
HELLX productions présente son premier show : Ballistix, The War Lovers, The Defamed et Desaxed
Publié le 01 Mai 2026 par Patrice Belley
J’ai découvert le groupe Ballistix en précommandant leur premier album en vinyle, ce qui génère une tournée. Mes sens étaient donc aiguisés, fins prêts et à l’affût pour leur venue dans mon coin de pays au Saguenay. Une grosse soirée de spectacles est annoncée pour le jeudi 26 mars au Plaza à La Baie. Endroit qui promeut des groupes principalement punk et métal, que je fréquente régulièrement.
Il est indiqué que cet évènement regroupant quatre bands est organisé par HELLX et Punx & Bella Kills. En fait, c’est une première pour HELLX qui frappe fort avec The War Lovers de New York et trois solides formations québécoises : Desaxed, The Defamed et Ballistix.

HellX Productions, Ryot Punx & Bella Kills Productions
BellaKills Productions organise à l’occasion des concerts dans le coin de Montréal. La batteuse de The Defamed fait partie de l’équipe.

Les administrateurs de HELLX DIY Productions, qui vient de voir le jour, sont Alex et Mailloux du groupe Desaxed. C’est un nouveau label D.I.Y. Punk/Hardcore situé au Saguenay qui a pour objectif de produire des spectacles de la scène underground. Un petit démon volant s’est perché sur mon épaule et m’a soufflé à l’oreille que leur deuxième essai serait le 6 juin dans le genre métal…

Le Plaza
Hôtel Plaza et Bar Paradox c’est là que ça se passe, la place à être si t’es à La Baie. Minimum un bon show par mois, voir plus. Pis ya dla grosse 50 !

Desaxed
Desaxed fait, bien entendu, partie par défaut du lineup. Groupe hardcore saguenéen qui fait de plus en plus sa place. Je vous invite à lire mon article, critique sur leur album éponyme.

20 heures 20 et c’est parti. Il y a tout de même quatre setlist à clencher. Mailloux, le chanteur imprévisible nous arrive avec un look un brin différent. Son crâne est garni d’une crête rouge.

Surprise ! Un de nos chums de St-Gédéon arrive, après s’être tapé une heure de char en solo. Mailloux poursuit son manège vêtu d’une chemise blanche patchée Cuba, avec laquelle il se fabrique une cape de fortune. Son collègue Alex est en camisole et en shorts. Fuck l’hiver !

Ce dingue amical se garroche dans le trash immédiatement au courant de la première chanson. Filant à toute allure, bousculant tout ce qui se trouve sur son chemin.

« Fuck you! Ce n’est pas un message politique. Je ne vous fusillerai pas tous. C’est de l’Art. Il n’y a pas de morale. »
Ironiquement, la dernière en est une. Ces gars-là se crissent pas mal de tout.

La Baie se réveille, ça se ressent, ça sent. Tolérable jusqu’à un certain point. Nous avons besoin d’oxygène pur, c’est une nécessité. Mon amie pipée règle partiellement la situation ; elle crée un courant d’air frais en tenant la porte extérieure ouverte à l’aide de deux cannettes de bière comme shim. Merci !

The Defamed
21 heures 15 et The Defamed prend place, groupe punk montréalais que je suis depuis un bout. J’ai écouté leur album The Secret of the Booze à maintes reprises. Je vous invite à lire mon article lors de leur participation au Buckfest en mars 2025.

Sara se présente avec une chic robe noire à pois blancs, à la Angine de Poitrine.

Elle est actuellement l’une des meilleurs drummeuses du Québec, imposant sa manière de jouer.

La dernière fois que je les ai vus live, leur formation comptait trois membres. Ce soir, j’en dénombre quatre. Le quatuor des tortues ninjas est désormais complet.

Un petit nouveau, barbu aux cheveux longs à la guitare injectant avec lui son style plus métal. Il apporte son bagage musical et sa touche à l’interprétation suggérée.

Finalisation de leur prestation sans taches avec Get the fuck out.

The War Lovers
22 heures 58 et The War Lovers s’installe, seul band que je ne connais pas à s’exécuter en cette soirée déjà bien entamée. C’est un duo dangereux.
Chanteur et guitariste au mohawk à la double crête.

Batteuse aux teints asiatiques tellement solide, droite et juste avec son adresse impressionnante. Déployant sa coiffure stylée, élégante comme un paon.

Découverte plus que géniale The War Lovers, des génies musicaux.

Pour surenchérir, rappelons-nous qu’ils accomplissent cet exploit en étant seulement deux. Ça ne sonne pas comme tel. Un cover plus que connu pour leur avant-dernière Punks not Dead.

Ben oui, ils ont un vinyle Best of à vendre sur lequel je me précipite.
Ballistix
Ballistix est là pour son lancement d’album, et moi je l’ai en vinyle tu sais ben. Suivant une chanson démo sortie en 2024, intitulée Ballistix Wounds.

Ils excellent dans le street punk, à partir de leur quartier général à Longueuil.

Il est maintenant l’heure de monter sur le stage. Une tension palpable plane, en suspension dans l’air. Je vois bien qu’il y a quelque chose qui cloche. Le chanteur n’est pas ready. Le bruit court dans la foule qu’il est là, mais qu’il souffre d’une extinction de voix ou d’une gastro.

Finalement, nous apprenons qu’il est malencontreusement en train de vêler, de se vomir le corps dans le backstage. Déception immédiate.

Un plan B inexistant doit être pondu sur le champ. Il est statué que la prestation aura lieu avec des chanteurs invités, improvisés.

C’est Sara Bells de The Defamed qui brise la glace en chantonnant un titre avec les paroles affichées sur son cellulaire, en soutien.

Les punks, toujours partants, embarquent. Ils sont encore crinqués, le plat de résistance n’a même pas encore été consommé.

Le chant continue de s’alterner d’un vocal et un autre. C’est au tour d’Alex, singer de Desaxed d’entrer dans ce jeu musical. Le reste du groupe est sur la coche.

À une prochaine
Bye gang! Je suis rassasié, mais honnêtement pas complètement satisfait. La bonne nouvelle pour eux est qu’ils ont malgré tout assuré, Ballistix. Je retournerai les voir en show, le plus rapidement possible. On est sur semaine, alors je travaille quand même demain matin.
Mon coup de coeur est distribué, sans aucun doute à The War Lovers. Empressez-vous d’aller en écouter, de vous en gaver. En résumé, quatre grands groupes ajoutés à mes écoutes quotidiennes, et que je reverrai assurément avant longtemps.
Rédacteur : Patrice Belley
Crédit-photo : Annie Freska
Correction et révision : Julie Fortin

