
Les Breastfeeders et les Cornets volants, un succulent cornet deux boules
Publié le 30 Avr 2025 par Patrice Belley
Les Breastfeeders, groupe chéri, partie prenante de la scène musicale partout au Québec, et ce, depuis belle lurette. Nos partenaires de party qui lèvent sont redevenus plus actifs dernièrement et c’était temps. Je n’ai pas hésité une seconde avant de signifier mon intérêt pour Les Breastfeeders et leur arrivée en ville, le 10 avril 2025.

La ville engloutie
Leurs esprits créatifs ont été ressuscités travaillant à la confection de notre cadeau surprise. Le single Les pieds chez toi nous a titillé comme amuse-gueule avant un album tout neuf : La ville engloutie.
Déballage
Ce nouveau chapitre est grandiose. Un grand comeback, un rappel qu’ils sont toujours là et sont aussi excitants. Cette beauté est sortie en format vinyle. Le tube Vivre et exister passe à la radio, beat adroit et addictif. Nos Montréalais ont frappé un circuit musical.

Dans la cour des grands
Pour rendre justice à leur œuvre, un niveau de qualité élevé est de mise. Le meilleur joueur de l’équipe des salles de spectacle au Saguenay : le Côté-cour.

Charlie et la chocolaterie
Nous sortons de table, à l’heure d’un dessert tardif. Hall d’entrée devant nous, j’ai mon billet en or en main. Attachez votre tuque, avant de ne plus la porter en cette fin des grands froids, parce que leur mise en marché à venir va brasser la cabane.

Les Cornets Volants
Assez vanté Les Breastfeeders, le point zéro est occupé, assuré par Les Cornets Volants. Quatre boys du Saguenay qui font resurgir des fantômes du passé, des genres musicaux peu exploités : yéyé, surf, swing…
À l’écoute de leurs charmes, vous aurez le même sentiment qu’à la venue du camion rempli de friandises glacées dans votre quartier d’enfance.

Traînée de sucre en poudre
Leur aventure s’amorce avec un démo de six bonbons en juillet 2021, baptisé Molle à Vanille. Il a fallu attendre notre dose de sucre jusqu’en avril 2022 pour un EP de trois sucreries sur un 45 tours : Sucre-moi les fraises.
Leur plus fraîche confiserie est l’hommage au fidèle ami de Jonathan, le chanteur, la pièce Le chihuahua. Vous irez watcher son vidéoclip, un délice.



Beaux à croquer
Les Cornets Volants se dévoilent, les garçons sont si cute dans leur p’tit kit, coiffés d’un cocasse petit béret blanc qui match avec leurs habits. Je suis du genre à aimer les bands dont les membres ont chacun un nickname.
Joe Pistachio
Joe Pistachio, camisole rayée de marin et shoes rouges. Foulard entourant son cou.


Vanilla Gab
Vanilla Gab, la brute à la guit adoucie par sa cravate à pois agencée à sa chemise à franges sur épaules.


Choco Steph
Choco Steph, bretelles rouges délimitant sa basse.

Bananalexis
Bananalexis, chemise à fleurs surplombant sa batterie.


Ouverture
Les crémiers punk du Saguenay ouvrent la piste de danse avec leur chanson thème Le Cornet Volant. Jonathan se trémousse, déhanche habilement. Pas de danse adroits. Ils sont plus sympathiques que le cornet voleur.

Beach Boys
La tambourine à grelots se fait varloper. Annonce ironique d’une tune anti-tabagisme : Fume Fume Fume. Gabriel nous extrait ses notes imprévues, incongrues, saugrenues. Plusieurs chocolateries avalées et il se met à exécuter des rotations complètes avec son bras droit. Ça énergise Joe qui se met à sauter sur place.

Ken Wong
Un nouveau resto a nouvellement ouvert ses portes sur la St-Do, semble-t-il. Petit interlude dans le domaine du salé, pour pas faire une overdose de sucre. On nous jase de Mets chinois.
Grease
C’est pas mêlant, je me sens comme dans le film Brillantine. Tout le monde se fait aller le popotin. La guitare endiablée est de retour avec ses effets sonores, Gab s’énarve. Du bout de ses chaussures blanches, il contrôle ses pédales. Le drum est à point, l’expérience et l’assurance d’Alexis se font sentir. Il rend tout ce tralala cohérent. Tune d’amour, des covers en version française bien accueillis.

Action
Un troisième tour sur la crème molle servie aux gens présents, sur un cône enseveli généreusement. Joe saute en bas de la scène pour aller se dégourdir avec nous, prendre sa marche.

