Home Scène Découverte Tête d’affiche du mois de novembre : Ballistix

Tête d’affiche du mois de novembre : Ballistix

Publié le 01 Nov 2025 par

Pour lire l’entrevue du mois dernier : c’est ici.

Salut Ballistix! Vous êtes relativement nouveaux sur le radar de la scène street. Pouvez-vous nous dire qui vous êtes, qui sont les band members ?

Ballistix, c’est un groupe qui s’est formé autour d’une passion commune pour le punk et l’envie de créer quelque chose de solide. On est cinq : Kurt au chant, Jeff à la basse, Nomis à la batterie, Yan à la guitare principale, et Eddie qui vient tout juste de nous rejoindre à la guitare rythmique.

On est encore relativement nouveau sur la scène street punk, mais on prend notre place tranquillement, à notre rythme, en misant sur l’énergie, la cohésion et le respect de ce que cette scène représente. On ne prétend rien, on joue, on évolue, et on est là pour rester.

Crédit-photo : Jean-François Gosselin

Comment et quand votre band s’est formé ? 

Le groupe s’est formé en 2023, un peu sur un coup de tête. Jeff et moi (Kurt) étions les deux seuls de notre gang sans band, et nos amis ne se gênaient pas pour nous le rappeler. À force de blagues, l’idée de monter notre propre groupe a fini par devenir sérieuse.

On a brainstormé plusieurs noms — The Sidekicks, en référence à une vieille anecdote avec Nick d’Unwanted Noise, Shrapnel, Flak Jacket — mais c’est Ballistix qui a collé.

Pendant près d’un an, on a recruté les membres un à un. Yan est arrivé en premier, recommandé par Eddie (ironique quand on sait qu’il a rejoint le groupe plus tard). Ensuite, Nomis, un ami de longue date, a pris place derrière la batterie. Et quand on s’est séparé de notre ancien guitariste, Eddie est venu compléter le line up.

C’est comme ça qu’on s’est retrouvé ici, à cette entrevue, avec un groupe qui s’est construit sur l’amitié, les hasards, et beaucoup de passion.

Crédit-photo : Jean-François Gosselin

J’ai pu écouter quelques singles, et on m’a dit que vous allez produire sur Joe Pogo Records. Sachant que ce label a un marché en Asie, croyez-vous aller explorer ce public ?

On est vraiment enthousiaste à l’idée de sortir notre album avec Joe Pogo Records, surtout en sachant que le label a une belle présence en Asie. Le marché japonais nous intéresse particulièrement — on est déjà en contact avec des membres de The Erections — et on discute d’une éventuelle tournée là-bas, un peu comme ce que Breakout a fait récemment.

Pour l’instant, rien n’est confirmé, mais on y croit. On travaille fort, on échange avec les bonnes personnes, et on espère que ça se concrétisera bientôt. On garde les pieds sur terre… mais les yeux tournés vers Tokyo.

Bien que vous soyez relativement nouveaux, vous avez déjà fait le Punx Make Noise et le Punx Limoilou où vous avez été choisis pour ouvrir pour Exploited. Quelle a été votre réaction ?

Franchement, jamais je n’aurais imaginé me retrouver sur la même scène que des groupes comme Exploited ou One Way System. Pour moi (Kurt), c’est un rêve d’enfant qui devient réalité, et je sais que le reste du band ressent la même chose.

On est conscient que ce genre d’opportunité, ça ne tombe pas du ciel. C’est grâce à notre entourage, à nos amis, à ceux qui nous ont soutenus dès le début. On leur doit beaucoup. Et un gros merci à Jeff, qui tient le cap et garde le projet sur ses rails — sans lui, Ballistix ne serait pas là où il est aujourd’hui.

Crédit-photo : Jean-François Gosselin

Quels sont les principaux thèmes que vous abordez ? 

Ballistix aborde plusieurs thèmes, mais certains reviennent souvent. On parle des travers de notre propre scène, parfois avec humour, parfois avec un ton plus mordant — toujours sans filtre. On explore aussi des sujets comme la consommation, la violence et les abus, sans chercher à moraliser.

On ne touche pas à la politique, pas parce qu’on s’en fout, mais parce qu’on refuse de s’aligner. On se considère un peu comme les moutons noirs : on observe, on dénonce, mais on ne prend pas parti. Ce qu’on fait, c’est refléter le monde tel qu’on le perçoit — brut, dérangeant, sans maquillage.

Crédit-photo: Jean-François Gosselin

Quels sont vos projets à court terme ? Shows ? Albums ?

On est en plein dans le lancement de notre premier LP, et ça avance bien. Une tournée est prévue pour accompagner la sortie et déjà plusieurs dates sont confirmées au Québec et en Ontario. Le vinyle arrive aussi, ce qui nous tient vraiment à cœur.

En parallèle, on bosse déjà sur de nouveaux morceaux pour un projet qu’on espère sortir dans l’année à venir. Rien n’est figé, mais l’inspiration est là et ça promet.

Pour suivre nos actualités, les shows à venir ou juste pour connecter avec nous, c’est sur Instagram (@ballistix_punx) et Facebook (Ballistix). Merci pour l’opportunité de parler de ce qu’on fait — c’est plus qu’un band, c’est notre passion. À bientôt, et UP THE PUNX!

Rédaction : Ballistix & Claudia Bo

Correction : Céline Montminy

Révision : Julie Fortin

Mélomane finie mais surtout, fan incontestée de punk rock sous tous ses genres, je suis la fondatrice et rédactrice en chef de ce magazine qu’est le Bad Crew. D’abord animée par une passion pour la culture d’ici et la scène locale, j’ai à cœur de mettre en lumière l’incroyable talent que nous avons ici et ainsi, créer un pont entre les artistes et leurs différents publics.