
La tournée Supercharged Offspring & Bad Religion : Overcharged
Publié le 24 Fév 2026 par Claudia Bo
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L’annonce de la tournée
Lorsque cette tournée a été annoncée, je ne me pouvais plus. J’avais très hâte à la mise en vente et c’est exactement à ce même moment que j’ai complètement déchanté. Près de 400 $ pour des billets au parterre, assis. Il y a quelqu’un quelque part qui s’en met plein les poches, et ce n’est probablement même pas les bands. Évidemment, « Ticketmardeur » et leur manière d’opérer dynamiquement comme s’ils possédaient la Banque mondiale font en sorte qu’aller voir des événements de cette envergure devient vite compliqué pour des gens avec un budget, disons « normal ». Surtout lorsqu’on sait qu’une partie des profits engrangés va directement aux promoteurs plutôt qu’aux bands.
On ne réouvrira pas le débat entourant « Ticketmardeur », vous êtes tous au courant. Mais, de prime abord, jamais au grand jamais, je n’aurais payé une telle somme pour voir ces deux bands, même si vous connaissez mon amour démesuré pour Bad Religion.
Donc, c’est jeudi en après-midi, alors que je faisais un petit power nap dû à une nuit difficile, que mon partner Pat Frost m’écrivait pour m’annoncer que lui et moi étions accrédités « média » pour le show. Mêlée comme un jeu de cartes, je ne comprenais même pas que je m’en allais, finalement, voir mes idoles. Il m’a fallu un bon moment pour capter le message.
Direction : Centre Bell

L’amphithéâtre
Pour avoir travaillé pendant cinq ans au Centre Bell, j’ai toujours un regard critique face aux événements qui s’y déroulent. Voir un show dans un si grand emplacement, c’est froid, impersonnel et le son y est parfois médiocre. Vivement les shows en salle, ça me manque tellement.
Mais samedi, je dois l’avouer, j’ai été charmée. Je n’avais pas mis les pieds dans cet amphithéâtre depuis plusieurs années, mais j’étais contente de m’y retrouver. Le service à la billetterie était parfait. Shout out au garçon à la billetterie qui a eu ben de la misère à comprendre que Claudia Bo pis Claudia Beaudoin, ben c’est la même personne. En tout cas… Il y avait cependant de très longues files pour entrer et ça avançait au compte-goutte. En sortant de la billetterie, j’ai pris la droite, direction Place du centenaire et de là, la file était beaucoup moins longue. J’ai trouvé la sécurité plus facile qu’à l’habitude.
Bonne nouvelle, je suis entrée par la porte qui donne directement sur la section de mon billet, porte 23. Le temps d’aller vendre un rein et une cornée afin de me pogner une canette de gin-tonic et voilà que Bad Religion enveloppait le Centre Bell de ses premières notes.
Bad Religion
Je vais tenter d’être le plus objective possible, mais vous le savez, BR, je les aime d’un amour inconditionnel. Fidèle à eux-mêmes, ils ont donné une prestation à la hauteur de ce dont on pouvait s’attendre d’eux. Un son juste, des pièces tirées de l’ensemble de leur discographie et qui traversent leur quatre, presque cinq, décennies d’existence. Greg était en grande forme vocalement, comme à son habitude, et il a passé tout le set à pointer, comme il le fait si bien.

La foule chantait à l’unisson, il y avait une ambiance comme un soir de série de la Coupe Stanley, il y avait de la bonne humeur au pouce carré. Mais quel pit merdique ! D’où j’étais, je voyais très bien le pit. Le pit était relativement calme, ça ne brassait pas beaucoup, peu de bodysurfing. Bref, il y avait de la bonne musique, mais peu de punk rock. On va dire ça de même pour éviter que je ne me fasse étiqueter de puriste.
Message pour Jay Bentley : N’exagère pas buddy en disant que tu es fier d’ouvrir pour Offspring, c’est eux qui auraient dû ouvrir pour vous. Mais ok, mon commentaire est totalement dénoué d’objectivité.