Sacré filou
Dos tourné, Johnny Maldoror des Breastfeeders bondit lui soutirer sa tambourine. Le comédien se débrouille bien, pourchassant la cadence. Une chanson supplémentaire pour l’acteur, acceptant l’invitation des Cornets Volants de rester.

Pistachio a trop chaud et voilà que son chapeau prend le bord, botté tel un vulgaire aki. C’était incroyable, du savoureux bonbon. On a eu droit à une crème molle de format géant. Miam Miam !

Canadiens en 7
Petite pause en cours… Nous sortons prendre l’air et nous croisons Johnny des Breast. Piquons une légère conversation sur nos Canadiens de Montréal qui sont en séries. Discussion autour des joueurs : Xhekaj le shérif…
Breastfeeders
C’est au tour des Breastfeeders de nous en mettre plein la vue avec leur rock’n’roll garage, alors qu’ils enjambent le stage. On nous explique que ça fait longtemps qu’ils désirent faire un show avec Les Cornets Volants. Ça aura pris trois ans, on y est !

De la classe
« Bonsoir Jonquière ! Nous vous réservons un pot-pourri de nos succès« . Visage inconnu juxtaposé à ceux des cinq autres membres. Présentation immédiate de la nouvelle voix féminine apportant la touche finale à divers titres.

Lançons-nous immédiatement dans le vif du sujet, leur son avant-gardiste procurant un aller-retour dans le passé. Code vestimentaire fitant avec leur style musical ainsi que leurs coupes de cheveux. Bien peignés avec leurs gros favoris.

Place au théâtre
Beaucoup de gear envahit le stage. La mascarade théâtrale est une immersion dans les ans de notre historique commun. J’aperçois dans la foule de la relève, des plus jeunes qui adhèrent à leur authenticité musicale. C’est beau à voir ! Leur recette éprouvée est renouvelée au goût du jour. Je tripe !


Just-to-Buy-my–love
Johnny, l’idolâtrée fidèle mascotte présente une danse bizarroïde. Maquillés noirs sont ses yeux. Coups de pied basculant de haut en bas, il donne tout.

Tambourineur émérite, creux de la main abîmée, s’élance vers le bar sur lequel il se jonche. Poursuivant son manège avec une finale digne d’un saut olympique. Se fraie un chemin entre les bousculades pour revenir à son poste. Ajoute à son arsenal des maracas.

Un Beatles de 300 ans
Le chanteur a le sens de la répartie, un ton humoristique, une joke n’attend pas l’autre. Y’en dit d’la marde ! Tellement que ses compatriotes ont soif, sont à sec, n’ayant pas prévu qu’il parlerait autant. Prof d’histoire douteux, nous pourrions le qualifier.
Il ne vieillit pas, cheveux noirs comme le poêle. Pointant le manche de sa guitare vers nous, la machine musicale est redémarrée. Nous servant son habile jeu de jambes, il a du vécu dans le body.

Échelle de Richter
Ça déménage pas à peu près. On laisse le champ libre à la chanteuse, on lui cède toute la place. Le dance floor s’enflamme, son vocal étant notre carburant. La scène et le plancher shakent, tremblement de terre ressenti d’une vague à l’autre. Je m’aventure un peu plus proche des sables mouvants. Une deuxième pièce avec voix féminine. La terre tremble encore plus. Y fait chaud icitte dans.

Compagnons d’armes
Prochaine composition de la part de leur prestigieux batteur qui a, entre autres, déjà joué avec Aut’Chose et Francoeur. Paroles en espagnol, exotisme pour la suite.


Ce soir, on danse
Nous y devenons accrocs, aux Breastfeeders. « C’est comme l’héro, mais sans danger ». Finale en body surfing pour Johnny, le clown de service trouvé dans une boîte. C’était génial !

Un rappel s’il vous plaît ! « Peuple jonquiérois ! » et nous nous régalons une dernière fois avec la magnifique chanteuse pour conclusion.

M’engloutir
Je suis gavé, je me suis empiffré de bonne musique sans retenue. Il est temps d’aller m’engloutir. Ma nuit sera remplie de rêves sucrés et de flasbacks de mon voyage dans le temps.
D’autres chanceux du Lac iront décompenser avec Les Breastfeeders et Les Cornets Volants au Café du Clocher.

Rédacteur : Patrice Belley
Crédit-photo : Patrice Belley
Correction : Céline Montminy
Révision : Julie Fortin

