Home Scène Internationale Les Sex Pistols, géniteurs du punk, enflamment L’Olympia avec Frank Carter

Les Sex Pistols, géniteurs du punk, enflamment L’Olympia avec Frank Carter

Publié le 11 Oct 2026 par

Lorsque j’ai débuté mon aventure dans la rédaction d’articles pour couvrir la scène musicale et plus spécialement celle du punk, je n’aurais pas pu imaginer le faire un jour pour le mythique groupe Sex Pistols. En premier lieu, je ne peux pas croire que je vais avoir ces légendes punk devant moi le 22 septembre. Tout simplement irréel !

Je sais qu’une certaine controverse s’est installée suite à l’annonce de cette nouvelle mouture incluant trois membres originaux et un nouveau chanteur. L’heureux candidat sélectionné judicieusement est Frank Carter. Je dois avouer que le chanteur est souvent la pièce maîtresse irremplaçable pour une formation. Ne pas oublier que tous leurs hits ont été composés également par Steve Jones, Paul Cook et Glen Matlock, assurant chacun des instruments requis.

Les promoteurs qui nous font cette fleur sont : Extensive, Evenko et Greenland.

Sex Pistols

Sonik et Olympia

Nous décollons du Saguenay pas trop tard le matin, à 9 h. C’est un mardi, alors il n’y a pas de trafic et la route est donc fluide jusqu’à Montréal. Bifurcation vers la boutique Le Sonik, avant de nous rendre à l’hôtel. Récolte, trouvailles de disques vinyle convoités. Tous les quatre sommes repartis heureux de nos achats.

Il est temps de se diriger à notre hôtel Olympia. Ben oui, faut le faire réserver un lit pour dormir à l’endroit avec le même nom que la salle du spectacle. C’est à partir de ce moment que le cauchemar routier débute. Il y a un merveilleux événement cycliste en cours dans les rues de la métropole, ce qui fait en sorte que certaines sont fermées à la circulation. Surprise ! Notre hôtel se trouve exactement dans le centre du quadrilatère complètement bloqué. Nous tentons en vain de nous approcher du hall de réception, tournant sans cesse en rond. Le jour de la marmotte. Tentative de s’adresser à une policière qui finit par nous répondre que « tout sera bientôt démembré. »

Bad karma

Rendu à une heure fatidique, je mets en branle le plan B inexistant. Je parke mon véhicule dans un stationnement payant à proximité et nous allons marcher. Vingt-cinq minutes de piéton plus tard, nous apercevons des rubans définissant le périmètre d’une scène de crime. Nous finissons par savoir qu’un meurtre a eu lieu et que l’assassin est en cavale dans ce secteur. What? Nous réussissons à négocier avec les policiers sur place afin d’accéder à notre chambre, rapido, avant notre concert.

Olympia, celui que vous pensez

J’adore quand les organisateurs d’un show arrivent à me surprendre pour ce qui est du choix de la salle. Nouveauté pour moi, L’Olympia. Remarquable impression pour ma première apparition dans cette salle montréalaise. Majestueuse enceinte artistique, impressionnante par son immensité et sa décoration haut de gamme.

L'Olympia

Têtes grises, blanches ou pu de cheveux pentoute, assis confortablement sur la mezzanine et nous, les plus jeunes de 45 ans, en bas, debout au parterre. Prestation qui attire toutes les générations, marquées par la musique des Sex Pistols. Ça fait beaucoup de fans rassemblés.

L'Olympia

Panic Shack

Panic Shack, band punk du UK. Leur proposition musicale se joue dans l’indie rock, pop punk et punk rock. Leur album Panic Shack a paru en 2025. Dernièrement, le single, grin & bear it, s’est pointé à l’horizon le 19 mai.

Panic Shack

Devant nous, Sarah Harvey (voix), Meg Fretwell (guitare/voix), Romi Lawrence (guitare/voix), Em Smith (basse) et Nick Doherty-Williams (batterie). « Hello! We are Panic Shack from Cardiff. » Quatre girls plus un mec. Il n’y en a pas une que je n’inviterais pas à souper.

Panic Shack

L’exécution de leur musique me rappelle Wet Legs. Un pop punk amené comme je l’aime, ficelé intelligemment. Panic Shack y ajoute le son du indie rock, inséré en subtilité. Les musiciens sont tellement dynamiques, enjoués et c’est contagieux jusqu’à leur public. Ça se transpose directement dans l’essence même de leurs chansons.

La chanteuse se marre, s’amuse et se laisse aller. Rebondissements de sa poitrine en règle, voulus et assumés, en maintenant un rythme soutenu.

Panic Shack

L’amour est dans l’air et, ce soir, tout est permis.