Setlist : Crédit Setlist.FM
- Recipe for Hate
- Them and Us
- Los Angeles Is Burning
- Do What You Want
- 21st Century (Digital Boy)
- The Streets of America
- Fuck You
- Come Join Us
- End of History
- True North
- The Defense
- We’re Only Gonna Die
- Candidate
- No Control
- Struck a Nerve
- You
- Infected
- Sorrow
- American Jesus
Offspring
La seule et unique fois que j’ai vu Offspring, c’était durant le défunt Rockfest en 2017. J’étais alors enceinte jusqu’aux oreilles de plus de sept mois de mon p’tit James. Je m’étais fait une joie et un devoir d’essayer de « tougher » jusqu’à la prestation de Offspring, qui devait bien être vers les 22 h.
J’avais trouvé un coin de gazon où j’avais pu aller m’asseoir et reposer mes jambes, qui n’arrivaient plus à supporter la baleine que j’étais en overweight.

Le set avait fini par débuter et, pour vrai, j’avais totalement déchanté. Je trouvais que Dexter ne semblait pas avoir envie d’être là, il jouait des pièces une à la suite de l’autre, peu d’interactions et que dire de la voix exécrable de Dexter (et je pèse mes mots).
Je n’étais jamais retournée les voir pour ces raisons. Mais voilà qu’ils sont en tournée mondiale et qu’ils s’arrêtent à Montréal, avec mon groupe préféré. Je ne voulais donc pas les manquer, mais je ne voulais pas me ruiner. J’étais donc très reconnaissante de pouvoir y assister en tant que média.
L’intermission après la prestation de Bad Religion était très divertissante. Un dirigeable se promenait dans l’amphithéâtre diffusant des messages et plusieurs Kiss Cam, Booty Cam et même des Fuck Cam divertissaient la foule en attendant le plat de résistance. Les musiciens de Offspring ont alors dévalé sur la scène, l’entièreté du Centre Bell s’est levée et comme on dit ici, le party a pogné.
Déception encore : la voix de Dexter. Je ne connais aucun autre frontman que sa voix diffère autant en studio qu’en live. La voix (studio) de Dexter est, à mon avis, une que je préfère dans les bands de cette génération.

Dexter a une voix dans une tessiture de ténor relativement haute, avec un timbre légèrement nasillard et une énergie brute qui ont largement contribué à définir le son caractéristique de Offspring. J’imagine que c’est ce qui rend difficile de performer sur la même voix en live. Mais, c’est tellement ce que je veux entendre de lui.
Nous avons aussi pu entendre Looking Out for #1, une pièce tirée de l’album Supercharged, sorti en 2024, et que je n’avais jamais pris le temps d’écouter. Assurément, je devrais y mettre mes oreilles.
Globalement, ce fut tout de même un excellent show qui a nourri une fois de plus notre nostalgie. Est-ce que ça valait le prix ? Je dirais : presque. L’animation, le divertissement en général en valait le prix pour ceux qui l’ont payé.
PS : Les bands qui font des covers, c’est non ! Je viens te voir toi, pas voir des covers. D’accord, je comprends l’idée de l’hommage, mais ça reste non. Mon opinion, bien sûr !

Setlist : Crédit Setlist.FM
- Come Out and Play
- All I Want
- Want You Bad
- Looking Out for #1
- Staring at the Sun
- Walla Walla
- Hit That / Original Prankster
- Hammerhead
- Make It All Right
- Bad Habit
- Electric Funeral / Paranoid – (Black Sabbath cover)
- Crazy Train – (Ozzy Osbourne cover)
- In the Hall of the Mountain King – (Edvard Grieg cover)
- I Wanna Be Sedated – (Ramones cover)
- Gotta Get Away
- Gone Away
- Hey Jude – (The Beatles cover)
- Why Don’t You Get a Job?
- Pretty Fly (for a White Guy)
- The Kids Aren’t Alright
Rédaction : Claudia Bo
Correction : Val Girard
Révision : Marie-Eve Landry

