
Wampas Psycho Attack et Lab Ratz : Le psychobilly à l’honneur
Publié le 25 Oct 2025 par Julie Fortin
Ce soir 15 octobre, le psychobilly est à l’honneur au Café du Clocher avec les Lab Ratz et Wampas Psycho Attack. Le spectacle, sold out depuis bien des semaines, attire les punks en masse en ce mercredi soir un peu frette. Dehors ou en dedans, on jase, on a du fun, mais les bands se laissent plus que désirer. En effet, le show débutera plus de deux heures après l’ouverture des portes. À mon avis, il est honorable de vouloir remplir la place et d’attendre les gens qui tardent. En revanche, l’adage populaire cite que “les absents [ou les retardataires] ont toujours tort”… d’autant plus que la plupart travaille le lendemain.
The Lab Ratz
Enfin, on tamise les lumières et les musiciens de Lab Ratz montent sur scène. J’en suis ravie, moi qui n’avais pas entendu le son de ce groupe montréalais depuis belle lurette. Immédiatement, force est de constater que Charly et ses boys n’ont rien perdu de leur fougue musicale. C’est sur une contrebasse intense que le show commence, et le band enchaîne quelques titres à la suite, dont Nuke Storm et Arizona Blues. Durant ces instants, Charly salue le crowd entre deux – “Bonsoir on est les Lab Ratz” – avant que la musique se poursuive de plus belle.
La crème du psychobilly
Le trash, d’abord timide, prend de plus en plus d’ampleur. Le son de ce rock enflammé aux accords profonds et rapides de Lab Ratz séduit ou reconquiert la foule à chaque instant. Pour ma part, je suis hypnotisée par le jeu de contrebasse de Charly, et de ses doigts parcourant agilement l’instrument. Le set passe rapidement et s’achève sans rappel sur Trop tard et Fukushima surf, pour ne nommer que ceux-ci. Décidément, c’est une entrée en force bien assaisonnée. Après un court entracte soufflé de vent froid, Didier Wampas Psycho Attack termine ses ultimes ajustements alors qu’on regagne l’intérieur.
Du psychobilly plein la gueule
Comme son nom l’indique, ce groupe revisite l’ère psychobilly des Wampas rejouant les titres initiaux de la formation, parus sur l’album Tutti Frutti (1986), par exemple. Dès les premiers accords, Didier (voix) se précipite à la rencontre de la foule au son de Marie-Lou et de Wampas, toutes deux jouées avec une énergie hors du commun. Déjà, la foule est en délire et partage sa folie dansante ponctuée de chants joyeux.
Pour ce premier soir de Wampas Psycho Attack au Québec, Didier se donne tout entier et gâte le public de ses attentions. On s’éclate dans le pit au son de C’est facile de se moquer au chant à la fois tonitruant, cacophonique et décalé. Armé de son micro et de ses mots, Didier déambule lascivement dans la foule qui s’ouvre pour lui. Tout le temps, il est suivi de son fil d’Ariane auquel tous se lient. Le chanteur goûte même à la vague, puisqu’il surfe pendant un temps, porté par le crowd.

Après l’union, l’extase
Entre les chansons, Didier retourne sur le stage en quête du prochain titre et de la compagnie d’Effello (guitare), de Gaybeul (batterie) et de Thomas (contrebasse). Puis, lors de la chanson Ver de terre, Didier réussit à “coucher” avec lui la majeure partie de l’assistance, qui s’agenouille tout autour. Dès lors, il se transforme en lombric humain, se tortillant pour explorer la foule. Tout le monde participe à cette partouze musicale, en donnant de soi ou de sa voix. Par après, Petite Fille résonne, doublée du chœur de la foule. C’est magnifique, on s’éclate totalement. Le rappel sonne le glas de la soirée, alors que l’excitation est à son comble. Finalement, Wampas Psycho Attack quitte la scène sous les acclamations. Quelle soirée !

D’autres dates au Québec
La musique des Wampas agitera les croupes et les coeurs de la province lors de quelques arrêts à Montréal, Québec, Drummondville et Gatineau. Encore une fois, je saisis la tribune qui m’est donnée pour remercier les organisateurs, qui se donnent corps et âme pour l’amour du punk.
Rédaction : Julie Fortin
Courtoisie photo : Emmanuelle Poirier et Sophie Boisvert
Correction & révision : Marie-Eve Landry