Panic Shack

Nick est assis à l’arrière, surplombant le groupe. Il a l’allure de Charlie et ses drôles de dames. Il maintient la cadence soutenue exigée au drum et apporte son penchant au punk à l’état bien brut.

Panic Shack

Chorégraphie exécutée dans laquelle les quatre jeunes femmes se penchent vers l’avant pour s’appuyer sur le fessier de l’autre. Ensuite, même type de manœuvre vers l’arrière, dos arqués. Affichage de leur plus beau sourire, savourant leur participation à cet évènement magique.

Panic Shack

Sex Pistols

Sex Pistols, fondé en 1975, partie prenante principale à l’initiation de la vague musicale punk. Maîtres du punk rock britannique et sans doute les plus célèbres au grand public. Cela dit, les groupes The Damned et The Vibrators avaient lancé des compositions punk avant ce quatuor du Royaume-Uni. Chambardement provoqué, ils ont shaké l’industrie de la pop et du rock progressif qui prédominaient le marché à cette époque.

Steve Jones à la guitare électrique, Paul Cook à la batterie tout en rose, Glen Matlock à la guitare basse. Le quatrième et mouton noir, l’unique Johnny Rotten qui poursuit sa route sans eux, avec PiL. Discours douteux. Sid Vicious prend la place de Matlock en 1977, avant de succomber à son addiction à l’héroïne deux ans plus tard. Un seul album, Never Mind the Bollocks, Here’s the Sex Pistols, a vu le jour accompagné de quatre maigres simples. Très court parcours de trois ans pour la formation, mais suffisant pour les mener rapidement au sommet.

Frank Carter

Frank Carter, c’est qui au fait ? Un flot britannique de 42 ans, musicien et tatoueur. Il fait partie des bands Frank Carter and the Rattlesnakes, Gallows et Pure Love. Il poursuit maintenant sa route avec Sex Pistols depuis 2024.

Sex Pistols

PUNK

Place au PUNK ! Mise en scène éclatée avec prédominance des couleurs rose et jaune. Esthétique soignée. Eh oui ! Holidays in the Sun pour starter la danse. L’édifice veut exploser et imploser à la fois, le toit veut lever. C’est parti !

Pas de brettage. Enchaînement immédiat de Seventeen, suivie de New York.

Sex Pistols

Ce nouveau chanteur fait amplement la job, sérieux. Frank Carter est à la hauteur.

Sex Pistols

« The most important part, a magic trick. For the next song, I want a mush pit. Important, ladies only. »

Sex Pistols

Les tambours rose flamboyant opérés par Paul sont magnifiques à admirer en action. Microphone bicolore, lui aussi. Rien n’a été laissé au hasard. God Save the Queen, le plus grand carton des Sex Pistols. Même si elle a martelé nos têtes à maintes et maintes reprises depuis notre naissance, personne ne s’en lasse.

Sex Pistols

« 1 more, 2 or 3? All the night? » Nous reconnaissons Emi, choisie pour amorcer ce rappel. Oh yeah ! La fabuleuse My Way est jouée.

Sex Pistols

Anarchy in the UK, la voilà enfin ! Un hymne qui fait triper à tout coup. Les quatre filles du groupe Panic Shack se joignent au party. « Thank you very much for playing on the same stage. » Oh ! que vois-je ? Elles se lancent sur la foule. Go! Bodysurfing time!

Au final, nous avons eu une excellente setlist, différente de celui que Sex Pistols a interprétée à Ottawa. Dires rapportés de source sûre de mon ami qui vient de les voir pour une seconde fois. Il ne faut pas oublier que lorsqu’un groupe change son chanteur, le remplaçant doit s’approprier chacun des titres. Certains collent mieux à sa propre personnalité, à son style, et d’autres non.

La fin

C’est malheureusement terminé, durée trop éphémère de 1 h 13 min Le punk quant à lui, n’est réellement pas mort et son cœur bat très fort au sein de chacune des formations composant cette scène immortelle.

Suite à cette expérience vécue inoubliable, la team des démembrés est née. On a fini ça aux Foufs… Pis à un moment donné on s’est pieuté en rêvant de notre soirée parfaite pour nous. Mes pensées seront aussi orientées vers le prochain show qui m’attend avec Dead Brain Cells et Genetic Error, que je vais m’imaginer comme je le peux.

Rédacteur : Patrice Belley

Crédit-photo : Frosty Pat

Correction et révision : Val Girard

Je suis chargé de projet informatique à l'Université du Québec à Chicoutimi. Pour le Bad Crew, je suis rédacteur depuis février 2024 et photographe quand la situation se présente. J'aime beaucoup assister à de nombreux shows chaque année. Ce qui me motive, c'est de faire rayonner la scène musicale et ainsi faire découvrir des groupes québécois et internationaux. Ma paie, c'est de voir la formation de nouveaux groupes et que les promoteurs continuent à organiser des spectacles.