Montréal Oi Fest – 11e édition
Publié le 01 Mai 2026 par Claudia Bo
Le week-end dernier s’est déroulée, du côté des Foufounes Électriques, la 11e édition du très attendu festival, le Montréal Oi Fest. Pour ma part, c’était ma première édition.
Depuis quelques mois, j’ai quelques enjeux de santé qui font que je suis beaucoup moins endurante à ce genre de week-end. La foule, le son et la durée de ce type d’événement me rappellent que je ne rajeunis pas et que je dois m’écouter. Il était donc impossible pour moi d’assister à toute la programmation durant les deux journées. Mais j’avais tout de même envie de vivre l’expérience, modérément bien sûr. Et c’est ce que je fis.
Le festival
Outre les prestations musicales aux Foufounes Électriques les 24 et 25 avril, plusieurs activités de rassemblement étaient organisées en marge : un Sober Meet Up au Fattal, une matinée de shows avec Pist’N’Broke, Reckless Upstarts & Over the Hill du côté du Turbo Häus le dimanche matin, un pré-fest le jeudi du côté du légendaire Yer’mad Bistro ainsi qu’un Dinner Meet Up, pour ne nommer que ceux-là.
Sans oublier le DJ qui jouait du reggae, où les gens allaient et venaient pour danser dans le Cabaret des Foufs.

Faut dire que Baldy Sound Productions a fessé très fort avec une programmation des plus impeccables : des bands de partout, des bands plus actuels et des vétérans, en anglais ou en français. Il y avait là une diversité impressionnante et du talent au pouce carré.
Le festival attire des gens de partout. Même si la très grande majorité des gens était issue de la scène skin, plusieurs punks et autres curieux étaient présents. Les accolades étaient fréquentes, des gens que j’ai l’habitude de voir moins souvent. Bref, c’était comme une belle grosse réunion de famille avec des cousins éloignés qu’on voit moins et ceux qu’on voit tout le temps.

Vendredi 24 avril
Je suis donc arrivée aux Foufounes sans aucune attente. Une fois passées les fameuses grilles, on ressent déjà toute l’énergie. Je me dirige alors vers l’entrée, histoire d’agripper un gin tonic au bar avant de monter. Les Foufs sont déjà littéralement envahies. Faut dire que l’institution montréalaise avait décidé de diffuser la 3e game des séries du Canadien contre le Lightning, premier match à domicile. Et, il y régnait déjà une ambiance chaotique dominicale. À voir autant de gens devant les écrans, je me disais qu’il ne devait pas y avoir grand monde en haut. Faux !!! C’était plein à craquer.
Je suis arrivée sur la fin de Toledo Panic, band en provenance de Ventura, en Californie. Bon band, mais disons que c’est la prestation du week-end qui m’a le moins charmée. Quelques minutes plus tard, La Gachette foulait la scène et le rock’n’roll envahissait les planches. La Gachette sont littéralement des vétérans de la scène Oi montréalaise. Ils doivent bien rouler depuis près de 30 ans, et Érik était dans une excellente forme. Eux qui sortaient récemment un nouvel album, Une vie à défendre, semblaient réellement contents d’être là. J’étais bien contente de les revoir.

Ce fut le bonheur de voir The Prowlers à nouveau. Eux qui n’étaient pas supposés être du line-up sont venus à la rescousse lorsque Concrete Elite ont dû annuler leur participation. Personnellement, je ne connaissais pas ce dernier band. J’étais alors très heureuse de voir un de mes bands Oi montréalais préférés.
The Newtown Neurotics ! Ce fut l’occasion de se replonger tranquillement dans un son bien british du punk rock/Oi. Un beau mélange de sonorités et d’accents qui caractérise ce que l’Angleterre nous offre de mieux depuis 50 ans. Je n’ai pas assisté au show au complet, un peu de PR s’imposait.
Enfin, l’apogée de cette soirée s’est terminée avec les très attendus The Last Resort. Dignes ambassadeurs de la scène Oi et street britannique, ils ont influencé bon nombre de bands depuis le début des années 80. C’était, si je ne m’abuse, la dernière fois que nous avions la chance de les voir en territoire québécois.
Samedi 25 avril
S’il y a une des deux soirées que je n’aurais manquée pour rien au monde, c’est bien celle du samedi. J’en avais pratiquement pleuré la dernière fois, il y a 2-3 ans, lorsque Cuir était passé en ville et que je n’avais pas pu y assister. Je me devais donc d’y remédier.
Je suis arrivée à la fin de The Lost Legion, juste à temps pour The Young Ones. OMFG !!! Là, j’ai pogné un deux minutes comme on dit, et j’ai eu un putain de coup de cœur. Probablement ma plus belle découverte depuis le début de 2026. Et sans vouloir sembler prétentieuse, des bands, dans une journée, il m’en passe un pis un autre dans les oreilles. Eux, ça a été l’amour instantané. L’énergie, la fougue et l’ambiance qui régnaient étaient parfaites ! Je pourrais même dire que les gars semblaient s’amuser sur scène presque plus que nous dans la foule.
Enfin, mon summum de ce festival : Cuir ! Mis à part la folle qui hurlait comme une fillette de 10 ans dans un show des Backstreet Boys (désolée, mais criss qu’elle était gossante), tout était parfait. Et le micro du chanteur principal qui faisait des siennes. Le quatuor français de synth-punk est une expérience en soi à voir au moins une fois dans une vie.
Si vous les connaissez, vous savez de quoi je parle. Si vous ne les connaissez pas, c’est probablement un des bands les plus uniques de leur génération. Beat box, synthétiseur, guitare électrique et visages cagoulés, Cuir s’impose comme un band totalement unique. Tu ne peux pas te dire : tiens, ça ressemble à ci ou à ça. Non ! Du Cuir, ça ressemble à du Cuir, point barre. Et la prestation était assurément mémorable.

La soirée s’est terminée avec The Chisel, excellent band émergent de la scène Oi britannique.
Ce fut un week-end complètement parfait. C’était mon premier Montréal Oi Fest, mais je peux vous dire avec certitude que ce ne sera pas mon dernier. Déjà hâte de voir la programmation de 2027. Longue vie à eux.
Merci à Baldy Sound Productions de m’avoir accueillie. Un merci particulier à Patrick Meunier, un des organisateurs de l’événement, avec qui j’ai eu la chance d’échanger quelques brefs mots. Merci pour ton accueil et ta gentillesse.
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Rédaction : Claudia Bo
Correction : Jess Peach
Révision : Julie Fortin

