque chose, je n’en parle pas. Je sais, c’est plutôt rare de notre époque, mais je me contenterai de dire que, même si les paroles ne viennent absolument pas me chercher, leur son, lui, m’interpelle particulièrement. Je me suis donc permis une petite recherche sur ce band « trendy » synth et, si tu n’as pas encore visité leur site Internet, c’est probablement le site web le plus wow que j’ai jamais vu. Clique sur ça icitte.
Je terminerais en disant ceci :
Meow, meow, meow, meow, meow, meow, meow, meow, meow, meow, meow, meow, meow, meow, meow, meow, meow, meow, meow, meow, meow, meow, meow, meow, meow, meow, meow, meow, meow, meow, meow, meow, meow, meow, meow, meow, meow, meow, meow, meow, meow, meow, meow, meow, meow.
C’est tout ce que j’ai à dire sur Mr.82.



Ludwig Von 88
Ludwig ! Résumé en seulement un mot : PARFÂT !
Ceux qui y étaient seront d’accord, ceux qui l’ont manqué s’en mordront les doigts pour l’éternité. La rumeur voulant que c’était leur dernier show en sol québécois (lire ici l’entrevue réalisée par Le Soleil), ça reste que ce n’est pas définitif, mais valait mieux ne pas prendre ce risque et se trouver un billet au plus sacrant. Et ça, on est plusieurs à l’avoir compris, puisque, à l’exception des quelques grenailles de billets restant du côté de Québec, à la Salle Montaigne, tous les autres billets pour Alma (Café du Clocher) et Montréal (Club Soda) avaient trouvé d’heureux preneurs.




L’ambiance avait des allures de fête sous le soleil des tropiques ou de tombola de voisins dans un HLM. J’avais rarement assisté à un show avec un crowd aussi zen, heureux et participatif. Si les Béruriers sont les rois, force est d’admettre que les Ludwig sont bel et bien les empereurs et que, vendredi dernier, tout le monde était convié au grand banquet des amis des frères bavarois.
Le son était parfait, la setlist était parfaite, l’ambiance était parfaite, les Ludwig étaient parfaits. De J’ai tué mon père en passant par New Orleans, puis en terminant avec Houla la !, même dans mes rêves les plus fous, je n’aurais osé rêver d’un tel choix musical pour combler cette soirée qui passa, ma foi, crissement trop vite.
Merci à Charles (Macadam) ! Tu nous fais vivre de bien grandes émotions, chum !
Rédaction : Claudia Bo
Correction : Camille Charlebois
Révision : Val Girard

