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PACE – Sleep Paralysis (critique)

Publié le 17 Juin 2026 par

Une constante depuis 2024 est que le printemps coïncide avec la sortie d’un nouvel EP du groupe PACE. Le 5 avril 2024, nous avons eu droit à Perfect Storm, un premier EP qui a rapidement fait parler de lui dans la scène montréalaise. Ce projet s’est d’ailleurs hissé au premier rang de mon top 10 des EP de l’année 2024. En 2025, le groupe a récidivé le 4 avril avec MAZE, un deuxième EP paru presque jour pour jour un an après Perfect Storm.

Nous sommes maintenant en juin 2026, et la tradition se poursuit. PACE revient avec son punk rock mélodique dans un troisième EP intitulé Sleep Paralysis. Tout comme pour les deux sorties précédentes, on a droit à quatre nouvelles chansons à se mettre dans les oreilles. J’ai eu la chance d’avoir un accès en primeur à Sleep Paralysis, et je peux déjà vous dire que c’est un trois en trois pour PACE.

Sleep Paralysis débute avec What Can I Say, une pièce qui s’inscrit davantage dans un registre punk rock mélodique, avec des paroles empreintes de vulnérabilité. On y explore les tourments d’une relation amoureuse où l’on peine à se sentir à la hauteur malgré un amour sincère et profond. Le narrateur se débat avec ses propres démons, conscient de ses lacunes, mais déterminé à continuer d’essayer de faire fonctionner la relation. On sent bien le combat contre le risque d’auto-sabotage.

Jess démontre ici un excellent contrôle de sa voix. Par moments, elle semble nous parler, puis, à mesure que l’émotion prend le dessus, l’intensité vocale et musicale augmente. L’utilisation des back vocals en réponse à Jess amplifie encore davantage l’émotion transmise. Le morceau construit ainsi un crescendo chargé de tension, qui culmine lorsque Jess lance un déchirant « Trust me, I care », avant de clore doucement avec « What can I say? ».

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On enchaîne avec la chanson Sometimes, qui aborde le thème d’une relation toxique. On y parle de perte de contrôle, d’effacement de soi et du moment où rester devient plus destructeur que simplement partir. Le refrain est simple mais efficace, mettant l’accent sur le besoin de partir. Le propos est empreint de noirceur, mais avec une lueur d’espoir qui naît du fait de quitter une situation, et de suivre sa « guiding star« .

Vient ensuite Tribute, le premier extrait de l’EP, paru le 1er mai dernier. Pour cette chanson, PACE a invité Roxanne Izzo pour un featuring. Tribute est une confession à un ou plusieurs proches, mettant en lumière l’amour et l’importance de ces personnes. C’est probablement la chanson qui a eu le plus gros impact émotionnel sur moi. Elle m’a fait prendre une pause et réfléchir aux personnes qui ont eu ou ont encore un impact positif dans ma vie. On prend souvent pour acquis les personnes qui nous entourent, et même si elles savent qu’elles sont importantes pour nous, il est toujours essentiel de leur faire savoir avant qu’il soit trop tard. Musicalement, Tribute est une chanson accrocheuse qui reste en tête.

Vient ensuite Your Picture, la chanson qui clôt l’EP. À première écoute, elle évoque une certaine fragilité émotionnelle. Toutefois, en s’y attardant, elle met surtout de l’avant la force que peut procurer l’amour dans les moments difficiles. L’image récurrente « Your picture / Is the last thing standing on my wall » devient le symbole de cette présence stable et rassurante, qui permet de garder espoir lorsque tout semble s’écrouler.

PACE est composé de musiciens d’expérience, et cela se reflète dans un résultat à la hauteur de leur talent. Le groupe a su livrer d’excellents EP trois années de suite, tout en terminant en force avec, selon moi, leur meilleur travail jusqu’à maintenant. Pour souligner la sortie de Sleep Paralysis, PACE s’est associé à Rough Time Records pour mettre ses trois premiers EP sur cassette. Pour l’occasion, le groupe a réordonné les chansons des trois EP afin de créer une fluidité et une expérience d’écoute uniquement disponible sur la cassette.

En terminant, je veux prendre le temps de souligner le superbe artwork de Sleep Paralysis, créé par Édith Boucher. Une image qui encapsule bien les thèmes abordés tout au long du EP. Elle prend le relais de Case Huynh, qui avait fait l’artwork pour Perfect Storm, et de Sara Elbourne pour MAZE. Si vous voulez en apprendre plus sur PACE, je vous invite à lire la tête d’affiche d’avril 2025 qui se trouve ici.

Rédaction : Maxime Isabelle

Correction : Jess Peach

Révision : Julie Fortin

Je suis un punk rockeur de 40 ans. J'aime rester à l'affût des nouvelles sorties d'albums, les nouvelles en lien avec la scène et collectionner de vinyles. Je vais voir autant de spectacle que je le peux et j'initie ma fille au monde du punk. J'ai créé une page Instagram (PunkRockDadVinyls) sur laquelle je présente les vinyles de ma collection. Je souhaite donc vous partager ma passion en étant membre du Bad Crew!